SO­LAR IM­PULSE 2 SOUS LE SO­LEIL EXAC­TE­MENT

L’ob­jec­tif de cet avion so­laire ? Faire le tour du monde sans car­bu­rant et dé­li­vrer un mes­sage éco­lo. Dé­col­lage im­mi­nent !

GQ (France) - - Buzz - Par Jean-phi­lippe Laurent

« Notre avion n’a pas été construit pour trans­por­ter des pas­sa­gers mais pour trans­mettre un mes­sage, ex­plique le pi­lote Ber­trand Pic­card, ini­tia­teur avec An­dré Bor­sch­berg de l’aven­ture So­lar Im­pulse de­puis 2004. Notre monde a be­soin de nou­velles so­lu­tions pour amé­lio­rer la qua­li­té de vie de l’hu­ma­ni­té. Les tech­no­lo­gies propres et les éner­gies re­nou­ve­lables en font par­tie. » Il est donc peu pro­bable de re­trou­ver à très court terme ces tech­no­lo­gies à bord d’une voi­ture de tou­risme ou d’un avion de ligne, mais l’ob­jec­tif est de mar­quer les es­prits. Sans car­bu­rant ni émis­sions pol­luantes, So­lar Im­pulse 2 de­vait s’élan­cer pour un tour du monde, avec es­cales tous les 4 à 5 jours pour chan­ger de pi­lote. Car mal­gré ses 72 mètres d’en­ver­gure, soit 12 mètres de plus que celle d’un Boeing 747, l’avion so­laire ne trans­porte qu’une seule per­sonne, son pi­lote, et cha­cun de ses quatre mo­teurs élec­triques dé­ve­loppe la puis­sance d’un scoo­ter 125 cm3 seule­ment, soit 17,5 ch. De quoi vo­ler len­te­ment : entre 36 et 140 km/h. Or, pour ef­fec­tuer le tour du monde à ce rythme, l’avion so­laire est contraint de na­vi­guer aus­si la nuit, au­tre­ment dit en vol per­pé­tuel. Com­ment ça marche? De jour, il plane au-des­sus des nuages, aux en­vi­rons de 8 500 mètres d’al­ti­tude.

Ce pro­to­type so­laire en carbone a tout pour ef­fec­tuer un vol plus haut, plus loin, plus propre.

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