SI­MU­LER, C’EST STI­MU­LER

Oui, les femmes font sem­blant par­fois, et, non, ce n’est pas grave. La si­mu­la­tion peut même être un moyen de rendre le sexe meilleur. À condi­tion, mes­sieurs, de ga­gner en hu­mi­li­té.

GQ (France) - - Buzz -

Les deux tiers des femmes ont dé­jà si­mu­lé au moins une fois au cours de leur vie. C’est ce que nous ap­prend une étude Ifop/cam4 réa­li­sée fin 2014 au­près d’un échan­tillon de 1 006 Fran­çaises. Les deux tiers n’ont pas joui lors de leur der­nier rap­port sexuel. 6 % d’entre elles seule­ment ont un or­gasme à chaque re­la­tion sexuelle et dé­so­lée, chers amis, mais vous ne pou­vez pas tous être l’amant de cette mi­no­ri­té. Ça se passe donc près de chez vous et même, a prio­ri, dans votre lit. Car n’imaginez pas que si­mu­ler, c’est crier. Si­mu­ler, c’est sou­vent se taire : re­te­nir sa res­pi­ra­tion pour pa­raître hors d’ha­leine, se con­trac­ter pour rou­gir, se contor­sion­ner, trem­bler… L’ac­tor’s Stu­dio, toutes les femmes savent faire ça. Ce­la dit, sous mi­cro­scope, vous pou­vez vé­ri­fier la di­la­ta­tion des pu­pilles, ou en­core vé­ri­fier l’érec­tion des té­tons – tout en sa­chant qu’au­cune preuve n’est ab­so­lue, si­non, vous pen­sez bien que vous se­riez au cou­rant.

Je vous en­tends vous la­men­ter. Je vous en­tends dire que c’est bien dom­mage et que vous pré­fé­re­riez vous te­nir, triom­phants et dignes, face à la vé­ri­té qui fâche. Pour­tant, dé­so­lée en­core, mais vous êtes par­tiel­le­ment res­pon­sables de cette arnaque

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