LA VOIE ÉTROITE (ÉPI­SODE 2)

Après la théo­rie, la pra­tique. Notre sex­perte vous ex­plique com­ment tra­cer votre route en dou­ceur sur des sen­tiers plus sen­sibles. Guide pra­tique. Il­lus­tra­tion : No­ma Bar

GQ (France) - - Buzz -

La sa­live et la motte de beurre fa­çon Der­nier Tan­go à Pa­ris, ou­bliez. Une fois que vous et votre par­te­naire vous êtes mis d’ac­cord pour vous y es­sayer ( lire la chro­nique du GQ# 80), un dé­tour par la phar­ma­cie ou le sex-shop le plus proche s’im­pose. Vous y achè­te­rez un lu­bri­fiant d’ex­cel­lente qua­li­té, aus­si glis­sant et épais que pos­sible – à base de si­li­cone. Choi­sis­sez des pro­duits conçus pour cette pra­tique. Testez sur votre main, po­sez des ques­tions. Si ça sèche au bout de quelques se­condes ou si ça colle, es­sayez une autre marque. Nos ser­vices vous rap­pellent que si vous faites mal à votre par­te­naire, vous ter­mi­ne­rez au bagne (sauf si elle vous l’a de­man­dé, là vous sié­ge­rez à la droite du Ch­rist).

Pre­mière op­tion, ni­veau dé­bu­tant, mu­nis­sez-vous d’un plug en forme de cône, aus­si pro­gres­sif et flexible que pos­sible, dont le dia­mètre maxi­mal se rap­proche de ce­lui de votre équi­pe­ment per­son­nel. Pour quoi faire ? Pour pré­pa­rer le terrain. Vous pou­vez bien sûr uti­li­ser vos doigts sur une femme ex­pé­ri­men­tée, mais pour un pre­mier contact, ce n’est pas la pa­na­cée. Vos doigts ont des ongles, des pha­langes, leur sur­face n’est pas lisse et la pro­gres­si­vi­té de leur dia­mètre est nulle. En somme, vos doigts sont nuls. Ins­tal­lez confor­ta­ble­ment votre par­te­naire. As­su­rez-vous que vous avez du temps et pré­pa­rez la zone: vous al­lez jouer avec vos ré­cents achats jus­qu’à ob­te­nir une glisse par­faite. Un bai­ser et un verre de cham­pagne ne sont pas de re­fus. Au pas­sage, si votre par­te­naire se ca­resse en même temps ou uti­lise un vi­bro­mas­seur, elle se rend les choses dix fois plus fa­ciles. Car la sti­mu­la­tion cli­to­ri­dienne aide consi­dé­ra­ble­ment. Cette étape pas­sée, vous pou­vez rem­pla­cer le plug par votre en­gin dû­ment lu­bri­fié – en y al­lant dou­ce­ment. La deuxième op­tion, ni­veau avan­cé, né­ces­site plus de temps et de confiance en l’autre, mais gagne en ex­ci­ta­tion : ou­bliez le plug et tra­vaillez avec la langue, en pres­sion. Vous sen­ti­rez le mo­ment où le corps n’offre plus de ré­sis­tance – mais ça peut prendre deux mi­nutes comme deux heures.

Une fois pro­mu en in­terne, main­te­nez un rythme lent (quitte à lais­ser votre par­te­naire prendre les ma­nettes). L’ac­cé­lé­ra­tion n’est pas obli­ga­toire : la so­do­mie se ma­rie bien au « slow sex ». Mais si votre par­te­naire a en­vie que vous mon­tiez en puis­sance, no­tam­ment dans le cadre d’un scé­na­rio de do­mi­na­tion, il n’y a au­cune rai­son par­ti­cu­lière de vous re­te­nir: une fois que le che­min est ba­li­sé, il ne reste que le plai­sir. Pour elle aus­si. Si vous jouis­sez au coeur du su­jet, ayez des mou­choirs à por­tée de main, ça peut ser­vir. Et sur­tout, sur­tout : re­ti­rez-vous tout dou­ce­ment, car vous pou­vez aus­si faire mal à la sor­tie. Il se­rait dom­mage que vous vous échouiez après avoir réus­si le plus dif­fi­cile. En­fin, ul­time règle du gentleman idéal: si ma­de­moi­selle a en­vie de vous rendre la po­li­tesse, consi­dé­rez sé­rieu­se­ment cette op­tion. Main­te­nant que vous avez tout l’équi­pe­ment né­ces­saire, ce se­rait dom­mage de ra­ter cette chance. Ce qui est bon pour votre amante l’est peut-être bien pour vous.

Une fois que le che­min est ba­li­sé, il ne reste que le plai­sir. Pour elle aus­si.

En bon gentleman, vous ar­pen­te­rez avec dou­ceur ce nou­veau pay­sage.

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