VRAI

GQ (France) - - Style Academie -

Por­ter son sweat sur les épaules re­de­vien­drait co­ol.

Sou­vent consi­dé­ré, à tort, comme une com­pli­ca­tion or­di­naire, le ch­ro­no­graphe, dans sa construc­tion, re­cèle en réa­li­té bien des sub­ti­li­tés. « Or­di­naire ? Vous plai­san­tez ! s’ex­clame Al­do Ma­ga­da, PDG de Ze­nith, en bon­dis­sant de sa chaise. Pre­nez le ch­ro­no­graphe El Pri­me­ro : il compte plus de 350 com­po­sants ! » L’éla­bo­ra­tion d’un tel mo­dèle né­ces­site une mé­ca­nique bien hui­lée. Le dé­part et l’ar­rêt des ai­guilles lors des séances de ch­ro­no­mé­trage sont en ef­fet très dé­li­cats à ré­gler car la mise en route du chro­no doit être ins­tan­ta­née à l’ac­tion. Or, ce­la pose deux pro­blèmes. Le pre­mier tient à la nature de la chose : c’est une quête vaine. La si­mul­ta­néi­té par­faite n’existe pas dès lors que la com­mande du pous­soir est hu­maine : lorsque notre cer­veau in­time l’ordre à notre doigt de pres­ser sur le bou­ton pour dé­clen­cher la me­sure, on consi­dère gé­né­ra­le­ment que l’ac­tion est im­mé­diate. En réa­li­té, elle ne l’est pas. Idem lorsque la dé­ci­sion de l’ar­rê­ter est prise. La se­conde est tech­nique : plus les dé­parts et ar­rêts sont ra­pides, plus le mé­ca­nisme doit en­cais­ser de chocs. Or, pour ga­gner en vi­tesse, il faut que les ai­guilles soient ex­trê­me­ment fines et lé­gères, donc fra­giles. Tout ce­ci ex­plique que le ch­ro­no­mé­trage soit de­ve­nu élec­tro­nique : seul le pas­sage entre deux cel­lules donne une me­sure ab­so­lu­ment par­faite. En horlogerie tra­di­tion­nelle, tous les in­gé­nieurs es­pèrent pou­voir dé­cou­per la me­sure

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