« CHER GQ, JE T’AIME BIEN MAIS… »

Vous maî­tri­sez aus­si bien l’uni­vers des mé­ga-yachts que ce­lui du mar­ke­ting ci­né­ma. Et votre goût du style ne vous em­pêche pas de don­ner la prio­ri­té à la sé­cu­ri­té rou­tière quand c’est né­ces­saire. Avez-vous en­core be­soin de nous ?

GQ (France) - - Courrier -

Bon­jour, Vous avez consa­cré un dos­sier dans le GQ de sep­tembre aux plus beaux yachts du monde. Je trouve un peu ir­ré­flé­chi de mettre dans le même pa­nier ces cinq ba­teaux. Le Ve­nus du Steve Jobs est certes grand et beau, mais n’a rien d’ex­cen­trique en termes de de­si­gn et n’a donc rien à faire ici. Fan de nau­tisme de luxe, je trouve qu’il n’y a pas for­cé­ment de rap­port entre la beau­té et la taille, et votre sé­lec­tion res­semble à ce qu’on peut trou­ver sur n’im­porte quel site spé­cia­li­sé. Je suis par exemple dé­çu de ne pas trou­ver un Pal­mer John­son – le World ou le 72M –, ce grand chan­tier na­val ré­pu­té pour ses de­si­gns ad­mi­ra­ble­ment dé­taillés. Guillaume (Mo­na­co)

Cher Guillaume, Un grand nombre de lec­teurs moins spé­cia­listes que vous semblent au contraire avoir ap­pré­cié notre choix va­rié, fai­sant montre d’un in­té­rêt par­ti­cu­lier pour le yacht de Steve Jobs. En re­vanche, vous avez rai­son d’évo­quer le chan­tier amé­ri­cain Pal­mer John­son et ses yachts high-tech. Nous at­ten­drons de pou­voir réa­li­ser les meilleures pho­tos pos­sibles de son 48M Su­per­sport avant de lui consa­crer un ar­ticle plus dé­ve­lop­pé. S’il avait d’abord été ques­tion de le pré­sen­ter au Mo­na­co Yacht Show, ce ba­teau fu­tu­riste est fi­na­le­ment res­té dans les Ca­raïbes. Quant au World Ex­plo­rer des­ti­né aux cir­cum­na­vi­ga­tions, il n’est pas en­core ter­mi­né.

Hel­lo GQ, Jeune li­cen­cié en maths et éco­no­mie, je te­nais à vous dire que j’ai par­ti­cu­liè­re­ment ap­pré­cié l’ar­ticle d’an­na Topaloff, « Les for­mules ma­giques du mar­ke­ting ci­né », dans le GQ de sep­tembre. Dé­jà, parce que j’ai moi-même tra­vaillé sur les ma­ni­pu­la­tions mar­ke­ting. Mais éga­le­ment car en al­lant sur le site d’al­lo­ci­né me ren­sei­gner sur les cri­tiques d’ex­pen­dables 3 j’ai eu la sur­prise de voir ce film no­té 4 étoiles par GQ… Ac­com­pa­gné de la cri­tique sui­vante : « En fai­sant des rin­gards des an­nées 1980 des mer­ce­naires sur le re­tour, Syl­ves­ter Stal­lone a réus­si son coup. » D’où sort donc cette note ? Cette phrase ne concer­nait-elle pas da­van­tage la li­cence en elle-même que ce nou­vel opus ? D’au­tant que ce n’était pas vrai­ment une cri­tique du film dont il s’agis­sait dans GQ mais plu­tôt d’un por­trait du so bri­tish Ja­son Sta­tham. Et vous, qu’al­lez-vous faire ? Pu­blier mon mail ou n’en lais­ser que la pre­mière phrase pour la trans­for­mer en une élo­gieuse pun­chline ? Si­mon (Pa­ris)

Cher Si­mon, Vous avez tout com­pris et si notre ar­ticle a pu vous y ai­der, tant mieux. Et il est ef­fec­ti­ve­ment fa­cile de faire dire à un texte le contraire de ce qu’il dit en le tron­quant. Mais ce n’est pas notre genre – le ton peu amène de cer­tains lec­teurs en est la preuve.

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