GAS­PARD GANT­ZER

GQ (France) - - Enquete -

aux cô­tés d’an­ciens dé­lin­quants : « Si on dé­cide d’y al­ler, on ne le fait pas à moi­tié », tranche le « PR ». Qui‰e à s’ex­po­ser à de lé­gers dé­ra­pages, à l’image de ce sel­fie, réa­li­sé lors d’un voyage of­fi­ciel en Suisse, aux cô­tés d’un jeune homme qui bran­dit un doigt d’hon­neur. Hol­lande a long­temps consi­dé­ré qu’il était lui-même son meilleur com­mu­ni­cant. Peut-être d’ailleurs le pense-t-il tou­jours, mais il a com­pris que s’ad­joindre les compétences de « pros » ne lui nui­rait pas. De toute fa­çon, les ré­seaux so­ciaux ne manquent ja­mais une oc­ca­sion de lui rap­pe­ler que le moindre ama­teu­risme peut créer de gros dé­gâts : comme ce jour où les ser­vices de la pré­si­dence du Ka­za­khs­tan laissent échap­per un peu vite une photo de Hol­lande en chap­ka. Le Net se gon­dole, ça gronde au Châ­teau.

Prendre l’ini­tia­tive d’un tweet « On parle de plus en plus du web avec le “PR” », as­sure Gant­zer. Il ar­rive même dé­sor­mais que Hol­lande prenne lui-même l’ini­tia­tive d’un tweet. Il y a un an, à l’an­nonce de la mort du jour­na­liste de Canal + Léon Mer­ca­det, il a sou­hai­té twee­ter de­puis son compte per­son­nel. Lors des der­niers voeux de fin d’an­née, c’est lui qui sug­gère d’ac­com­pa­gner l’al­lo­cu­tion té­lé­vi­sée d’une ex­pres­sion sur Twi‰er. Les vic­toires tri­co­lores en foot dé­clenchent aus­si des envies nu­mé­riques chez ce grand ama­teur de bal­lon rond. L’ex­pres­sion pu­re­ment po­li­tique sur le web de­vrait même, à l’ave­nir, oc­cu­per da­van­tage de place. Fin mai, le pré­sident a va­li­dé les grands axes d’une note de syn­thèse éma­nant de la cel­lule. Pro­po­si­tion phare : ac­cen­tuer les prises de po­si­tion po­li­tiques via les ou­tils nu­mé­riques, par exemple pour sou­te­nir une ré­forme comme celle du col­lège. Autre idée : com­mu­ni­quer da­van­tage, via le compte per­son­nel @°ol­lande, sur les ren­contres que fait le pré­sident lors de ses dé­pla­ce­ments of­fi­ciels. La proxi­mi­té, tou­jours. Des orien­ta­tions en forme de dis­po­si­tif de campagne pour 2017 ? Gas­pard Gant­zer dé­ment. Un peu mol­le­ment. Après tout, sa jeune bio­gra­phie l’a vu pro­je­té, en dix ans seule­ment, de L’ENA à l’ély­sée, mais sans vivre de campagne pré­si­den­tielle, un exer­cice qu’il ado­re­rait. En 2012, il tra­vaillait au­près de Bertrand De­la­noë à la mai­rie de Paris, avant de re­bon­dir au quai d’or­say pour or­ga­ni­sée au châ­teau de Bé­nou­ville avant la grande cé­ré­mo­nie sur la plage de Ouis­tre­ham. Une scène n’échappe pas à la jour­na­liste : la pre­mière dis­cus­sion entre Oba­ma et Pou­tine de­puis l’an­nexion de la Cri­mée par la Rus­sie. Giu­di­cel­li a l’idée d’un Vine, Gant­zer va­lide illi­co, l’image fait le tour des ré­seaux so­ciaux.

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