Et lui, alors ?

GP Racing - - Interview croisée -

: Maverick, c’est un gars bien. Il est calme, in­tros­pec­tif, tout le contraire de moi. Il est très fort, c’est quel­qu’un que j’aime beau­coup, et comme moi, il veut mon­ter sur tout ce qui a un mo­teur. : Jack est très ta­len­tueux, mais tout s’est pas­sé trop vite pour lui. : Ça a été beau­coup plus fa­cile pour Maverick, sans au­cun doute. J’ai la chance d’avoir des pa­rents qui avaient un peu d’ar­gent... en tout cas avant la crise. Notre mai­son fa­mi­liale est tou­jours hy­po­thé­quée et ça va prendre un cer­tain temps pour rem­bour­ser le prêt. En ar­ri­vant en Grands Prix, je n’avais pas une bonne équipe. Nous avons dé­pen­sé beau­coup d’ar­gent sans qu’au­cun ré­sul­tat ne suive. À la fi n de la pre­mière sai­son, je me suis même de­man­dé si c’était une bonne idée de conti­nuer... Mais mes pa­rents m’ont dit : « On es­saie en­core une an­née. » Sans eux ou mon oncle, ça n’au­rait pas pu être le cas, parce qu’après cette pre­mière sai­son, nous n’avions plus un cen­time. L’an­née d’après, nous sommes ar­ri­vés 7e au clas­se­ment du cham­pion­nat, c’était un grand pas en avant. Puis fi na­le­ment, l’an­née sui­vante, mes pa­rents n’ont rien eu à payer. J’ai com­men­cé à ga­gner de l’ar­gent, et l’op­por­tu­ni­té de pas­ser en MotoGP s’est pré­sen­tée. : Jack avait l’avan­tage d’avoir un pas­se­port aus­tra­lien. Je pense que s’il avait été es­pa­gnol, ça au­rait été beau­coup plus dif­fi cile pour lui. Le pro­blème, c’est qu’il a été pi­lote dans des teams où il ne pou­vait pas mon­trer tout son po­ten­tiel. Puis heu­reu­se­ment, il est ar­ri­vé dans le team d’Aki ( Aki Ajo), où tout le monde a pu se rendre compte de son ta­lent. : Les gens nous re­gardent plus, tout le monde ai­me­rait être à notre place. Mais il y a beau­coup de re­quins, il faut faire at­ten­tion à ce que l’on fait sur la piste mais aus­si en de­hors, on doit sup­por­ter une énorme pres­sion parce qu’on se re­trouve au coeur de toutes les at­ten­tions. : Le plus grand avan­tage, c’est le fait même d’être dans cette ca­té­go­rie, au plus haut ni­veau, où l’on re­trouve toutes les idoles de la MotoGP. J’adore cette com­pé­ti­ti­vi­té, l’ef­fort et le sa­cri­fi ce qu’elle im­plique jour après jour. On n’a pas le temps de s’en­nuyer quand on court dans cette ca­té­go­rie. Et si je ne voyais pas beau­coup ma fa­mille avant, au­jourd’hui, je peux dire que je les vois en­core moins.

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