OÙ LA PVLIUESLEPAYSSHARE EST BIEN­VE­NUE DANS L’ÉCO­NO­MIE DU PAR­TAGE

Le par­tage ( share en an­glais) est-il l’idée du siècle ? Boos­tée par les ré­seaux so­ciaux, la consom­ma­tion col­la­bo­ra­tive est par­tout : ap­par­te­ments, voi­tures, re­pas ou même bou­lots et ser­vices… les trois quarts des Fran­çais de consom­mer ? D’en­vi­sa­ger la r

GQ (France) - - Coulisses -

à Dans le but d’al­lé­ger son loyer de 2 500

par­tie du six pièces qu’il oc­cupe dans ce! bâ­tisse, pro­po­sant une chambre à 450

la pla­te­forme qui pèse dé­sor­mais plus de 7

(lire le

quelque 25 000 off «

1S4e6p­tembre éded­tea­que­reic­nil’eu­ro­pe­reslp’aolrl­tér­ca­hi­tadf­ma’eviu­lol­ri­raoisr­sed­seuur­re­leauur­roesn­bou­temc­sho­céearl­lu­liee­bu­ri­ceasr­ta’sou­rian­te­va­leu­reu­ro­sar­ron­dis­se­ment­tri­bu­na­leu­ros.:»nous­trèsg’.,tou­tov­trie­lee­rin­clin­quan­tea­ten­daurl­re­no­men­pro­dui­tex­pli­que­sous-que­loe­sucn­téer­loin­deld­leeet.es­pé­ronss­le­so­nau­liatm­tà­med­niart­lemrsxne.louer­bras.eisnt­ti­q­réueees­mon­deemn.pll’laoanrcs­ne­q­moun’eecn­lel­te­rem­pla­cern­de­te­ded’ins­tan­censle’ht­joue­pro­prié­taire.ea­mi­ra­binnbe.si­ten­clo­ca­tai­rein­con­tes­ta­ble­ment­làeié­co­no­miet­poeil­neo­ranr­nent­so­li­vier­duée­clisd,béeb­ne­làèu­tro­re­suar­nian­noun­son­pro­po­seu­noùdd’uiml­ri­geenm­con­ti­nuerd­fis­ren­de­vraien­laar­rô­lecn­chee­lo­ge­ment­lan­céeed­ss­de­de­ce­so­silp­ma­reius­gre­mil­lon,qé­té­cel­le­deen­se­nid­muéem­ci­dy­raei­col­la­bo­ra­tive,rê­vesd­keyes­sen­tie­lua­sonl­da­ve­meà­jus­tice,tour­nér­qm­bu­no’eibs­lilt­plooau­bu­virr­leieen­quel­quesbh­lies­pa­ris.aaurtxil,mrp­teai­làa­soun­re­ju­ge­ment­pourt­coor­sis­quuee,ychan­ger­sansd­sr’cquu­liae­trr­se­set­na­bu­ror­nen­di­rec­teurrst­dans­sef­notn­sixus’dans­sac­tou­riste.mr­cod­qn­rue­ti­so.au­to­ri­sa­tiont­mois­daep­sim­da.p.ans,2014 concep­taiec­no­tir­nes­lat­ceôu­tro,et,no­tret­sueenrp­qou­si­tà­fa­çon­de­con­dam­nen­tear­na­ti­sa­nieé­set,eduux­pe­sous-ac­ti­vi­téad­goen­dans­fran­cis­co,lpar­don­te­lang­ploo­bue­ré­cri­te­soop­criiéét­téa1c5­louerl­to4le).i.les­sunes ire et gens voyagent Eu­rope et Afrique pour Airbnb. Pro­blème ne l’en­tend pas de ce!

des lieux, dé­cide d’a! lui ré­cla­mant la somme as­tro­no­mique de 16 380 En France, la loi du 6 juillet 1989 in­ter­dit en eff

de son bailleur. Le 13 fé­vrier, le du IXE Laurent M. à ver­ser 2 000 Ce! sen­tence in­édite, pré­cise le tri­bu­nal, a « d’aver­tis­se­ment

son sillage un nombre crois­sant de cris­pa­tions, signe qu’elle bou­le­verse en pro­fon­deur les grands équi­libres. Le Time Ma­ga­zine l’a d’ailleurs dé­si­gnée comme une des dix idées qui changent le monde. Lo­ge­ment, bu­reaux, voi­tures… Pas un seul do­maine, ni ser­vice, n’est épar­gné par le phé­no­mène. On peut par exemple faire gar­der son chien grâce au site col­la­bo­ra­tif fran­çais Dog­va­cances ou bien louer le lave-linge d’un illustre in­con­nu grâce à La­ma­chi­ne­du­voi­sin (314 ap­pa­reils dis­po­nibles à Pa­ris). Airpnp pro­pose même d’uti­li­ser des toile!es chez l’ha­bi­tant, his­toire d’évi­ter les mic­tions sau­vages dans la rue. Pour ex­pri­mer ce!e nou­veau­té par­fois désar­mante, les en­tre­prises émer­gentes ef­fec­tuent gé­né­ra­le­ment tout un tra­vail sur la langue consis­tant à re­nom­mer les ac­ti­vi­tés à grand ren­fort d’an­gli­cismes tor­tu­rés. La start-up Mys­keelz, pla­te­forme qui se pro­pose de me!re en re­la­tion des Fran­çais entre eux pour des échanges de pe­tits bou­lots ré­mu­né­rés, ne se place donc pas sur le mar­ché vieillot du tra­vail, mais sur ce­lui du « job­bing ». Si les an­nées 2000 ont été marquées par le suc­cès d’ebay et du site amé­ri­cain de pe­tites an­nonces Craig­slist, ce!e vogue du par­tage tous azi­muts a vrai­ment pris son élan dans la der­nière dé­cen­nie. Se­lon une étude réa­li­sée par l’ifop en 2014 pour l’ob­ser­va­toire de l’éco­no­mie col­la­bo­ra­tive, 77 % des Fran­çais ont dé­jà ache­té ou loué des biens au­près de par­ti­cu­liers sur In­ter­net, les cadres et les em­ployés étant les plus friands de ces nou­velles pra­tiques.

Ce qui est à moi est à vous « Si quel­qu’un veut al­ler à Nantes ce soir, qu’il se si­gnale main­te­nant, ou qu’il se taise à ja­mais ». En quête de com­pa­gnon pour égayer son tra­jet, Ni­cho­las a pos­té une pe­tite an­nonce sur le ré­seau so­cial Twi!er, avec juste ce qu’il faut d’em­phase et de se­cond de­gré. Mal­gré le si­lence de son vi­vier de fol­lo­wers, il trou­ve­ra fi­na­le­ment un co­pi­lote sur un site de co­voi­tu­rage. Sans en avoir conscience, ce tren­te­naire hy­per­con­nec­té a, par la même oc­ca­sion, fait un pre­mier pas dans le monde fa­bu­leux de la consom­ma­tion col­la­bo­ra­tive. Dans l’hexa­gone, plus de 3 mil­lions de per­sonnes sont par exemple ins­crites sur le site de co­voi­tu­rage Bla­bla­car. Cet en­goue­ment pour le share (le par­tage en an­glais) ne concerne pas que les étu­diants fau­chés ; même les cé­lé­bri­tés s’y me!ent. Las de démar­cher des pro­duc­teurs, l’ac­teur James Fran­co ou en­core le réa­li­sa­teur Spike Lee sont al­lés à la pêche aux dons pour leurs fu­turs longs

mé­trages sur le site de fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif Kicks­tar­ter. La consul­tante Ra­chel Bots­man et l’en­tre­pre­neur Roo Ro­gers sont les pre­miers à avoir théo­ri­sé ce!e pra­tique. En 2010, ils co­écrivent What’s Mine Is Yours (« Ce qui est à moi est à vous »). Suc­cess- sto­ries 2.0 à l’ap­pui, les au­teurs dé­montrent que la cul­ture du « nous » prend dé­sor­mais le pas sur l’in­di­vi­dua­lisme. Une dé­marche éco­lo­gique ou pu­re­ment al­truiste ? Loin de là ! « La pre­mière fois qu’on va sur un site de par­tage, c’est sur­tout pour une rai­son fi­nan­cière », af­firme An­to­nin Léo­nard, fon­da­teur de Ouis­hare, pre­mière com­mu­nau­té consa­crée aux dé­marches col­la­bo­ra­tives en France. Se­lon la ré­cente étude de l’ifop, le fait de réa­li­ser des éco­no­mies consti­tue ef­fec­ti­ve­ment la prin­ci­pale mo­ti­va­tion pour 80 % des adeptes de ces pra­tiques, loin de­vant le fait de consom­mer de ma­nière plus res­pec­tueuse de l’en­vi­ron­ne­ment (15 %). Cu­rieu­se­ment, le contact hu­main gé­né­ré par ces tran­sac­tions ne semble être qu’une mo­ti­va­tion an­nexe, ci­tée par à peine 7 % des per­sonnes. « De­puis quelques an­nées, le contexte éco­no­mique est très dif­fi­cile pour tout le monde. Les consom­ma­teurs cherchent donc à ac­cé­der à des biens et des ser­vices moins chers, voire gra­tuits », ex­plique Ré­my Oud­ghi­ri, en charge de la pros­pec­tive du consom­ma­teur chez Ip­sos. Un très bon moyen, en somme, de boos­ter son pou­voir d’achat. Ain­si, Sé­bas­tien, 36 ans, ar­ron­dit ses fins de mois en louant de l’ou­tillage sur Zi­lok.com. « Au fi­nal, ce­la m’a per­mis de rem­bour­ser les tra­vaux que j’ai faits dans mon ap­par­te­ment », ex­plique-t-il. Pour­tant, ceux qui pra­tiquent au quo­ti­dien l’éco­no­mie col­la­bo­ra­tive ne se re­con­naî­tront sans doute pas dans ce!e des­crip­tion cen­trée sur l’op­por­tu­nisme, car le share est pour cer­tains de­ve­nu un vé­ri­table mode de vie, presque une rai­son d’être. « Ici, ex­plique un jour­na­liste qui tra­vaille à l’es­pace de co­wor­king pa­ri­sien La Can­tine, les gens s’aident mu­tuel­le­ment de ma­nière na­tu­relle,

80 % des « par­ta­geurs » ont une

mo­ti­va­tion éco­no­mique, 15 % une dé­marche éco­lo­gique et 7 % re­cherchent les contacts hu­mains

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