« OÙ RANGER SES LU­NETTES ? » ÉCRI­VEZ-NOUS !

À GON­ZAGUE DU­PLEIX Choi­sir des so­laires abor­dables, sa­voir où les ranger lorsque le soleil dis­pa­raît, par­ler de mode sans faire l’apo­lo­gie de marques. Notre doc­teur ès-style vous aide à maî­tri­ser les codes. GQ sur les ré­seaux so­ciaux cour­rier­des­lec­teur

GQ (France) - - Lettres -

Bon­jour ! Je suis abon­né au ma­ga­zine et je le lis de­puis très long­temps. Je n’ai rien à en re­dire, il est tou­jours bien, bra­vo ! Fan de mode, j’ap­pré­cie vos conseils, mais tous vos lec­teurs ne gagnent pas des mil­liers d’eu­ros, et je pense qu’il se­rait bien de pré­sen­ter des vê­te­ments et des ac­ces­soires à des prix plus abor­dables. Par exemple, pour les so­laires, Tens fait des lu­nettes in­no­vantes et mode à un prix plus in­té­res­sant que Ray-ban. Cor­dia­le­ment, Au­rèle

Cher ami, Notre mé­tier consiste à dé­cryp­ter la mé­ca­nique de l’ex­cel­lence, de sorte que cha­cun puisse s’en ap­pro­prier les codes. Les grandes en­seignes de prêt-à-por­ter bon marché ont conscience du rôle qui est le leur, et offrent des al­ter­na­tives fiables sur les­quelles il faut ab­so­lu­ment se re­po­ser, jus­qu’au jour où il vous se­ra pos­sible de dé­pen­ser sans comp­ter. À ce mo­ment, vous se­rez heu­reux d’avoir ac­cu­mu­lé tout un sa­voir-vivre en so­cié­té qu’au­cune for­tune ne sau­rait ache­ter. Votre bien dé­voué, G.

Et si on n’a pas de poche « sur le coeur », où met-on ses lu­nettes de soleil ? Alain (via Fa­ce­book)

Cher Alain, Vous faites al­lu­sion à la le­çon de style « Où ranger ses lu­nettes quand il n’y a pas de soleil? », notre tout nou­veau pro­gramme vi­déo vi­sible sur gqmagazine.fr, où l’on ap­prend que, cou­pé des rayons du soleil, un homme doit por­ter ses lu­nettes sur le coeur. En l’ab­sence de poche poi­trine, por­te­feuille ou de tout équi­valent, nous vous in­di­quons de les gar­der à la main. Votre bien dé­voué, G.

Cher GQ, Je tiens tout d’abord à fé­li­ci­ter ta ré­dac­tion pour la qua­li­té de ses pa­piers, qui font de moi un lec­teur fi­dèle de­puis plus de deux ans. Je viens vers toi car tu n’évoques ja­mais Aber­crom­bie & Fitch qui, après un es­sor consi­dé­rable entre les an­nées 2000 et 2012, se voit confron­té à des chan­ge­ments de cap ra­di­caux: plus de PDG, une chute conti­nuelle du chiffre d’af­faires, fi­ni les shirt­less, les gros lo­gos, les tis­sus épais, le par­fum en quan­ti­té, les ta­glines… bref, tout ce qui a fait la gloire de cette en­seigne au mar­ke­ting hors du com­mun. Pré­vois-tu de faire un dos­sier sur cette marque qui ne peut lais­ser in­dif­fé­rent ? Car, qu’on l’aime ou qu’on la dé­teste, son his­toire reste pas­sion­nante. Te re­mer­ciant pour ta ré­ponse, cor­dia­le­ment, Charles

Cher ami, L’ob­ses­sion pour une marque est contraire aux prin­cipes du par­fait gent­le­man. Quels que soient l’in­dé­cence de son image et les pos­tu­lats dou­teux de sa po­li­tique, elle ne doit en au­cun cas s’in­vi­ter au bal de votre exis­tence. Avec un peu de chance, de vo­lon­té et de pa­tience, vous vous tien­drez bien­tôt à l’exacte dis­tance des choses. Ce jour-là, vous au­rez plai­sir à consta­ter l’ab­sence to­tale de sto­ry de marque dans ce ma­ga­zine. Notre sou­hait est de trou­ver la ma­nière la plus per­ti­nente de vous par­ler de choses aux­quelles vous n’au­riez pro­ba­ble­ment ja­mais pen­sé. Votre bien dé­voué, G.

Doit-on le rap­pe­ler, por­ter ses lu­nettes en haut du front ou sur la tête lorsque le soleil se montre capricieux n’est même pas en­vi­sa­geable.

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