Vir­gi­nie des­pentes : « J’aime voir des pe­tites cu­lottes dans les films »

Baise-moi, Ver­non Su­bu­tex, 1,

GQ (France) - - Sommaire -

La sul­fu­reuse écri­vain a 45 ans. À l’oc­ca­sion de la sor­tie de son der­nier ro­man, elle parle avec Fré­dé­ric Tad­deï de nos­tal­gie mais aus­si de sexe.

Le bu­si­ness de la nos­tal­gie n’a ja­mais si bien mar­ché. Après les ba­by-boo­mers, c’est au tour de la gé­né­ra­tion X de cla­mer : « C’était mieux avant ! » Qu’éric Zem­mour, en bon ré­ac­tion­naire, re­grette le temps du gé­né­ral de Gaulle, rien de plus nor­mal, mais que Vir­gi­nie Des­pentes, l’au­teur de se mette à pleu­rer sur la France qui fout le camp, la mort du rock et sa jeu­nesse per­due, il y a de quoi s’éton­ner. Son petit der­nier, est-il un ro­man nos­tal­gique ou un ro­man sur la nos­tal­gie ? Je l’ai in­vi­tée à par­ta­ger un ri­sot­to de cuisses de gre­nouilles

chez Taillevent et je lui ai ci­té quelques pas­sages de son livre, afin de ti­rer les choses au clair…

ça po­sait un pro­blème. Ce qui lé­gi­ti­mait l’oeuvre, c’était plu­tôt qu’elle reste obs­cure.

« Comme beau­coup de gar­çons de sa connais­sance, Ver­non vi­vait avec le sou­ve­nir de la fille qui est par­tie. »

VD : Beau­coup de mecs sont comme ça. Ils se sont com­por­tés comme des chiens, et quand la fille est par­tie, ils ont com­pris qu’ils te­naient à elle. Et ils ne ci­ca­trisent pas. Je crois que les femmes évo­luent. Quand c’est fi­ni, c’est fi­ni, elles passent à autre chose. Peut-être parce qu’elles ont

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