MA­THIEU ROS

GQ (France) - - Contributeurs -

Ré­dac­teur en chef de Snow­surf et de Ski Ma­ga­zine, Ma­thieu Ros, 38 ans, skieur et snow­boar­deur (donc !), dé­vale ses pre­mières pistes dans les Py­ré­nées, sa ré­gion d’ori­gine. Ins­tal­lé de­puis peu à Pa­ris, d’où il garde un oeil sur la mé­téo mon­ta­gnarde, il pra­tique le yo­ga et aime perdre son temps au théâtre ou dans les li­brai­ries. Ce doc­teur en agro­no­mie, qui en­fourche aux beaux jours son jo­li single speed pour rou­ler dans Pa­ris, s’in­té­resse jus­te­ment ce mois-ci à l’hé­ri­tage vé­lo­ci­pé­dique de la ten­dance fixie.

Cher GQ, Vous évo­quiez dans votre der­nier numéro la ver­sion fran­çaise de l’émis­sion culte « Top Gear ». Pour­quoi, quand une émis­sion étran­gère (les late shows, « Cau­che­mar en cui­sine », ou donc « Top Gear ») est co­ol, se sent-on obli­gé de la re­faire en France pour un ré­sul­tat vrai­ment moins co­ol ? Le trio bri­tan­nique est in­éga­lable, sur­tout Je­re­my Clark­son. Ce n’est pas tant la qua­li­té de l’émis­sion qui fait la dif­fé­rence mais celle de ses pré­sen­ta­teurs. Owenn & Saïd (Fa­ce­book)

Cher Owenn, cher Saïd, Notre ma­ga­zine étant lui-même l’éma­na­tion fran­çaise d’un titre amé­ri­cain, il s’abs­tien­dra de cri­ti­quer le prin­cipe d’adap­ter un concept an­glo-saxon en ver­sion hexa­go­nale. Et si la pre­mière de « Top Gear France » est per­fec­tible, la sai­son in­té­grale, que nous avons pu vi­sion­ner, at­teint vite son rythme de croi­sière. Le pro­gramme bri­tan­nique date de 1977, Je­re­my Clark­son l’anime de­puis 1988, et ce n’est qu’en 2002 qu’il a pu pra­ti­quer cette li­ber­té de ton qu’on ap­pré­cie tant chez lui. Un peu de pa­tience, donc !

GQ se dit « mas­cu­lin, beau, in­tel­li­gent » et nous pro­pose un homme sans style, avec un lan­gage dis­cu­table (et qui vote à gauche en plus !). Louis-paul

Cer­tains com­men­taires sont vrai­ment at­tris­tants. Qu’on ne l’aime pas, je veux bien, mais une telle pe­ti­tesse d’es­prit est na­vrante. Lya

Les cos­tards, ce n’est pas fait pour ce mec. Ça ne lui va pas. Et ce re­gard qui es­quive l’ob­jec­tif en dit long… Ka­zim

Sur Fa­ce­book, les avis né­ga­tifs sont tou­jours sur­re­pré­sen­tés. Si une bonne moi­tié de la cin­quan­taine de com­men­taires que notre cou­ver­ture avec Ja­mel Deb­bouze provoque sont peu amènes, il faut les re­la­ti­vi­ser en consta­tant que presque 800 « J’aime » ont ac­com­pa­gné cette pu­bli­ca­tion. Le par­cours de Ja­mel est re­mar­quable et c’est ce qui lui vaut de fi­gu­rer en cou­ver­ture de notre ma­ga­zine. Et le fait qu’il soit si­tué à gauche n’y change rien. GQ s’in­té­resse à des per­son­na­li­tés de toutes les cou­leurs po­li­tiques, comme le dé­montre une fois en­core dans ce numéro l’in­ter­view de Flo­rian Phi­lip­pot, du FN.

Hamza An­ton

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