LE RE­TOUR DES GUER­RIERS

GQ (France) - - Coulisses -

est l’un de ces coins de Los An­geles en pleine métamorphose où l’on croise, au gré des rues, ses ha­bi­tants ori­gi­nels, des SDF fu­mant leur vie dans des pipes en verre, ou les nou­veaux ar­ri­vants, des hips­ters et des ac­teurs déam­bu­lant un verre de jus de ca­ro!egin­gembre à la main. Down­town L.A., même les im­meubles dé­ca­tis abritent des sur­prises. Ce­lui-ci, haut de deux étages, tout en brique et bois sombre, se loue à la jour­née pour y pho­to­gra­phier tout ce que compte la ville de per­son­nages im­por­tants. Une Au­di S8 noire aux vitres fu­mées se gare de­vant, en sort un homme ar­bo­rant des lune!es de so­leil lé­gè­re­ment tein­tées, vê­tu d’un po­lo rose, d’un jean Ralph Lau­ren et de mo­cas­sins Tom Ford en daim bleu. Il semble tout droit échap­pé des pages d’un ma­ga­zine. Seu­le­ment, con­trai­re­ment à un man­ne­quin, il a des épaules de dé­mé­na­geur et son vi­sage ren­voie le mes­sage « Do not dis­turb ». L’homme chauve à mâ­choire car­rée scrute les rues alen­tour et re­père une Toyo­ta Prius dans la­quelle sont plan­qués deux pa­pa­raz­zis. Au même mo­ment, la conduc­trice d’un ca­brio­let Maz­da rouge crie son pré­nom et un pas­sant pré­vient son in­ter­lo­cu­teur au té­lé­phone qu’il vient de croi­ser un des Ex­pen­dables.

Ni chauf­feur, ni ma­na­ger Pour cer­tains, Ja­son Sta­tham est le nou­veau vi­sage des films d’ac­tion, pour d’autres, c’est le petit ami de Ro­sie Hun­ting­ton-whi­te­ley, le top mo­del an­glais Vic­to­ria’s Se­cret aux deux mil­lions de fol­lo­wers sur Ins­ta­gram. Ce ma­tin, l’ac­teur ache­vait les ul­times ajus­te­ments de Fast & Fu­rious 7, der­nier ava­tar d’une fran­chise qui vient de faire ap­pel à ses ser­vices de cas­ta­gneur om­bra­geux. Le 20 août sort en France Ex­pen­dables 3, autre block­bus­ter ti­ré d’une fran­chise à suc­cès, au co­los­sal bud­get de 132 mil­lions d’eu­ros et dont l’af­fiche pré­sente son nom en deuxième po­si­tion, loin de­vant ceux d’ar­nold Sch­war­ze­neg­ger, Mel Gib­son et Har­ri­son Ford. Parce qu’il ap­par­tient au mau­vais genre du film d’ac­tion, la cri­tique le mé­prise. On se sou­vient no­tam­ment d’une dé­pêche d’as­so­cia­ted Press dé­cri­vant son hon­nête Safe, en 2012 « comme le plus mau­vais film de Sta­tham de­puis le der­nier film de Sta­tham ». Et si GQ s’in­té­resse à lui, c’est que de­puis une dé­cen­nie, cet ac­teur dis­cret im­pose à l’écran une com­bi­nai­son par­ti­cu­liè­re­ment rare

À chaque épi­sode, ils sont de plus en plus nom­breux et de plus en plus vieux, et à chaque fois, on se marre. En fai­sant des rin­gards des an­nées 1980 des mer­ce­naires sur le re­tour,

Syl­ves­ter Stal­lone (réa­li­sa­teur du pre­mier épi­sode) a réus­si son coup et ins­tal­lé Ja­son Sta­tham dans la li­gnée de ses glo­rieux aî­nés. • Ex­pen­dable 3, de Pa­trick Hughes,

en salle le 20 août.

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