MÉLANIE BER­NIER LA BOMBE À RE­TAR­DE­MENT

Atout sexy des co­mé­dies ro­man­tiques à la fran­çaise, Mélanie Ber­nier, 30 ans, est bien dé­ci­dée à se faire vrai­ment re­mar­quer. Et ça com­mence avec Nos Fu­turs, une va­ria­tion sur le film de potes si­gnée Rémy Be­zan­çon.

GQ (France) - - Coulisses - Par Jacques Braunstein Photo Ar­no Lam

Mélanie Ber­nier au­rait dû ex­plo­ser en 2007 avec Sa ma­jes­té Mi­nor, une su­per­pro­duc­tion si­gnée Jean-jacques An­naud avec Vincent Cas­sel et Jo­sé Gar­cia. Elle avait 21 ans. « J’avais un rôle très désha­billé, une jeune fille vir­gi­nale qui veut se faire prendre par un co­chon… Je n’ai au­cun pro­blème avec mon corps, le dé­voi­le­ment fait par­tie du mé­tier d’ac­trice. Mais c’était chaud ! » dit-elle en ti­rant élé­gam­ment sur la paille de sa li­mo­nade bio. Dom­mage, le film est l’un des plus gros fours du réa­li­sa­teur de L’amant. « Com­men­cer avec des films qui se font dé­mon­ter est une force », ana­lyse au­jourd’hui la co­mé­dienne qui a tour­né dans une tren­taine de longs mé­trages et té­lé­films et joué une de­mi-dou­zaine de pièces. C’est dans les co­mé­dies ro­man­tiques que ce’e tren­te­naire au corps de dan­seuse et aux iris bleus trans­pa­rents se fait pour­tant re­mar­quer au dé­but des an­nées 2010. On la voit en cham­pionne du monde de dac­ty­lo­gra­phie un peu bit­chy dans Po­pu­laire (2012), en pe­tite amie de Max Bou­blil dans Les Ga­mins (2013), ou ré­cem­ment en pia­niste coin­cée qui ne de­mande qu’à éclore dans le pre­mier film de Clo­vis Cor­nillac ( Un peu, beau­coup, aveu­glé­ment). « C’est là qu’on m’ima­gine. Des scé­na­rios de co­mé­dies ro­man­tiques, j’en re­çois des ki­los… »

Co­mé­die gé­né­ra­tion­nelle Pas grave, Mélanie prend la vie comme elle vient, et cultive une fran­chise plu­tôt in­ha­bi­tuelle pour une ac­trice fran­çaise. « Il faut ac­cep­ter l’en­droit où l’on est dé­si­rée », dit-elle, tout en ajou­tant dans la même phrase, qu’elle est com­plè­te­ment « jet-la­guée et open-min­ded » (Mélanie re­vient de New York, où elle per­fec­tionne son an­glais). Ces jours-ci, la brune sexy est à l’af­fiche de Nos fu­turs. Un rôle dif­fé­rent, plus af­fir­mé, que lui a of­fert Ré­mi Be­zan­çon (cé­sa­ri­sé pour Le pre­mier jour du reste de ta vie). « Ré­mi m’a dit : “les gens t’aiment bien, mais ça n’ex­plose pas, pour­quoi ?” ». Dans ce’e co­mé­die gé­né­ra­tion­nelle avec un twist dra­ma­tique, elle campe la femme d’un dé­pres­sif chronique (Pierre Ro­che­fort) qui a cou­pé les ponts avec son ami de jeu­nesse in­ca­pable de gran­dir (Pio Mar­maï). « Son mec est in­sup­por­table… Du coup elle est in­fer­nale avec lui. Pas be­soin d’être drôle ou a’achante, j’in­carne une femme af­fir­mée, po­sée qui me change des femmes-en­fants que j’ai un peu trop jouées. » La re­con­nais­sance du pu­blic, Mélanie l’a’end for­cé­ment, mais reste phi­lo­sophe : « La vie est bien faite : si on sait où on est et où on veut al­ler, il n’y a au­cune rai­son que ça ne marche pas. » Et quand vous lui de­man­dez si ce’e ap­proche de la vie s’ap­plique aux re­la­tions amou­reuses, elle ré­pond du tac au tac, en plan­tant ses yeux la­gon dans les vôtres : « Dans la vie c’est très dif­fé­rent, il y a beau­coup de mecs. Et on peut choi­sir. » Pas de doute, elle ira loin.

NOS FU­TURS, de Rémy Be­zan­çon avec aus­si Pierre Ro­che­fort et Pio Mar­maï. Sor­tie le 22 juillet « Je n’ai au­cun pro­blème

avec mon corps. Le dé­voi­le­ment fait par­tie

du mé­tier d’ac­trice. »

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