« UN MAR­CEL SOUS UNE CHE­MISE ! » ÉCRI­VEZ-NOUS !

Du bou­ton de man­chette au maillot de corps, en pas­sant par le mo­cas­sin, votre dé­voué Gon­zague re­vi­site tout votre ves­tiaire. GQ sur les ré­seaux so­ciaux cour­rier­des­lec­teursgq@conde­nast.fr

GQ (France) - - Lettres -

Mon­sieur, Vous écri­viez, dans le numéro da­té de jan­vier et à propos du port d’un mar­cel sous la che­mise, la phrase sui­vante : « On ne peut pas vous re­pro­cher de craindre le froid. » Or, la Prin­cesse Her­mine de Cler­mont-ton­nerre, dans son ou­vrage in­ti­tu­lé Sa­voir-vivre au XXIE siècle, au cha­pitre « Sa­voir s’ha­biller au mas­cu­lin », écrit a contra­rio : « Une che­mise se porte à même la peau, sans T-shirt ou che­mise de corps des­sous. Fri­leux, dé­brouillez-vous ! » Veuillez agréer, Mon­sieur, l’ex­pres­sion de nos sen­ti­ments cor­diaux. Sté­phane

Cher ami, Vous pen­siez ren­voyer dos à dos deux per­sonnes qui, en réa­li­té, n’ont ni point de désac­cord ni in­ten­tion de se ti­rer dans les pattes, mais ce­ci, vous ne pou­viez le de­vi­ner. Au pas­sage, ap­pre­nez qu’un lien unit nos deux fa­milles – Pa­ris est un vil­lage. Re­pre­nons : là où Her­mine laisse le soin aux fri­leux de se dé­brouiller seuls, nous leur pro­po­sons le mar­cel. En sub­stance, ce qu’elle sug­gère, nous le nom­mons. Sauf à de­ve­nir dé­plai­sant, nous ne pou­vons être plus clair. Si tou­te­fois, ce sont les dé­ten­teurs de maillot de corps eux-mêmes qui vous posent pro­blème, alors nous ne pou­vons que vous conseiller la voix de la rai­son. Votre bien dé­voué, G. doit-on les por­ter ? Avec quel pan­ta­lon ? De quelle cou­leur doivent-ils être ? Et peut-on mettre des chaus­settes avec ? Mer­ci. Bien à vous. À bien­tôt. Ha­drien (Lyon)

Mon pe­tit co­co, De sang royal et de des­cen­dance bo­hème, le mo­cas­sin donne au pied une poé­sie comme au­cun autre sou­lier. Il exige de ce­lui qui le porte un tom­bé de pan­ta­lon par­fait : de­bout, il dé­voile l’hé­mi­sphère Sud de votre mal­léole, cet os qu’on ap­pelle plus com­mu­né­ment che­ville. Sy­no­nyme de dé­tente, il se porte avec un jean lé­gè­re­ment pas­sé. Plus il est pas­sé, plus le mo­cas­sin se­ra clair. S’il fait trop froid, jouez la fan­tai­sie avec une paire de chaus­settes à lo­sanges d’une cou­leur éton­nante. Le mo­cas­sin étant un sta­te­ment, vous le por­tez avec un T-shirt blanc et un pull en laine à col rond. Ain­si, vous nous faites vi­si­ter votre ate­lier d’ar­tiste ima­gi­naire. Votre bien dé­voué, G.

Cher Gon­zague Du­pleix, Peut-on dé­faire le der­nier bou­ton de la manche d’un cos­tume fait sur me­sure ? Hans

Cher Hans, Le mec qui va chez le tailleur se faire faire une gar­de­robe sur me­sure et qui, par le pe­tit stra­ta­gème de la bou­ton­nière ou­verte, se sent obli­gé de le crier sur tous les toits, manque à nos yeux de sa­voir-vivre. Votre bien dé­voué, G.

Un mar­cel sous une che­mise ne vous met pas for­cé­ment en froid avec le style.

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