Médias

Ces jeunes pa­trons qui misent (en­core) sur la presse

GQ (France) - - Sommaire -

Le 6 mars 2015, il lan­ce­ra un « quin­zo­ma­daire de so­cié­té » (au titre en­core se­cret) ti­ré à 200 000 exem­plaires. Pa­tron d’un groupe en­re­gis­trant 15 % de crois­sance an­nuelle, An­nese a su convaincre in­ves­tis­seurs et ban­quiers de mettre plus d’un mil­lion d’eu­ros sur la table. Son par­cours. Il est en­core étu­diant à l’es­sec quand il vend sa voi­ture pour fon­der son pre­mier titre, So­fa. Son look. Hips­ter mal ré­veillé avec tru­cker hat sur ti­gnasse en ba­taille. Son style. En 2003, il monte So Foot avec une bande de potes et un bud­get de 450 €. « Chaque nu­mé­ro fi­nan­çait le sui­vant. Ça nous obli­geait à être bons à chaque fois. » Sui­vront So Film, Doo­lit­tle et Pé­dale ! avec, à chaque fois, la même équipe de jour­na­listes re­grou­pée sous le la­bel So Press. Sa mé­thode. As­su­mer un ton dif­fé­rent et fa­ci­le­ment re­con­nais­sable. Quitte à ré­écrire lui-même tous les textes. Les ventes. 53 000 exem­plaires men­suels de So Foot. Son bu­si­ness mo­del. 2/3 d’abonnements et ventes en kiosque et 1/3 de pub. Il a dit : « La presse, c’est ren­table : le site In­ter­net de So Foot draine 2 mil­lions de vi­si­teurs par mois, mais je gagne plus d’ar­gent avec le ma­ga­zine. »

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