« 95 % STY­LÉ, 5 % RE­L­CHÉ » ÉCRI­VEZ-NOUS !

Le port de la cra­va­lière, ce­lui d’un cos­tume au sor­tir du pres­sing, ou le coût moyen d’une paire de chaus­settes de qua­li­té : ce mois de juin rend vos ques­tions fort tech­niques. GQ sur les ré­seaux so­ciaux cour­rier­des­lec­teursgq@conde­nast.fr

GQ (France) - - Lettres -

Très cher Gon­zague, Fu­tur ma­rié, en cos­tume cho­co­lat, che­mise, gi­let et cra­va­lière blanche, se­rai-je rai­son­nable en por­tant des bou­tons de man­chettes à l’ef­fi­gie de mon su­per­hé­ros pré­fé­ré ? Éric

Cher Éric, Un homme de style par­fait à 95 % dis­pose des 5 % res­tants pour mon­trer des signes de re­lâ­che­ment, gages de na­tu­rel. Or, dans le cas pré­sent, ce n’est pas tant les bou­tons de man­chettes Bat­man qui nous posent pro­blème, ou la cou­leur cho­co­lat de l’en­semble, mais cette cra­va­lière. Si vous avez été gui­dé par un ven­deur, ne sui­vez au­cun de ses conseils. Si l’idée vient de vous, op­tez soit pour une la­val­lière ou une cra­vate « beurre frais ». La pre­mière a plus de pa­nache que l’autre. Tous nos voeux de bon­heur. Votre bien dé­voué, G.

Cher GQ, Voi­là une ques­tion « fon­da­men­tale » que je me pose de­puis quelque temps mais que je ne t’ai pas en­core adres­sée du fait de mon im­por­tante ca­pa­ci­té à la pro­cras­ti­na­tion : com­ment por­ter ses vê­te­ments (cos­tume, no­tam­ment) lorsque l’on sort du pres­sing ? Mer­ci d’avance, C.

Cher ami, Parce que le sup­plice des cintres sus­pen­dus plus de deux mi­nutes à l’in­dex est un en­fer à lui tout seul même quand le ma­jeur es­saie de sou­la­ger l’af­faire, nous vous en­cou­ra­geons vi­ve­ment à user de votre avant-bras comme d’un re­po­soir. Si après l’avoir pen­du chez vous dans votre ar­moire, le vê­te­ment conserve un pli que vous lui au­riez don­né du­rant le tra­jet, ac­cu­sez votre pres­sing de faire sem­blant de tra­vailler. Votre bien dé­voué, G.

Cher GQ, Je suis dans le be­soin… de chaus­settes. Ce­pen­dant même si j’en­tends la qua­li­té chez R@#+ %$s, et la non qua­li­té chez les #@? !$ and Co. je me de­mande s’il n’y a pas un juste mi­lieu, où la chaus­sette se­rait de qua­li­té, mais ne coû­te­rait pas non plus un bras… ou un pied. Dans l’at­tente de vos pré­cieux conseils. La bise, Ni­co­las (An­gou­lême/al­fort­ville)

Cher ami, Avez-vous idée du nombre de ma­ga­sins qui vendent des chaus­settes entre An­gou­lême et Al­fort­ville ? Et puisque vous êtes ré­gu­liè­re­ment dans les en­vi­rons d’une ville, n’avez-vous ja­mais pen­sé à faire un cro­chet par les grands ma­ga­sins pour je­ter un oeil à leurs bacs à chaus­settes, où se cô­toient fils de luxe et marques abor­dables ? Ne pen­sez-vous pas aus­si que même au bout du monde, les sites mar­chands ac­ces­sibles de­puis n’im­porte quel or­di­na­teur per­mettent de pas­ser com­mande d’à peu près tout et n’im­porte quoi ? En­fin, à la condi­tion que vous ayez de bons yeux, li­sez at­ten­ti­ve­ment la com­po­si­tion des chaus­settes qui vous plaisent, et fuyez les ma­tières syn­thé­tiques. Votre bien dé­voué, G.

Le jour de votre ma­riage, évi­tez les cos­tumes trop per­son­nels. Vous au­rez tout le temps de vous don­ner en spec­tacle une fois en mé­nage.

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