« LES RÊ­VEURS SONT CRÉA­TEURS DE VA­LEUR » ÉCRI­VEZ-NOUS !

Dé­fi­nir l’am­bi­tion, ju­ger la VF de « Top Gear », dis­cu­ter de la lé­gi­ti­mi­té de Ja­mel Deb­bouze en cou­ver­ture de GQ ou ré­éva­luer le sta­tut ar­chi­tec­tu­ral du pré­fa­bri­qué : vos es­prits bouillonnent tou­jours plus in­ten­sé­ment ! GQ sur les ré­seaux so­ciaux courr

GQ (France) - - Courrier -

Mon­sieur Abi­ker, Je re­pense sou­vent à votre chro­nique du GQ d’août 2014 sur l’idée de « désa­m­bi­tion ». Il me semble que vous y op­po­siez « am­bi­tion » à « ré­sul­tats ». Pour avoir tra­vaillé avec de très nom­breuses en­tre­prises, j’ai pu y ob­ser­ver trois choses : 1. Qu’il y a beau­coup de gens très mé­diocres dans les en­tre­prises, et pas parce qu’ils sont « désa­m­bi­tieux » mais parce que leurs chefs choi­sissent sou­vent des col­la­bo­ra­teurs qui ne sont pas une (vraie) me­nace pour eux. 2. La ma­jo­ri­té des am­bi­tieux sont éga­le­ment am­bi­tieux pour leur en­tre­prise et cherchent à dé­li­vrer des ré­sul­tats. Il existe peu de gens comme ceux que vous dé­cri­vez. 3. Il n’y a au­cun pro­blème à ne pas être am­bi­tieux et à juste bien faire son tra­vail. Mais ce sont tou­jours les am­bi­tieux, les rê­veurs, qui non seule­ment le font pro­gres­ser par leurs in­no­va­tions mais qui sur­tout se ré­vèlent les plus grands créa­teurs de va­leur. Je vou­lais donc cor­ri­ger la sim­pli­fi­ca­tion avec la­quelle vous sem­blez at­tri­buer une conno­ta­tion né­ga­tive au terme « am­bi­tieux »… de fa­çon très fran­çaise ! Cor­dia­le­ment, Phi­lippe (Zu­rich)

Cher Phi­lippe, Mon éloge de la désa­m­bi­tion in­vite à gé­rer sans pré­ci­pi­ta­tion ses dé­si­rs de réus­site pro­fes­sion­nelle. Dé­si­rer au bon mo­ment, c’est am­bi­tion­ner avec sa­gesse en se dis­pen­sant des affres du car­rié­risme. Par ces temps de crise, la na­ture des am­bi­tions in­di­vi­duelles et col­lec­tives a chan­gé. Quête de sens et d’épa­nouis­se­ment sont des as­pi­ra­tions émer­gentes. Le désa­m­bi­tieux n’est pas un lo­ser : il veut réus­sir dif­fé­rem­ment et s’in­ter­roge sur ce que le tra­vail doit lui ap­por­ter. Ce­ci étant dit, rien n’em­pêche de bien bos­ser et d’avoir des ré­sul­tats. D’où la for­mule « Ce n’est pas parce que le désa­m­bi­tieux n’at­tend rien que rien ne l’at­tend. » Da­vid Abi­ker

Ja­mel Deb­bouze était plus mar­rant quand il avait moins d’ar­gent. Pou­pia

Co­ol cette cou­ver­ture ! Ma­di­son

Les gens ne sont vrai­ment ja­mais contents... Vic­tor

Lui, au moins, a réus­si dans tout ce qu’il a en­tre­pris, contrai­re­ment à la bande d’ai­gris ja­mais sa­tis­faits qui com­mentent sur les ré­seaux so­ciaux. Na­zim

Il est beau et ça, je l’igno­rais jus­qu’ici.

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