SÉ­RIES « FREN­CHIES » LES CODES ONT CHAN­GÉ ! French touch.

Spot­less, Oc­cu­pied, Ver­sailles... les fic­tions made in France sont dé­sor­mais ca­li­brées pour l’in­ter­na­tio­nal, sans pour au­tant gom­mer leur À l’heure de Net­flix, les Amé­ri­cains n’ont qu’à bien se te­nir !

GQ (France) - - Buzz - Par Ca­ro­line Veu­nac

Louis XIV a de la fièvre. Sous les pla­fonds du châ­teau de Vaux-le-vi­comte, qui prête son dé­cor XVIIE au tour­nage de Ver­sailles, le hé­ros de la fu­ture sé­rie de Ca­nal+ se livre à une danse gro­tesque. Seul dé­tail ana­chro­nique : le Roi-so­leil parle an­glais. C’est le Bri­tan­nique George Blag­den, dé­cou­vert dans Vi­kings, qui in­carne le mo­narque qui, à 28 ans, dans le but de pla­cer la no­blesse fran­çaise sous son contrôle, met en chan­tier la construction du châ­teau de Ver­sailles.

Bud­get pha­rao­nique Un épi­sode his­to­rique confié aux scé­na­ristes an­glais Simon Mir­ren et Da­vid Wol­sten­croft (dé­jà as­so­ciés sur la sé­rie d’es­pion­nage MI-5). Car Ver­sailles n’est pas une sé­rie fran­çaise mais fran­co-ca­na­dienne : après Bor­gia, XIII et Tun­nel, c’est la nou­velle co­pro­duc­tion in­ter­na­tio­nale ini­tiée par Ca­nal+. C’est éga­le­ment, avec une en­ve­loppe de 30 mil­lions pour 10 épi­sodes, la sé­rie la plus chère ja­mais dé­ve­lop­pée par la chaîne. « On vou­lait se don­ner les moyens de notre am­bi­tion, des moyens qu’on n’au­rait pas pu avoir sans co­pro­duc­tion, af­firme Fabrice de la Pa­tel­lière, di­rec­teur de l’uni­té de fic­tion de Ca­nal+ de­puis 2002. La conces­sion, c’est qu’il faut tour­ner en an­glais. » Ligne de mire : l’étran­ger. Avec son bud­get pha­rao­nique, Ver­sailles est le vais­seau ami­ral d’une ten­dance gé­né­rale des sé­ries fran­çaises à l’in­ter­na­tio­na­li­sa­tion. Après dix ans de mise à ni­veau, la fic­tion hexa­go­nale, mieux écrite, voyage plus fa­ci­le­ment et par­vient même à fran­chir les fron­tières ja­dis ver­rouillées des pays an­glo-saxons. En­gre­nages (de­puis 2005) dif­fu­sée en VO sous-ti­trée sur BBC4, en Gran­deB­re­tagne, et sur Net­flix, aux États-unis, Les Re­ve­nants vue sur la chaîne amé­ri­caine Sun­dance et dé­jà « re­ma­kée » aux États-unis ( The Re­tur­ned, écrite par un an­cien de Lost, a dé­mar­ré le 9 mars)… « Le re­gard des

SPOT­LESS, sur Ca­nal+

LES TÉ­MOINS, sur France 2

C’est le scé­na­riste an­glais Simon Mir­ren, éga­le­ment pro­duc­teur exé­cu­tif d’es­prits cri­mi­nels, qui pi­lote l’écri­ture de Ver­sailles. Un An­glais amé­ri­ca­ni­sé aux com­mandes de la plus grande his­toire de France, sho­cking ? Pa­role à la dé­fense.

Dans cette co­mé­die grin­çante à la Dan­ny Boyle, la vie d’un Fran­çais tra­vaillant à Londres dans le net­toyage des scènes de crime (Marc-an­dré Gron­din, vu dans C.R.A.Z.Y) est per­tur­bée par l’ar­ri­vée de son frère (De­nis Mé­no­chet,

Une en­quête sur le gang des Pink Pan­thers réunit un po­li­cier fran­coal­gé­rien (Ta­har Ra­him) et une ex­perte en as­su­rances an­glaise (Sa­man­tha Mor­ton). For­mat : 6 x 52’ Créa­teur : Jack Thorne ( France/royaume-uni Bud­get : 3,2 mil­lions d’eu­ros par épi­sode Diff

Deux flics (Ma­rie Domp­nier et Thier­ry Lher­mitte) en­quêtent sur la dé­cou­verte, dans des mai­sons té­moins, de ca­davres dé­ter­rés. For­mat : 6 x 52’ Créa­teurs : Her­vé Had­mar et Marc Her­poux ( France/bel­gique Bud­get : non ré­vé­lé Dif­fu­sion : à par­tir du 18 mars

Dans cette po­li­ti­que­fic­tion, la Nor­vège, di­ri­gée par un pré­sident éco­lo­giste, dé­cide de stop­per l’ex­ploi­ta­tion du pé­trole et du gaz. Le pays est alors oc­cu­pé par la Rus­sie… 10 x 45’ Jo Nesbø France/nor­vège Bud­get : 1,15 mil­lion d’eu­ros par épi­sode Dif­fu

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