FRAN­CIS MO­REL PAR­COURS SANS FAUTE • IL A DIT : « Ne­ver give up. EDWY PLE­NEL ABON­NÉ AUX SCOOPS JEAN-JACQUES BOUR­DIN L’HOMME QUI EN A

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GQ (France) - - Classement -

• FAITS D’ARMES : il a ra­me­né Les Échos à l’équi­libre en 2014, après des an­nées de perte et une tran­si­tion réus­sie vers le nu­mé­rique (qui lui per­met de dire que le jour­nal n’a ja­mais été au­tant dif­fu­sé). Ra­dio Clas­sique, qui fait par­tie du groupe, est plus écou­tée que France Mu­sique. • CV : IEP, li­cence de droit, In­sead. Di­rec­teur du mar­ke­ting de France Soir. Ha­chette Fi­lip­pac­chi Me­dias, Édi­tions Mon­diales (qu’il pré­side à par­tir de 1987). NMPP (1992 à 1996), pré­sident de l’as­so­cia­tion de la presse ma­ga­zine. 1996 : pré­si­dence de TF1 In­ter­na­tio­nal. 1997 : il ra­chète Té­lé Ma­ga­zine et crée Les Édi­tions Grand Pu­blic. 2004 : pré­sident de la Soc­presse (Le Fi­ga­ro). 2011 : quelques mois après avoir cla­qué la porte du Fi­ga­ro, il suc­cède à Ni­co­las Bey­tout à la tête des Échos. Il est pré­sident du SPQN (Syn­di­cat de la presse quo­ti­dienne nationale) pour la deuxième fois. Au Fi­ga­ro, il avait re­fu­sé d’of­frir à Serge Das­sault la tête de Georges Malbrunot, au­teur d’un ar­ticle gê­nant pour ses af­faires dans le Golfe Per­sique. • CAS­SE­ROLE : un li­tige avec l’ad­mi­nis­tra­tion fis­cale lui a va­lu une peine de pri­son avec sur­sis, dé­sor­mais ef­fa­cée de son ca­sier ju­di­ciaire.

Les échecs, c’est in­sup­por­table, mais il y en a tou­jours. Ce qu’il faut, c’est ne ja­mais bais­ser les bras. » Ren­contres de la Niaque, 10/2/2015 FAITS D’ARMES : en ali­gnant les ré­vé­la­tions qui font tan­guer le monde po­li­tique (les af­faires Ca­hu­zac, Mo­relle, Thé­ve­noud), Me­dia­part n’en fi­nit pas de ga­gner de l’au­dience (112 000 abon­nés payants). Son fon­da­teur a par ailleurs été l’un des rares à dé­non­cer le ra­cisme an­ti­mu­sul­man qui lui pa­raît sous-tendre Sou­mis­sion, le der­nier Houel­le­becq. Son plai­doyer Pour les mu­sul­mans (La Dé­cou­verte), est sor­ti avant les at­ten­tats de jan­vier, comme l’ar­ticle « Pour les juifs » de Zo­la était pa­ru juste avant l’af­faire Drey­fus. L’im­pact de la plu­part de ses prises de po­si­tion ne se dé­ment pas. CV : en 1976, Her­vé Edwy Ple­nel est jour­na­liste à Rouge, l’heb­do­ma­daire de la Ligue Com­mu­niste Ré­vo­lu­tion­naire. Après un pas­sage au Ma­tin de Pa­ris, il in­tègre la ré­dac­tion du Monde en 1982 ; il la quit­te­ra, après l’avoir di­ri­gée, en 2004. Il lance Me­dia­part, site In­ter­net d’in­for­ma­tions payant, en 2008.

« S’il y a une né­ces­si­té du jour­na­lisme, c’est qu’il faut une in­tel­li­gi­bi­li­té du monde. » Lors d’un dé­bat avec Jean-fran­çois Kahn en Bel­gique, ré­su­mé par 12/2/2015 • SES FAITS D’ARMES : ses in­ter­views mus­clées (dif­fu­sées en même temps sur BFM TV et RMC) lui confèrent la ré­pu­ta­tion, qui vaut slo­gan, d’« homme libre ». Elles en­tre­tiennent l’image « hors sys­tème » de la ra­dio RMC. Quitte à quelques dé­ra­pages, mais tant qu’ils font par­ler de lui… Ses « cas­se­roles » ? Avoir me­né Ro­land Du­mas sur le ter­rain glis­sant de « l’in­fluence juive » (qu’anne Gra­voin, l’épouse du Pre­mier mi­nistre, au­rait sur Ma­nuel Valls), le CSA a mis RMC en de­meure. Avoir in­vi­té sa femme Anne Ni­vat, grand re­por­ter, à son mi­cro. En ou­vrant le ro­bi­net à ré­cri­mi­na­tions chaque ma­tin de­puis presque quinze ans, il est taxé de po­pu­lisme. • CV : bac lit­té­raire, chauf­feur-li­vreur, com­mer­cial. En 1976, il entre au ser­vice des sports de RTL, où il fe­ra car­rière jus­qu’en 2000. En 2001, RMC en pleine re­lance lui confie la ma­ti­nale. • SIGNES PAR­TI­CU­LIERS : che­va­lier de la Lé­gion d’hon­neur. Anar.

« Ce Can­te­loup com­mence à me fa­ti­guer et si ça conti­nue comme ça (…) j’irai l’at­tra­per au col­let et lui dire ce que je pense. » RMC, 10/9/2014, après un sketch de l’hu­mo­riste d’eu­rope 1 sug­gé­rant le flirt de l’ani­ma­teur avec les idées du FN

68 ans, pré­sident du groupe Les Échos

62 ans, pré­sident-fon­da­teur de Me­dia­part 64 ans, pré­sen­ta­teur de « Bour­din di­rect »

(RMC, 6 à 10 heures)

• FAITS D’ARMES : le « P » du trio Ber­gé-nielPi­gasse a par­ti­ci­pé à l’opé­ra­tion ra­chat du Nou­vel Obs. Ce n’est pas tout. Dé­si­rant ados­ser Les Inrocks à Ra­dio No­va, il tente de ra­che­ter le pe­tit bi­jou créé par JeanF­ran­çois Bi­zot. Dans un autre genre, il conseille le gou­ver­ne­ment grec. • CV : Sciences Po, ENA. Mi­nis­tère de l’éco­no­mie, di­rec­tion du Tré­sor. An­cien col­la­bo­ra­teur et/ou conseiller de Do­mi­nique Strauss-kahn, Laurent Fa­bius, Sé­go­lène Royal, Ma­nuel Valls. À la banque La­zard, qu’il in­tègre en 2002 (il en est au­jourd’hui le vice-pré­sident), il a pi­lo­té des dos­siers tels que la vente du groupe AB à TF1 ou celle de Li­bé­ra­tion à Édouard de Roth­schild. En 2009, il ra­chète le ma­ga­zine en 2011, il de­vient co-ac­tion­naire du avec Xa­vier Niel et Pierre Ber­gé.

« Pour­quoi la presse ? Par vo­lon­té de don­ner du sens. Je suis ab­so­lu­ment convain­cu, avec Xa­vier Niel et Pierre Ber­gé, que les mé­dias sont un élé­ment es­sen­tiel du dé­bat dé­mo­cra­tique. » Eu­rope 1, 23/2/2015 • FAITS D’ARMES : le dos­sier qu’il lui avait pré­pa­ré et le ré­seau qu’il a mo­bi­li­sé pour lui ont va­lu à Ma­thieu Gal­let d’être élu pré­sident de Ra­dio France. Il est le seul pa­tron du Mouv’ à avoir em­me­né la sta­tion au-de­là du point d’au­dience. La la­ti­tude qu’il as­sure lais­ser aux di­rec­teurs de sta­tion n’a d’égale que l’in­fluence qu’on lui accorde. • SIGNE PAR­TI­CU­LIER : il a été cla­vier du groupe Re­grets : « J’veux pas ren­trer chez moi seule », tube de 1983. • CV : études de so­cio­lo­gie. Se­mi-pro de course mo­to, ven­deur de mo­teurs, ani­ma­teur sur la ra­dio mont­pel­lié­raine Al­li­ga­tor. Di­ri­geant du ré­seau RFM. Di­rec­tion du Mouv’ en 2003, de France In­ter en 2006. Di­rec­tion dé­lé­guée aux conte­nus de L’INA en 2010.

« Je ne suis ni le numéro 2 de Ma­thieu Gal­let, ni un pré­sident bis. » Té­lé­ra­ma.fr, 27/8/2014 • FAITS D’ARMES : che­ville ou­vrière des grands suc­cès de la chaîne, il pour­rait bien se glis­ser dans la short-list des suc­ces­seurs po­ten­tiels de Nonce Pao­li­ni, dont le man­dat est cen­sé s’ache­ver dans un an. Un coup de force pour ce res­ca­pé de l’ère Mou­geot­teLe Lay (qui a pris fin en 2007-2008). Comme le di­rec­teur gé­né­ral, Jean-fran­çois Lan­ce­lier, sur­doué de la pro­gram­ma­tion, qui l’a adou­bé à sa suc­ces­sion aux pro­grammes. • CV : HEC. Une can­di­da­ture spon­ta­née lui ouvre les portes de TF1 en 1992. Il crée TF6 et la di­rige, avec Sé­rie­club, en 2000. TMC s’ajoute à son por­te­feuille en 2006. 2011 : en charge des jeux et di­ver­tis­se­ments de TF1. 2012 : char­gé des pro­grammes jeu­nesse. • IL A DIT : « 50 % des pro­grammes à l’an­tenne sur TF1 datent de moins de quatre ans. » Eu­rope 1, 18/9/14

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