COMME SARRON

GP Racing - - Rétrospective -

SA­près quelques coups d’éclat en 250, 350 et sur­tout en 750, Ch­ris­tian Sarron ob­tient un gui­don of­fi­ciel pour dis­pu­ter la sai­son 1979 avec une 500 Ya­ma­ha-So­nau­to. « J’avoue que la joie a été im­mense quand on m’a an­non­cé ce­la, dé­cla­rait-il dans les co­lonnes de Moto Re­vue avant le dé­but de sai­son. Mais je ne me fais pas de ci­né­ma. Il va fal­loir que je garde la tête froide.Je vais de­voir ap­prendre la moto,la cy­lin­drée et les cir­cuits.La sai­son se­ra ca­pi­tale pour moi ! » Il ter­mine fi­na­le­ment 11e du cham­pion­nat avec, comme meilleur ré­sul­tat, une 5e place en Fin­lande. La rai­son prin­ci­pale, outre un manque d’ex­pé­rience dans la ca­té­go­rie face à Ken­ny Ro­berts et Bar­ry Sheene, est un nombre im­por­tant de bles­sures, no­tam­ment celle contrac­tée en dé­but de sai­son en 750 sur le cir­cuit de Brands Hatch. Les an­nées sui­vantes sont si­mi­laires avec de nom­breuses bles­sures et Ch­ris­tian Sarron dé­cide de re­pas­ser par les moyennes cy­lin­drées avec le suc­cès que l’on connaît et le titre mon­dial en 250 en 1984. Tou­jours avec Ya­ma­ha, il re­monte en 500 l’an­née sui­vante avec de nou­velles am­bi­tions. Ce­la lui per­met no­tam­ment d’en­re­gis­trer plu­sieurs po­diums dont une vic­toire his­to­rique sous la pluie lors du GP d’Al­le­magne à Ho­cken­heim le 19 mai. « Au dé­but de la course,je n’ai vrai­ment pas vou­lu prendre de risque, di­ra-t-il plus tard. Je me suis mis à dou­bler plein de gens,mais sans avoir l’im­pres­sion d’at­ta­quer...» 3e du cham­pion­nat pour son re­tour en 500, il pour­suit sa belle car­rière en 500 avec d’autres po­diums et boucle no­tam­ment les sai­sons 1988 et 1989 aux 4e et 3e places. Il de­meure sans conteste le pi­lote fran­çais le plus per­for­mant à ce jour en ca­té­go­rie reine.

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