UN COUP

DE TON­NERRE AS­SU­RÉ­MENT

GP Racing - - Edito - Alain Le­corre

L’ annonce de la si­gna­ture de Jo­hann Zar­co chez KTM a cla­qué comme un coup de ton­nerre dans les tra­vées du pad­dock Mo­toGP pen­dant le Grand Prix d’Es­pagne à Je­rez. Car même si l’op­por­tu­ni­té de de­ve­nir pi­lote n° 1 d’un construc­teur a dû pe­ser très lourd dans leur dé­ci­sion ( Laurent Fel­lon et Jo­hann Zar­co dé­cident tou­jours en­semble), on ne les ima­gi­nait pas re­fu­ser un gui­don chez le pre­mier construc­teur mon­dial, chez Ya­ma­ha, chez Du­ca­ti, voire chez Su­zu­ki... C’était peut- être mal les connaître. Car, mine de rien, sans bruit, Zar­co suit son bon­homme de che­min en pre­nant par­fois des iti­né­raires dé­tour­nés ( pré­fé­rant re­faire une sai­son en Mo­to2 no­tam­ment, n’ayant pas trou­vé de gui­don à la hau­teur de ses am­bi­tions en classe reine pour 2016) avec, comme seul et ul­time but, de de­ve­nir cham­pion du monde Mo­toGP. Une évi­dence au­jourd’hui pour tout le pad­dock et l’ef­fer­ves­cence qui l’a por­té pen­dant tout le week- end du GP de France en dit long sur le poids qu’a pris le pi­lote Tech3 en seule­ment un an et de­mi... On le sait, tout va très vite dans le monde du Mo­toGP. En moins de deux sai­sons chez les grands, Zar­co s’est fait une place de choix et at­tire au­jourd’hui tous les re­gards. Tra­vailleur, fi n ré­gleur, rapide, sûr, il se bat de­vant sur tous les cir­cuits, ri­va­lise avec les meilleurs et se paye même le luxe de sur­clas­ser bien des fois les deux of­fi ciels Ya­ma­ha qui co­pient ses ré­glages. De quoi ir­ri­ter la di­rec­tion du construc­teur ja­po­nais... Alors pour­quoi avoir choi­si de si­gner si vite ( en dé­cembre 2017 !), quand beau­coup d’op­tions s’of­fraient à eux ? Une place chez Hon­da aux cô­tés de Mar­quez, une place chez Ya­ma­ha aux cô­tés de Ros­si, une place chez Du­ca­ti aux cô­tés de Do­vi­zio­so, voire une place chez Su­zu­ki où il n’au­rait pas eu à souf­frir de la concur­rence de Rins mais peut- être de celle de Lo­ren­zo... Toutes ces op­por­tu­ni­tés sur des ma­chines 100 % usine. Ils n’ont pas fait ce choix, pré­fé­rant être n° 1 chez KTM que n° 2 par­tout ailleurs. En si­gnant pour KTM, le chal­lenge qui les at­tend est im­mense car si l’usine au­tri­chienne pro­gresse vite – on l’a vu en Mo­to3 et en Mo­to2 –, elle part de loin en Mo­toGP. Dif­fi cile donc, de les ima­gi­ner se battre pour le titre de cham­pion du monde tant convoi­té avant deux sai­sons mi­ni­mum, même si Jo­hann fe­ra pro­gres­ser la ma­chine au­tri­chienne à pas de géant, même s’il pour­ra éga­le­ment pro­fi ter du tra­vail sa­tel­lite du team Tech3. Le chal­lenge est énorme mais l’his­toire se­ra belle s’ils ar­rivent à leurs fi ns. Nous sommes donc al­lés à la ren­contre des hommes de KTM ( big boss, res­pon­sable du ser­vice course, team ma­na­ger, tech­ni­ciens, etc.) afi n de mieux sai­sir ce qui avait sé­duit Pon­cha­ral, Fel­lon et Zar­co pour se lan­cer dans cette fan­tas­tique aven­ture. En leur sou­hai­tant de pas­ser le plus vite pos­sible de « rea­dy to race » à « rea­dy to win » , nous leur of­frons en avant­pre­mière ce pe­tit pho­to­mon­tage de couverture.

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