Com­ment ca­pi­ta­li­ser sur la fin de l’ar­gent ?

GQ (France) - - Dossier -

°

En vi­vant à fond la free­co­no­my

Comme Mark Boyle

Au len­de­main de la crise des sub­primes, cet an­cien bu­si­ness­man du bio ir­lan­dais dé­cide de vivre un an sans le moindre sou en poche. Une im­mer­sion dans un monde rem­pli de toi­lettes en com­post et de den­ti­frice de seiche dont il fait l’éloge dans L’homme

sans ar­gent (éd. Les Arènes). De­puis, Mark a fé­dé­ré quelque 45 000 membres à son concept de free­co­no­my – mix d’éco­no­mie cir­cu­laire et de re­vi­val du troc.

°

En ré­di­geant la nécrologie de son Porte-mon­naie

Comme Jean-claude Car­rière

À l’ins­tar de Si­gis­mond, le per­son­nage de L’ar­gent (1891) de Zo­la, Jean-claude Car­rière s’est lan­cé en fé­vrier dans une nécrologie de la fi­nance avec L’ar­gent :

sa vie, sa mort (éd. Odile Ja­cob). L’écri­vain, qui per­son­ni­fie le fric sous des traits qua­si di­vins, nous l’as­sure : ce­lui-ci est mort dans la nuit du 24 au 25 no­vembre 2013. Com­ment ? Pour­quoi ? Ça, Jean-claude ne nous le dit mal­heu­reu­se­ment pas.

° En de­ve­nant le Pi­cas­so Post-mo­né­taire

Le jour­na­liste, qui s’était at­ta­qué à la banque des banques Clears­tream, a mis au point une es­thé­tique où d’énig­ma­tiques lis­tings servent de toile de fond à des pro­pos tra­cés à la craie grasse : « Mo­ney Time », « Non », « Je suis un agent dor­mant »… Entre Bas­quiat, Bank­sy et Ben, son art spé­cule sur la spé­cu­la­tion. Iro­nie su­prême, les tra­ders s’ar­rachent ses toiles.

Comme De­nis Ro­bert

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.