LE STYLE, EN­FIN EN SALLE

Prendre soin de son corps est es­sen­tiel, le faire avec un mi­ni­mum de sa­voir-vivre, pri­mor­dial. Com­ment choi­sir sa salle de sport ou son ins­ti­tut, en évi­tant les pièges ? Que mettre dans son sac ? Quelle at­ti­tude adop­ter en tha­las­so ? Au­tant de ques­tions

GQ (France) - - Beaute-Forme -

LES 10 COM­MAN­DE­MENTS DU DÉ­BU­TANT

i Choi­sis­sez une salle à moins de 15 mi­nutes de chez vous ou de votre

lieu de tra­vail. Au-de­là, il y a 95 % de pro­ba­bi­li­tés de ne plus vous y croi­ser

d’ici trois se­maines. Et si vous pou­vez vous y rendre à vé­lo, c’est en­core mieux.

ii Tes­tez la salle avant de sous­crire tout abon­ne­ment. Et ques­tion­nez les ha­bi­tués : les ves­tiaires sont-ils tout le temps ni­ckel ? Les ma­chines sont-elles

tou­jours dis­po­nibles ? Quelles sont les heures de pointe ? Quel coach est le plus

ai­mable et/ou de meilleur conseil ?

iii Faites jouer votre ré­seau. Dans les clubs les plus luxueux, le nombre d’abon­nés est li­mi­té pour conser­ver une am­biance calme et feu­trée, loin des han­gars à gon­flette. L’ins­crip­tion se fait même par­fois

uni­que­ment par co­op­ta­tion.

iv De­man­dez un bilan spor­tif et louez les ser­vices d’un prof par­ti­cu­lier qui vous en­sei­gne­ra les exer­cices de base.

Mais seule­ment pour un mois. Au-de­là, ce n’est plus du coa­ching, mais de l’arnaque et de l’as­sis­ta­nat.

V Fixez-vous un ob­jec­tif pré­cis. Vou­loir perdre une taille de jean ou,

au contraire, prendre du vo­lume mus­cu­laire n’im­plique pas le même

pro­gramme d’en­traî­ne­ment.

Vi Lais­sez le por­table en mode « avion » et ne conser­vez que ses fonc­tion­na­li­tés

mu­si­cales pour ne pas dé­ran­ger vos com­pa­gnons et res­ter concen­tré. Ou­bliez

sel­fies et ré­seaux so­ciaux. Le monde n’a pas be­soin de sa­voir le mal que vous

vous don­nez pour sculp­ter ce corps.

Vii N’ayez pas peur des ma­chines à mus­cu­la­tion. Comme n’im­porte quel en­gin, elles ont un mode d’em­ploi.

Et les coachs sont là pour ce­la.

Viii Es­sayez le plus de cours pos­sible. Vous vous dé­cou­vri­rez peut-être une pas­sion in­soup­çon­née pour le yo­ga ash­tan­ga ou le soul cy­cling. Et ne jouez pas les ma­chos : un homme n’a ja­mais

été ri­di­cule sur un vé­lo el­lip­tique.

ix Sous­cri­vez l’op­tion « pres­sing » et louez un ca­sier sur place. Avan­tages ?

Pas de ma­chine à faire tour­ner en ren­trant, ni de sac à trim­bal­ler et l’im­pres­sion d’être un peu chez vous

(donc en­vie d’y al­ler plus sou­vent).

X At­ten­dez avant de fi­ler sous la douche. Comme un mo­teur, le corps conti­nue de tour­ner plu­sieurs mi­nutes après l’ef­fort et a donc be­soin de re­froi­dir. Mal­gré la douche, vous ris­quez de conti­nuer

à trans­pi­rer… Pro­fi­tez de ce re­tour au calme pour ava­ler un jus de fruit frais ou un milk­shake aux amandes pro­téi­né.

En pei­gnoir et en cla­quettes, dif­fi­cile de faire des mi­racles, on en convient. Com­ment se dé­mar­quer et se sen­tir un peu moins clone ? En uti­li­sant son propre pei­gnoir (fin, lé­ger et en co­ton – et sur­tout pas

en éponge, il fait très chaud dans les cou­loirs d’une tha­las­so) et sa propre paire de ta­tanes (c’est peut-être le seul en­droit sur terre où la Bir­ken­stock une la­nière est au­to­ri­sée) plu­tôt que les san­dales en mousse

four­nies avec le kit de l’hô­tel.

C’est la du­rée mi­ni­mum d’un sé­jour en cure pour qu’elle soit vé­ri­ta­ble­ment ef­fi­cace. Les trois pre­miers jours pour éli­mi­ner la fa­tigue (avec la sen­sa­tion de vivre dans une boule de co­ton), les autres pour se ré­gé­né­rer et re­faire le plein d’éner­gie. C’est le même prin­cipe qu’une vi­dange : on purge le mau­vais mé­lange puis on re­met

de la bonne huile.

Pour ses cures ci­blées (som­meil, burn out) et der­nier cri (pleine conscience, mas­sage kan­zu).

Pour ses mas­sages par des pros ti­bé­tains.

Pour le lieu et le mas­sage sur cous­sins d’eau.

Le ma­tin. Pour­quoi ? Pour pro­fi­ter de l’après-mi­di pour… dor­mir! Si un bain de mer hy­dro­mas­sant, un drai­nage lym­pha­tique et un en­ve­lop­pe­ment aux algues la­mi­naires n’a rien d’ex­té­nuant, ce pro­gramme cou­plé d’une

dié­té­tique ré­duite à son strict mi­ni­mum pro­cure un tel ef­fet de re­lâ­che­ment et de dé­tente qu’il ap­pelle de longues plages de som­meil. On

pro­fi­te­ra donc de l’après-mi­di pour faire la sieste puis s’aé­rer l’es­prit en bord de mer avant de dî­ner lé­ger et se cou­cher tôt. Non, ce n’est pas fun.

Mais c’est ter­ri­ble­ment ré­gé­né­rant.

AVANT

Pré­pa­rez le ter­rain Au té­lé­phone, lors de la prise de ren­dez-vous (pré­fé­rez le soir, on en sort co­ton­neux donc dif­fi­cile de re­tour­ner au bu­reau), faites-vous dé­cryp­ter les soins : c’est quoi un « mo­de­lage aux graines chaudes

d’en­ta­da » ? Sur place, ren­sei­gnez-vous sur la dis­po­si­tion des lieux (ves­tiaires, douches, toi­lettes)

et sur les pro­duits mis à dis­po­si­tion, au risque d’uti­li­ser le sham­poing (ou la ser­viette) du voi­sin…

Li­bé­rez-vous de toute pres­sion La chose peut pa­raître ano­dine, mais n’ou­bliez pas de pas­ser aux toi­lettes avant un mas­sage. Il se­rait fâ­cheux que la ré­ten­tion de vos fluides

ne vienne gâ­cher cet ins­tant.

Pen­dant

Contrô­lez votre émo­tion Du­rant un mas­sage, il est pos­sible que vous no­tiez un af­flux san­guin in­con­trô­lé au ni­veau du bas-ventre. Pas de pa­nique, les es­thé­ti­ciennes

ont l’ha­bi­tude et ne vous pren­dront pas pour un per­vers dé­gé­né­ré. Ne vous obli­gez pas à faire de l’hu­mour pour dé­dra­ma­ti­ser. Res­tez digne.

Af­fron­tez di­gne­ment l’épreuve du string En ca­bine, l’es­thé­ti­cienne in­vite à « se chan­ger » en dé­si­gnant un mys­té­rieux ob­jet sous plas­tique. Ce­ci est un slip je­table bouf­fant ser­vant à dis­si­mu­ler le mi­ni­mum de votre in­ti­mi­té. Il n’a ni en­droit,

ni en­vers et quoi qu’il ar­rive, son port se­ra in­con­for­table, voire gê­nant. Autre dé­tail pra­tique: il

n’y a qu’une seule taille. N’hé­si­tez donc pas à l’ajus­ter en fai­sant un noeud sur le cô­té. Chic.

Gar­dez le pou­voir Si quoi que ce soit vous dé­range (une bande-son Na­ture & Dé­cou­verte, une crème qui vous pique, une po­si­tion désa­gréable), dites-le. Il se­rait idiot

de re­gret­ter la cen­taine d’eu­ros dé­pen­sée.

APRÈS

Une ti­sane et au lit Glis­sez-vous dans votre te­nue la plus sports­wear et ren­trez di­rec­te­ment chez vous. Pro­gramme: dî­ner fru­gal, ti­sane et lec­ture pour conser­ver cette sen­sa­tion de lé­gè­re­té. Évi­tez donc toute bois­son ex­ci­tante et le der­nier Fast & Fu­rious. Fi­lez au lit le plus tôt pos­sible. Vous ris­quez de pas­ser

la meilleure nuit de toute votre vie.

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