DÉ­SOR­MAIS, SUR LES CAR­TONS D’in­vi­ta­tion, une LIGNE SUP­PLÉ­MEN­TAIRE in­dique Le DRESS Code à Suivre.

LA COR­BEILLE Du PSG

GQ (France) - - Enquēte -

l’agence de com­mu­ni­ca­tion DDB, en tant que di­rec­trice des re­la­tions pu­bliques. Pen­dant six mois, la « dame du Parc » a re­pris du ser­vice, s’oc­cu­pant de vingt places de la cor­beille. Im­pos­sible de sa­voir si son aide a été ré­mu­né­rée. Va­lé­rie de La Ro­che­bro­chard n’a pas sou­hai­té ré­pondre à cette ques­tion.

te­nue cor­recte exi­gée De­puis les dé­buts de l’ère qa­ta­rie, le car­ré évo­lue. Outre une in­con­tes­table en­vie d’at­ti­rer des ve­dettes in­ter­na­tio­nales et da­van­tage d’hommes d’af­faires, le PSG veut faire de son saint des saints un en­droit classe, où l’on se montre en « te­nue cor­recte exi­gée ». Dé­sor­mais, sur les car­tons d’in­vi­ta­tion, une ligne sup­plé­men­taire in­dique le dress code à suivre: « ca­sual-chic-business ». Pan­ta­lons, vestes et chaus­sures sont de ri­gueur. « Je me sou­viens d’un match pour le­quel je n’avais pas eu le temps de re­pas­ser chez moi, ra­conte le na­geur Amau­ry Le­veaux. Je m’étais poin­té en bas­kets. » À l’en­trée du sa­lon, le ste­ward l’écon­duit. Té­moin de la scène, un sa­la­rié du club et ami le sauve du re­ca­lage. « C’est nor­mal de ve­nir bien ha­billé dans cet en­droit, ce­la ne me choque pas », as­sure l’hu­mo­riste Tho­mas Ngi­jol, pa­ri­sien et fan du club de­puis l’en­fance. Il vit ces soi­rées-là comme un pri­vi­lège, vient de temps en temps en fa­mille, vante l’ac­cueil d’ex­cel­lence, mais ap­pré­cie tout au­tant vivre les ren­contres de­puis d’autres tri­bunes. Les vi­sites de people du monde en­tier le laissent pour­tant un peu du­bi­ta­tif : « Il ne faut pas que ce­la se trans­forme en ga­le­rie. Pour les vrais sup­por­ters, cette peo­po­li­sa­tion peut dé­ran­ger. Le foot, ça reste un sport de pro­los. » Des « pro­los » qui ont de plus en plus de mal à fran­chir les portes du Parc. Les prix des places et des abon­ne­ments ne cessent d’aug­men­ter. De­puis l’ar­ri­vée des Qa­ta­ris, ils ont qua­si­ment été mul­ti­pliés par trois. Les abon­ne­ments coûtent au­jourd’hui de 444 à 2748 € par sai­son. Il y a une di­zaine d’an­nées, ils al­laient de 155 à en­vi­ron 1000 €, pour les sièges les plus pri­sés. Des prix qui cor­res­pondent à ce qui se fait au­jourd’hui au stade Ger­land à Lyon. Une bonne par­tie des tra­vaux de ré­no­va­tion pré­vus pour l’eu­ro 2016 concerne les loges et les es­paces VIP. Le car­ré se­ra agran­di d’une qua­ran­taine de places et la mo­quette du sa­lon ga­gne­ra en­core quelques mètres. La ré­cep­tion, elle aus­si, de­vrait conti­nuer de mon­ter en gamme. « À l’ar­ri­vée des Qa­ta­ris, les cri­tères de sé­lec­tion des hô­tesses ont aug­men­té », sou­ligne Sandra Krimm, de l’agence d’évé­ne­men­tiel Etic, alors char­gée de la cor­beille. Les nou­veaux ac­tion­naires exigent des pro­fils « +++ », ce qui si­gni­fie dans le jar­gon « de très jo­lies filles, type ac­trice ou man­ne­quin ». Mieux ré­mu­né­rées que les autres hô­tesses du Parc des Princes,

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