Un vi­rage dé­cryp­té ............

Ul­time courbe du cir­cuit du Mu­gel­lo, Bu­cine est l’un des plus longs vi­rages de la sai­son. Un en­droit hau­te­ment tac­tique.

GP Racing - - Sommario - Par Jean-Ai­gnan Mu­seau. In­fo­gra­phie Laurent Hin­dry­ckx.

Il y a eu des bouillies de ca­ré­nage, de cruelles dés­illu­sions ou de ma­gni­fi ques construc­tions de vic­toires. Le der­nier vi­rage du cir­cuit du Mu­gel­lo est à la hau­teur du tra­cé to­bog­gan tos­can. Son long rayon constant cou­plé à une forte dé­cli­vi­té en fait un par­fait ré­su­mé des dif­fi cultés du cir­cuit de Scar­pe­ria, qui de­mande à la fois gros coeur et doig­té. « Ce n’est pas le seul cir­cuit où il y a un der­nier vi­rage, plai­sante un fi n connais­seur de l’en­droit. Lorsque l’an der­nier, Jorge Lo­ren­zo a réus­si à dé­pas­ser la Hon­da de Marc Marquez sur la ligne d’ar­ri­vée, il y avait de la tac­tique. Un peu comme celle qui avait per­mis à Oli­vier Jacque de souf­fl er le titre de cham­pion du monde 250 à Na­ka­no en 2000 à Phil­lip Is­land : ca­cher pen­dant toute la course sa fa­cul­té d’as­pi­ra­tion et por­ter l’es­to­cade juste au der­nier mo­ment. Il faut ne pas être col­lé der­rière son ad­ver­saire mais se mé­na­ger un es­pace afin de pou­voir prendre de l’élan et de la vitesse. » Une ma­noeuvre qui né­ces­site de bien syn­chro­ni­ser son at­taque. La grande lon­gueur de la courbe est pro­pice à la ré­fl exion, aide à se ca­ler et à par­fai­te­ment se pré­pa­rer à né­go­cier la dif­fi culté en adap­tant sa vitesse. Avec le risque d’en faire un peu trop et de fi nir dans le bac à gra­vier. Quoi qu’il en soit, ce type de courbe n’offre pas le même dé­noue­ment qu’un vi­rage où l’on se jette avec l’éner­gie du déses­poir dans un ul­time ef­fort, mais il offre la pos­si­bi­li­té d’ajus­ter sa stra­té­gie. Avec à la clé, la gagne ou... la longue glis­sade qui se fi nit dans le gra­vier !

« L’AN DER­NIER, BALDASSARI A TEN­TÉ UNE AT­TAQUE DANS LE DER­NIER TOUR, MAIS N’A PAS RÉUS­SI À ME PAS­SER. IL A BIEN ES­SAYÉ EN­SUITE DE ME FAIRE L’ASPI, MAIS EN VAIN ! EN MO­TO2, IL ME PO­SAIT PRO­BLÈME. J’AVAIS DU MAL À RÉACCÉLÉRER DANS LE VI­RAGE SANS PERDRE L’AR­RIÈRE. EN MOTOGP, C’EST AUS­SI UN EN­DROIT OÙ L’ON A PEINE À SE RE­LAN­CER SANS S’ÉCAR­TER DE LA TRA­JEC­TOIRE. MAIS LA PUIS­SANCE D’UNE MOTOGP PEUT PER­METTRE D’ÊTRE UN PEU PLUS PA­TIENT AVANT DE L­CHER LA CA­VA­LE­RIE. QUOI QU’IL EN SOIT, C’EST UN VI­RAGE QUI SE PASSE À HAUTE VITESSE. » JO­HANN ZARCO (PI­LOTE YA­MA­HA TECH3)

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