CADALORA A RE­PRIS DU SER­VICE

GP Racing - - Portrait - Par Mi­chel Tur­co. Photos Jean-Ai­gnan Mu­seau.

Triple cham­pion du monde dans les ca­té­go­ries 125 et 250 entre 1986 et 1992, Lu­ca Cadalora a quit­té les Grands Prix quand Va­len­ti­no Ros­si y dé­cro­chait ses pre­miers lau­riers. Sol­li­ci­té l’hi­ver der­nier par la star du MotoGP, le quin­qua­gé­naire ita­lien est sor­ti de sa re­traite pour es­sayer d’ai­der son com­pa­triote dans sa quête d’un dixième titre.

La cas­quette de coach, c’est Va­len­ti­no Ros­si qui la lui a fait faire. « C’est la même que celle que porte Bo­ris Be­cker, s’amuse Lu­ca Cadalora. J’es­père être aus­si utile à Va­len­ti­no que l’an­cien ten­nis­man al­le­mand l’est pour No­vak Djo­ko­vic. » En fé­vrier der­nier, l’ex- cham­pion du monde ita­lien a in­té­gré l’équipe de Va­len­ti­no Ros­si. Au dé­part simple pige, la pres­ta­tion de Cadalora s’est ra­pi­de­ment trans­for­mée en une vé­ri­table col­la­bo­ra­tion. Après sa vic­toire à Je­rez, Ros­si n’a d’ailleurs pas man­qué d’as­so­cier son com­pa­triote à son suc­cès. « Cette pre­mière place, c’est aus­si un peu la sienne, a dit le pi­lote Ya­ma­ha. Je suis très heu­reux qu’on puisse la par­ta­ger. » Aux cô­tés de Va­len­ti­no, Lu­ca tient le rôle qu’oc­cupe Zee­len­berg au­près de Lorenzo. « J’es­saie d’ap­por­ter ma pierre à l’édi­fi ce comme je peux, ex­plique- t- il. Je re­garde, j’ob­serve, je donne des in­fos et j’es­saie d’éva­luer s’il y a moyen d’amé­lio­rer la per­for­mance quelque part. » Jus­qu’à l’an der­nier, les deux hommes ne se fré­quen­taient pas. À peine d’ailleurs se connais­saient- ils. « Nous n’avions ja­mais vrai­ment eu l’oc­ca­sion de dis­cu­ter, dit Cadalora, 53 ans de­puis le 17 mai der­nier. On s’était ren­con­tré à quelques re­prises, mais nous n’avions ja­mais réel­le­ment eu d’échanges très per­son­nels. » Leurs car­rières se sont croi­sées. Lu­ca a dis­pu­té sa der­nière sai­son com­plète de Grands Prix 500 en 1997, l’an­née où Va­len­ti­no dé­cro­chait son pre­mier titre de cham­pion du monde en 125. C’est l’an der­nier que les deux Ita­liens ont réel­le­ment fait connais­sance. « On s’est re­trou­vé par ha­sard à Mi­sa­no, ra­conte Ros­si. J’étais là avec ma R1, Lu­ca avec la sienne. Il ve­nait de dé­ci­der de re­faire un peu de piste pour s’amu­ser. On a fait quelques tours en­semble puis on a par­lé de tech­nique avant de dis­cu­ter de notre pas­sion de la mo­to et de la course. » Le cou­rant est pas­sé, et ils se sont re­vus. « J’ai été sé­duit par sa connais­sance de la tech­nique et son oeil, pour­suit Va­len­ti­no. De­puis que je cours, je n’ai ja­mais eu vrai­ment quel­qu’un pour m’ob­ser­ver du bord de la piste et me don­ner des conseils. Je me suis dit que Lu­ca pou­vait être ce­lui- ci. On a conve­nu qu’il vienne sur

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