EX­PÉ­RIENCE VÉ­CUE

GP Racing - - Technique -

Maxime Du­pon­chel est l’in­gé­nieur da­tas de Brad­ley Smith ( Monster Ya­ma­ha Tech3). Il nous ex­plique com­ment il tra­vaille avec l’élec­tro­nique du­rant les séances d’es­sais d’un Grand Prix. « En FP1- 2- 3, nous uti­li­sons des maps avec mon pi­lote, afin de tes­ter dif­fé­rentes confi gu­ra­tions de l’élec­tro­nique pen­dant le même run. Dès le pre­mier run, nous nous met­tons d’ac­cord sur les choses à tes­ter. TCS ou sim­ple­ment la puis­sance maxi en sor­tie de vi­rage ou en­core la ma­nière dont la puis­sance ar­rive. À la fin du pre­mier run, nous es­sayons d’uti­li­ser la map avec la­quelle il se sent le mieux pour al­ler vite : c’est vrai­ment cette idée qui me reste en tête à ce stade du week- end, avant la qua­li­fi ca­tion... Al­ler vite le plus tôt pos­sible ! Il faut donc orien­ter le pi­lote vers dif­fé­rents choix sé­lec­tion­nables sim­ple­ment en ap­puyant sur le bou­ton du com­mo­do de gauche. C’est la même chose pour es­sayer les maps en dé­cé­lé­ra­tion, c’est- à- dire pour tes­ter dif­fé­rents freins mo­teur en fonc­tion des vi­rages. L’élec­tro­nique per­met d’abor­der les vi­rages de dif­fé­rentes ma­nières en fonc­tion des maps sé­lec­tion­nées, et le res­sen­ti du pi­lote est très bon à re­cueillir une fois la séance ter­mi­née... Avec l’étude de l’ac­qui­si­tion de don­nées et sur­tout, le res­sen­ti du pi­lote, nous avan­çons ra­pi­de­ment vers un meilleur ré­glage. En qua­li­fi ca­tion, on uti­lise la meilleure com­bi­nai­son pos­sible pour al­ler vite. Il faut faire un temps sans te­nir compte de la consom­ma­tion ou de l’usure du pneu ar­rière. En re­vanche, au warm up, et si pos­sible dé­jà en FP4, nous es­sayons de tra­vailler sur le rythme de course et, là en­core, l’élec­tro­nique tient un grand rôle. Nous pou­vons ap­por­ter plus de sé­cu­ri­té au pi­lote en fonc­tion des maps qu’il sé­lec­tion­ne­ra pour la course. Les pneus vont s’user et il fau­dra gé­rer leur mon­tée en tem­pé­ra­ture. Nous tra­vaillons donc pour gar­der le plus de vi­tesse, tout en gar­dant les pneus frais le plus long­temps pos­sible pen­dant la course. Les maps nous per­mettent d’an­ti­ci­per les pro­blèmes que le pi­lote ren­con­tre­ra. Par exemple, si la piste est très chaude, nous pou­vons ima­gi­ner que le grip va chu­ter et, dans ces cas- là, pré­pa­rer des maps en consé­quence. »

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