DO­RO­THÉE MOI­SAN

GQ (France) - - Contributeurs -

Elle tra­vaille de­puis qua­torze ans pour L’AFP, mais pas seule­ment. Do­ro­thée Moi­san aime sa mo­to, une Su­zu­ki 650, et cou­rir sur la plage en Bre­tagne parce que c’est beau et calme. Spé­cia­liste des ques­tions ju­di­ciaires, elle a pu­blié Le Jus­ti­cier sur Ni­co­las Sar­ko­zy et Ran­çon$, sur le business des otages. Sa cu­rio­si­té et sa bou­geotte l’ont ame­née à ex­plo­rer d’autres ho­ri­zons mé­dia­tiques. Après avoir rou­lé sa bosse en Ukraine et en Afrique du Sud, elle a re­pris son car­net pa­ri­sien afin de re­cueillir les confi­dences du go­tha ju­di­ciaire.

Cher GQ, Bra­vo pour votre ar­ticle sur le run­ning: « 10 conseils pour af­fo­ler le chro­no » ( GQ de mars). Je suis ki­né et cou­reur, et je viens de faire une for­ma­tion de deux jours au­près de Blaise Du­bois que vous ci­tez dans l’ar­ticle. Je te­nais à vous fé­li­ci­ter, car il est en­core as­sez rare (mal­gré de nom­breuses jus­ti­fi­ca­tions scien­ti­fiques) d’en­tendre par­ler de prise d’ap­pui mé­dio-pied et du fait que les chaus­sures de run­ning « clas­siques » dis­posent de tech­no­lo­gies pas for­cé­ment utiles. Il est as­sez dif­fi­cile de faire pas­ser le mes­sage au­près du grand pu­blic : pour une grande ma­jo­ri­té de cou­reurs, l’évo­lu­tion vers des chaus­sures dites mi­ni­ma­listes et vers une fou­lée plus lé­gère a un bé­né­fice prou­vé sur la di­mi­nu­tion des bles­sures et l’aug­men­ta­tion des per­for­mances ! Et main­te­nant, à quand un ar­ticle sur ces fa­meuses chaus­sures mi­ni­ma­listes? Adrien (ki­né­si­thé­ra­peute)

Cher Adrien, Mer­ci pour votre re­marque. GQ suit de près l’évo­lu­tion des tech­niques d’en­traî­ne­ment et du ma­té­riel idoine dans le monde du sport. Quant aux chaus­sures mi­ni­ma­listes, nous en par­lions dé­jà en… oc­tobre 2011 ( GQ n°44), quelque temps après la sor­tie du dé­sor­mais best-sel­ler Born to Run, de Ch­ris­to­pher Mcdou­gall.

Hello les poi­lus, Ex­cu­sez mon pré­am­bule, mais force est de consta­ter que mon ho­no­rable GQ est de­ve­nu un ma­ga­zine pour bar­bus. Je m’ex­plique : je suis res­té in­ter­dit de­vant le staff GQ, très bar­bu en p. 52 du numéro de mars. En 2015, le poil semble sur­tout fran­co­fran­çais. Dé­mons­tra­tion ? Tan­dis que Co­lin Firth, Da­vid Bo­wie et Noel Gal­la­gher usent et abusent de gel ra­sant (pp. 60, 62 & 146), les re­pré­sen­tants gau­lois de « Top Gear » sont tous poi­lus du men­ton (p. 68), de même qu’alain Cha­bat (p. 78), Laurent La­fitte (p. 80) et Gilles Lel­louche (p. 88). Et je de­meu­re­rais si­len­cieux quant aux trois poils de votre co­ver-boy Ryan Gos­ling… Oli­vier (Ge­nève)

Cher Oli­vier, Nous n’y avions ja­mais son­gé, mais il est pos­sible que vous ayez rai­son. Si la barbe fait florès à Port­land, Brook­lyn, Ber­lin ou Pa­ris, il semble bien qu’elle ait épar­gné Londres et Man­ches­ter. Un su­jet d’en­quête pour GQ ? Peut-être, mais quelque chose dans le ton de votre lettre nous dit que plu­tôt que de nous voir consa­crer du temps à cette ques­tion touf­fue, vous pré­fé­re­riez que nous nous pré­ci­pi­tions sur nos ra­soirs. Pour vous ras­su­rer, sa­chez que sur la ving­taine d’hommes de la ré­dac­tion de GQ, on compte 5 bar­bus, 6 glabres et 9 qui cultivent les « trois poils au men­ton » que vous at­tri­buez à Ryan Gos­ling. Bref, il y a une lo­gique !

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