Les folles an­nées de suc­cès de Mo­ro­der space dis­co hol­ly­wood fo­lie des gran­deurs

GIOR­GIO MO­RO­DER

GQ (France) - - Idole -

beaufs des dis­co­thèques qu’aux in­tel­los qui aiment dan­ser. c’est l’exemple même du cros­so­ver, un clas­sique qui a été re­vi­si­té et re­mixé de­puis des dé­cen­nies, un mor­ceau à part. » Gior­gio peut dès lors s’af­fi­cher tel un na­bab de la dis­co, pre­nant vo­lon­tiers la pose torse nu sous un cos­tard blanc ac­cou­dé à une rolls au mi­lieu de créa­tures cé­lestes. Mais plu­tôt que de se perdre dans le tour­billon des boîtes de nuit qu’il ne fré­quente « que pour tes­ter de nou­veaux mor­ceaux », il pré­fère, tel un sta­kha­no­viste de la dance, res­ter en­chaî­né aux consoles de son stu­dio d’où sortent ses al­bums so­los (sous son nom ou ce­lui de Mu­nich Ma­chine) et ceux de don­na sum­mer. Le son Mo­ro­der est par­tout : « sa pro­duc­tion est très vite re­prise par beau­coup de pro­duc­teurs comme Pa­trick cow­ley à san fran­cis­co ou Jean-mi­chel Jarre en france », constate di­dier Les­trade. « on as­siste alors à un vrai raz-de-ma­rée, ren­ché­rit vi­dal Ben­ja­min. des mil­liers de pro­duc­tions vont ten­ter, avec plus ou moins de ta­lent, de re­prendre sa for­mule ma­gique. c’est la space dis­co, le son du fu­tur. »

un film à re­bon­dis­se­ments Mo­ro­der s’ins­talle à Los An­geles après avoir dé­cro­ché l’os­car de la meilleure mu­sique de film pour la Bo de Mid­night Ex­press (1978). il de­vient un pro­duc­teur re­cher­ché pour sa ca­pa­ci­té à in­ven­ter les ca­nons d’une époque qui cultive les ap­pa­rences et com­pose ain­si les mu­siques d’ame­ri­can Gi­go­lo (1980), La Fé­line (1982), Flashdance (1983), La Belle et l’or­di­na­teur (1984) ou Scar­face (1984), comme au­tant de cé­lé­bra­tions des néons, des écrans de té­lé­vi­sion, des maillots de bain échan­crés et des pis­cines à dé­bor­de­ment. rien ne semble ré­sis­ter à l’ita­lien qui ex­celle dans un cer­tain ro­man­tisme tech­no­lo­gique, Los An­geles étant alors pour lui « une ville qui me don­nait un ac­cès pri­vi­lé­gié à toutes les nou­velles ma­chines qui sor­taient ». tout en éla­bo­rant une su­per-car, la ci­ze­ta-mo­ro­der v16t, dont il pos­sède l’unique pro­to­type, Gior­gio se lance en 1985 dans son grand oeuvre : la pro­duc­tion d’une ver­sion du Me­tro­po­lis de fritz Lang ra­me­née à 80 mi­nutes en ac­cé­lé­rant ses images co­lo­ri­sées et en sup­pri­mant ses in­ter­titres. Pour la Bo, il fait chan­ter un flo­ri­lège des stars du mo­ment : fred­die Mer­cu­ry, Pat Be­na­tar, Bon­nie ty­ler, Adam Ant... La gran­di­lo­quence kitsch de ce pro­jet est à la me­sure de la contro­verse qu’il sus­cite: on ne touche pas im­pu­né­ment à un tel to­tem du sep­tième art. « on aime ou pas le ré­sul­tat, concède-t-il, mais il a per­mis à plein de jeunes de dé­cou­vrir le film. » ce ne sont pas ses com­po­si­tions pour Top Gun (1986) qui vont ar­ran­ger le mal­en­ten­du qui s’ins­talle dès lors entre Mo­ro­der et une cer­taine idée du bon goût. s’il reste en phase avec une époque qui sanc­ti­fie les pi­lotes de chasse et leurs ray-ban, ses nappes de syn­thés ne vont bien­tôt plus faire pla­ner que les ama­teurs de cou­chers de so­leil fil­més fa­çon ka­rao­ké. Len­te­ment l’au­ra du grand Gior­gio dé­cline der­rière les col­lines d’hol­ly­wood. il fau­dra at­tendre 1995 pour qu’un duo de fran­çais fasse re­naître le phé­nix Mo­ro­der de ses cendres. si le mor­ceau « da funk » est l’acte de nais­sance té­ta­ni­sant de daft Punk, il se présente sur­tout comme une re­lec­ture, à l’heure du triomphe de la tech­no, de « the chase » ti­ré de la Bo de Mid­night Ex­press. des che­mi­cal Bro­thers à Jus­tice, de Ba­se­ment Jaxx aux Black eyed Peas, de dj hell à da­vid Guet­ta, toutes les cha­pelles de l’élec­tro ont de­puis fait al­lé­geance à ce­lui qui est pas­sé pour la pre­mière fois der­rière des pla­tines l’an der­nier après le suc­cès du Ran­dom Ac­cess Me­mo­ries des daft. son nou­vel al­bum, le pre­mier de­puis 1992, il l’a conçu chez lui à Los An­geles « mais aus­si à tra­vers le monde. Grâce à in­ter­net, je peux en­voyer mes pistes le soir à mes équipes en Al­le­magne ou en An­gle­terre et re­ce­voir le ré­sul­tat le len­de­main ma­tin. » Gior­gio Mo­ro­der peut sa­vou­rer son come-back et fê­ter ses 74 ans, comme s’il en avait 24, en com­pa­gnie de kylie Mi­nogue, Brit­ney spears ou de la nou­velle sen­sa­tion an­glaise charli XCX. trois gé­né­ra­tions d’idoles pop convo­quées sur son al­bum après avoir sur­gi de la cuisse de don­na sum­mer ou de sa propre mous­tache. dans les mois à ve­nir, il se­ra aus­si du nou­vel al­bum de La­dy Ga­ga. rou­lez jeu­nesse !

D’ac­cord, mais vous ne m’avez ja­mais vu, hein ? » C’est la fa­çon dont cer­tains avo­cats d’af­faires ré­pondent d’abord à votre sol­li­ci­ta­tion, par­ta­geant le soup­çon de pa­ra­noïa de leurs pres­ti­gieux clients. Puis ils se piquent au jeu, ra­vis d’évo­quer ces « hommes ex­cep­tion­nels » qu’ils conseillent de­puis par­fois des dé­cen­nies. Les avo­cats d’af­faires, cette confré­rie sou­vent ja­lou­sée dans le monde des robes noires, gagnent beau­coup d’ar­gent, fré­quentent le go­tha du CAC 40, connaissent ra­re­ment l’épreuve du pro­cès. Si leur vie n’est pas plus simple que celle de leurs confrères qui ar­pentent en per­ma­nence les pa­lais de jus­tice, elle est plu­tôt ryth­mée par d’in­ter­mi­nables réunions sur la stra­té­gie à te­nir lors du ra­chat par leurs clients d’une en­tre­prise concur­rente, ou sur la fa­çon de se dé­fendre en cas D’OPA hos­tile. Les rap­pro­che­ments entre GDF-SUEZ, Elf-to­tal, ou Bnp-pa­ri­bas comptent par­mi les plus cé­lèbres opé­ra­tions en France. Hor­mis les fu­sions-ac­qui­si­tions, un face-à-face avec des po­li­ciers de la bri­gade fi­nan­cière ou des juges d’ins­truc­tion peut aus­si sur­gir lors­qu’un pa­tron in­dé­li­cat a mé­lan­gé ses comptes per­son­nels avec ceux de l’en­tre­prise.

Hit Ma­chine Des tubes de Don­na Sum­mer à ce­lui de Blon­die, il a com­po­sé cer­tains des hits les plus mar­quants de la pé­riode dis­co. C’est dans les an­nées 1970 à Mu­nich qu’il dé­ve­loppe une dis­co au son syn­thé­tique et fu­tu­riste. De Mid­night Ex­press à Top Gun,

Alain Af­fle­lou 67 Ans en 2003, le lu­ne­tier a été ju­gé pour re­cel d’es­cro­que­rie dans l’af­faire du fon­do. et re­laxé. Her­vé te­mime 58 Ans Le té­nor très mé­dia­tique est spé­cia­liste du pé­nal des af­faires.

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