7 il pré­fi­gure la Gé­né­ra­tion DES lo­sers Ma­gni­fiques

GQ (France) - - Cover -

trente-deux ans avant la sor­tie de The Dal­las Buyers Club, l’im­mense réa­li­sa­teur Sam Pe­ckin­pah fait tour­ner Steve Mcqueen dans Ju­nior Bon­ner, le der­nier ba­gar­reur. On y voit la star de 42 ans, trau­ma­ti­sée par le tour­nage de Le Mans, lut­ter pour la re­con­quête de sa di­gni­té sur le dos de tau­reaux in­domp­tables. cette his­toire de cham­pion de ro­déo montre l’hu­ma­ni­té de Mcqueen et fait un vé­ri­table four. Les pé­que­nauds de­vront at­tendre une gé­né­ra­tion pour prendre le pou­voir. Mais ça n’em­pêche pas Mcqueen d’en­chaî­ner avec Guet-apens (1972, un de ses plus grands suc­cès), tou­jours du même Sam Pe­ckin­pah, un réa­li­sa­teur qui « sa­vait cap­tu­rer la réa­li­té : la vraie sueur, la vraie pous­sière, les vrais sons, pour mon­trer la bru­ta­li­té du monde », comme l’ex­plique Gabriel clarke, co-réa­li­sa­teur de The Man & Le Mans. Dans ce film, Steve Mcqueen était enfin lui-même, pré­fi­gu­rant les hé­ros des sé­ries d’au­jourd’hui, moins lisses et plus réa­listes que ceux des films à gros bud­get.

Au dos de sa mé­daille, sa pre­mière femme avait fait ins­crire « se sé­pa­rer, c’est un peu comme mou­rir » (Palm Springs, 1962).

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