LE VRAI POU­VOIR DES ANI­MA­TEURS

Der­rière leur sou­rire de gendre idéal, les stars du PAF ont ap­pris à ser­vir leurs in­té­rêts en tis­sant des liens avec les grands pa­trons ou les po­li­tiques. Après le mer­ca­to de l’été, GQ a en­quê­té sur ces ré­seaux d’in­fluence et dé­crypte le bu­si­ness des gril

GQ (France) - - Lettres - Par Mi­chaël Mo­reau et Phi­lippe Guedj

C’est l’autre his­toire des stars du pe­tit écran. Der­rière le suc­cès po­pu­laire de Cy­ril Ha­nou­na, Na­gui, Ar­thur, Michel Dru­cker, il y a du ta­lent, bien sûr, mais aus­si des car­rières ron­de­ment me­nées et des car­nets d’adresses à faire pâ­lir les meilleurs lob­byistes. Beau­coup sont avant tout des chefs d’en­tre­prise, à la tête de « boîtes de prod » qu’ils ont mises au ser­vice de leur car­rière et de celles de quelques « pou­lains ». « Ce qui me fait cou­rir, c’est le plai­sir de fa­bri­quer des émis­sions et de pro­duire des gens ta­len­tueux, ré­sume Na­gui, fon­da­teur et pré­sident du groupe Air Pro­duc­tions de­puis 1993. Ça re­pré­sente au moins 50 % de mon tra­vail, et je signe moi-même ab­so­lu­ment tous les chèques de ma boîte. » Pour mon­ter leur bu­si­ness et pro­duire des émis­sions, ces sal­tim­banques ont dû s’al­lier à des hommes d’af­faires peu ha­bi­tués aux

strass, comme les Bol­lo­ré (Cy­ril Ha­nou­na), Stéphane Cour­bit (Na­gui), ou en­core Fa­brice La­rue, EX-LVMH, (Sé­bas­tien Cauet). Ain­si des ré­seaux éco­no­miques in­at­ten­dus et des ré­seaux d’in­fluence se forment. Qui connaît qui ? Qui conseille qui ? Avant même son ar­ri­vée of­fi­cielle fin août dans les lo­caux, la nou­velle pa­tronne de France Té­lé­vi­sions Del­phine Er­notte, trans­fuge d’orange, a re­çu beau­coup de monde. Vincent Bol­lo­ré a aus­si lar­ge­ment consul­té cet été en vue de la nou­velle grille de Canal+. Mais cette ac­ti­vi­té s’exerce dans l’ombre. Et c’est ain­si que tra­vaillent les ani­ma­teurs té­lé les plus puis­sants du mo­ment.

Le ré­seau Ha­nou­na Pour la ga­le­rie, il est le pro­duc­teur om­ni­pré­sent de D8, le clown to­ni­truant de « Touche pas à mon poste » et le par­rain des car­rières d’eno­ra Ma­la­gré, Ca­mille Com­bal ou en­core Bertrand Cha­me­roy. Dé­crit par Ara Apri­kian, ex-pa­tron de la chaîne dé­bar­qué cet été, comme « l’ani­ma­teur em­blé­ma­tique du di­ver­tis­se­ment des an­nées 2010-2015 », dra­gué au té­lé­phone par Nonce Pao­li­ni et Ni­co­las de Ta­ver­nost qui rê­ve­raient de lui confier des primes sur TF1 et M6, Cy­ril Ha­nou­na (40 ans) plaît aux pa­trons. Cô­té jar­din, il a su tis­ser des re­la­tions pri­vi­lé­giées avec trois des plus grands ca­pi­taines d’in­dus­trie du PAF : les Bol­lo­ré père et fils et Stéphane Cour­bit. « Vincent Bol­lo­ré le sui­vait de­puis ses pre­miers pas à Co­mé­die!, jus­qu’au jour où il lui a de­man­dé de ve­nir ani­mer deux soi­rées sur Di­rect 8 pen­dant le Mon­dial de foot 2006. De­puis, ils ne se quittent plus », ra­conte un proche. Fas­ci­né par l’ins­tinct et la fougue de cet ex-sta­giaire de Co­mé­die! qui dit « tout de­voir » à Do­mi­nique Far­ru­gia, Vincent Bol­lo­ré l’ap­pelle plu­sieurs fois par se­maine pour le consul­ter. Par­mi les der­niers dos­siers : le sort des « Gui­gnols », dont Ha­nou­na se targue d’avoir plai­dé la cause au­près de Bol­lo­ré, pre­mier ac­tion­naire de Vi­ven­di, la mai­son mère de Canal+: « On a be­soin d’eux, sur­tout avec l’élec­tion pré­si­den­tielle qui ar­rive en 2017. Tout ce qu’il faut, c’est les re­mettre en ordre de marche et cher­cher de nou­veaux ta­lents d’écri­ture.» L’ami­tié d’ha­nou­na avec le père s’est trans­mise au fils. Dé­but 2010, Vincent Bol­lo­ré pré­sente Cy­ril Ha­nou­na à son ca­det Yan­nick, cadre du groupe fa­mi­lial, ex-di­rec­teur des pro­grammes de Di­rect 8 et ac­tuel PDG d’ha­vas. Entre le sal­tim­banque et le fils de bonne fa­mille, le cou­rant passe ins­tan­ta­né­ment: « On n’a que cinq ans d’écart. C’est un fou de té­lé, comme moi. On joue sou­vent au ten­nis et c’est lui qui m’a pro­po­sé de créer en­semble H2O Pro­duc­tions », se sou­vient Cy­ril Ha­nou­na. Unis par leur ob­ses­sion du suc­cès – Bol­lo­ré ju­nior ap­pelle Ha­nou­na tard le soir pour pro­nos­ti­quer les au­diences du len­de­main! –, les deux as­so­ciés se sont sé­pa­rés en 2012. Cette an­née-là, Cy­ril Ha­nou­na in­tègre le groupe Ba­ni­jay de Stéphane Cour­bit. Avec Cour­bit, l’un des plus puis­sants et des plus se­crets pa­trons du PAF, Ha­nou­na en­tre­tient aus­si un lien pri­vi­lé­gié : « Je l’ai ren­con­tré au tout dé­but des an­nées 2000 quand j’étais à Co­mé­die !, se sou­vient l’ani­ma­teur. Nos lo­caux étaient dans le même im­meuble que Case Pro­duc­tions, sa so­cié­té avec Ar­thur. À force de me croi­ser dans la cour dé­gui­sé en cham­pi­gnon ou en skieur pour des sketchs, il m’a pro­po­sé de par­ti­ci­per à un prime sur TF1 avec Ar­thur. De­puis on est tou­jours res­tés en contact. » Comme avec Bol­lo­ré père et fils, Ha­nou­na ne passe pas un jour sans échan­ger e-mails, SMS ou coups de té­lé­phone avec Cour­bit. Fort des ré­sul­tats de « TPMP », Ha­nou­na, dont la so­cié­té dé­pend à 95 % des com­mandes de D8 pour son chiffre d’af­faires, va étendre son emprise sur la chaîne cette sai­son. Quitte à dé­cou­ra­ger d’autres vi­sages, comme Ben­ja­min Cas­tal­di, qui a fi­ni par s’ex­fil­trer sur NRJ12. Cette sai­son, Ha­nou­na pro­dui­ra aus­si le pré- ac­cess (la tranche de 18 heures confiée à Bruce Tous­saint), ain­si que de nou­veaux for­mats de prime time pour ses pro­té­gés (Valérie Bé­naïm, Jean-luc Le­moine, Ca­mille Com­bal, Eno­ra Ma­la­gré, Bertrand Cha­me­roy…). Son contrat avec D8 pren­dra fin en juin 2016. L’ani­ma­teur-pro­duc­teur au­ra 41 ans et, sauf ac­ci­dent, toutes les cartes en main pour dic­ter ses condi­tions à la chaîne… ou se ris­quer dans le grand bain, sur TF1 ou M6.

Les amis de Na­gui Dans la fa­mille des ani­ma­teurs de di­ver­tis­se­ment les plus cour­ti­sés, Na­gui (53 ans) par­tage au moins deux points com­muns avec Cy­ril Ha­nou­na : il a ven­du sa so­cié­té, Air Pro­duc­tions, au groupe Ba­ni­jay de Stéphane Cour­bit mais, sur­tout, il jouit d’un sta­tut de su­per­hé­ros de l’avant-soi­rée avec « N’ou­bliez pas les pa­roles » sur France 2 : un jeu mu­si­cal rap­pe­lé en ren­fort dans cette case en mars 2014, après l’ac­ci­dent in­dus­triel du talk-show de So­phia Aram « Jus­qu’ici tout va bien ». Pas éton­nant qu’il ait été l’un des pre­miers ani­ma­teurs re­çus fis­sa par Del­phine Er­notte, à peine cette der­nière an­non­cée à la tête de France Té­lé­vi­sions. « Avant toute chose, je te­nais à vous le dire : j’ai tou­jours ado­ré “Ta­ra­ta­ta” », s’est em­pres­sée de lan­cer la nou­velle PDG à l’ani­ma­teur lors de leur pre­mier ren­dez-vous in­for­mel, dans un ca­fé pa­ri­sien dé­but mai. « Nous par­tons sur de bonnes bases », lui a ré­pon­du un Na­gui en mal de « preuves d’amour » sous la pré­si­dence de Rémy Pflim­lin. « On a mul­ti­plié les dé­ci­sions à mon en­contre, ré­sume l’ani­ma­teur. On m’a écar­té de la pré­sen­ta­tion des Vic­toires, de la Fête de la mu­sique, on a sup­pri­mé “Ta­ra­ta­ta”, on m’a prié de lais­ser la place à So­phia Aram puis à Ru­quier en ac­cess avant de me faire re­ve­nir… » En clair, Na­gui avait le sen­ti­ment de n’être plus qu’une « uti­li­té non dé­si­rée ». La chaîne a beau faire de lui le roi des jeux, rien ne le fait da­van­tage vi­brer que la mu­sique et, sur ce plan, les fausses notes se sont suc­cé­dé avec Pflim­lin. Au point que l’ani­ma­teur au­rait en­vi­sa­gé sé­rieu­se­ment de quit­ter le ser­vice pu­blic. Apai­sé par plu­sieurs ren­dez-vous avec Del­phine Er­notte, Na­gui va donc a prio­ri res­ter sur France 2, mal­gré les ap­pels du pied de M6 et TF1. Le créa­teur de « Ta­ra­ta­ta » est pour­tant ini­tia­le­ment bien plus proche de Pascal Jo­sèphe, le concur­rent mal­heu­reux d’er­notte à la pré­si­dence de France Té­lé­vi­sions. C’est d’ailleurs sous la di­rec­tion de Jo­sèphe – qu’il avait sui­vi de La Cinq à France 2 – que Na­gui a vu sa car­rière ex­plo­ser avec le jeu de la mi-jour­née « Que le meilleur gagne », trans­fé­ré d’une chaîne à l’autre en 1992:

« On n’a que cinq ans d’écart avec Yan­nick. C’est un fou de té­lé, comme moi. On joue sou­vent au ten­nis et c’est lui qui m’a pro­po­sé de créer en­semble H2O Pro­duc­tions. » 600 000

C’est le prix en eu­ros d’une émis­sion de Patrick Sé­bas­tien, soit deux fois moins que « The Voice ».

« À l’époque, le jeu fai­sait des parts de marché as­tro­no­miques, jus­qu’à 30 % ! » se sou­vient Jo­sèphe, pour qui le suc­cès de Na­gui re­pose sur « un rap­port au­da­cieux et libre, une em­pa­thie presque char­nelle avec le pu­blic ». « Les au­di­trices l’ado­raient, il était très drôle mais par­fois je trou­vais qu’il al­lait un peu trop loin dans le flirt à l’an­tenne, se sou­vient Phi­lippe La­bro, son autre conseiller de l’ombre, di­rec­teur des pro­grammes de RTL en 1987, an­née où Na­gui dé­bute sur la sta­tion. J’ai dû l’ap­pe­ler une fois en pleine émis­sion, entre deux disques, pour lui dire d’y al­ler mol­lo ! » Na­gui a de­puis pro­duit deux émis­sions ani­mées par La­bro, et il conti­nue de vou­voyer ce­lui qu’il ap­pelle « boss », mal­gré une ami­tié de presque trente ans. Hor­mis La­bro et Jo­sèphe, Pierre Les­cure et Stéphane Cour­bit sont les deux autres « men­tors » qu’il consulte à chaque « vi­rage im­por­tant », tan­dis que ses ami­tiés ca­tho­diques vont de La­gaf’ à Cy­ril Ha­nou­na en pas­sant par Michel Cymes, avec qui il a pas­sé quelques jours de va­cances en fa­mille. Les deux com­plices vont re­faire un prime time en­semble cette sai­son. Fin oc­tobre, le sé­dui­sant quin­qua pro­dui­ra par ailleurs un nou­veau concert Ta­ra­ta­ta au Zé­nith.

Les vieux rou­tards du PAF Del­phine Er­notte au­ra eu aus­si for­cé­ment à coeur d’en­tendre les do­léances de Laurent Ru­quier. L’ani­ma­teur d’« On n’est pas cou­ché » a réa­li­sé ses meilleures per­for­mances la sai­son der­nière et conti­nue de mettre sur or­bite de nou­veaux pou­lains: cette an­née l’écri­vain Yann Moix, qui fut dé­jà son chro­ni­queur à la ra­dio et dans l’éphé­mère « Émis­sion pour tous » sur France 2. Moix pour rem­pla­cer Ca­ron : l’idée a ger­mé il y a plu­sieurs mois, mais le pré­sen­ta­teur et sa pro­duc­trice Ca­the­rine Bar­ma ont long­temps gar­dé le se­cret. C’est à Ca­the­rine Bar­ma, jus­te­ment, et à Thier­ry Ar­dis­son que Ru­quier doit ses pre­miers suc­cès té­lé­vi­sés, avec la co­pré­sen­ta­tion de « Tout le monde en parle » en 1999. Un tour­nant dans sa car­rière puisque ses pre­miers pas d’ani­ma­teur, dé­jà sous la hou­lette d’ar­dis­son, avaient été ca­tas­tro­phiques : « Les Niouzes », sur TF1, n’avait sur­vé­cu que cinq jours ! Thier­ry Ar­dis­son va à nou­veau pro­duire son ex-pou­lain cette sai­son, avec une émis­sion spé­ciale en pre­mière par­tie de soi­rée sur France 2 ren­dant hom­mage à Jacques Mar­tin, une an­cienne idole de Ru­quier. En tant que pro­duc­teur, Laurent Ru­quier est lui aus­si confor­té dans sa po­si­tion de « par­rain » : avec sa so­cié­té de pro­duc­tion Ruq Spec­tacles, créée en 2005, il fi­nance les one-man­shows de Vincent De­dienne, Gas­pard Proust et Mi­chaël Gre­go­rio. Patrick Sé­bas­tien (61 ans) – qui se targue d’avoir dé­cou­vert Can­te­loup, Du­pon­tel ou Da­ny Boon – reste éga­le­ment sur France Té­lé­vi­sions, mal­gré ses coups de gueule suc­ces­sifs contre les di­ri­geants de la chaîne. Il re­proche le ta­rif consen­ti pour ses émis­sions – 600 000 €, deux fois moins que pour « The Voice » sur TF1. L’homme du « Pe­tit Bon­homme en mousse » doit éga­le­ment tour­ner, à par­tir de jan­vier, une col­lec­tion de té­lé­films au­tour d’un per­son­nage de flic re­belle à la re­traite, Gaë­tan Ri­vie­ra. L’ani­ma­teur a un autre atout dans sa manche : Fran­çois Hol­lande, qu’il dit avoir ré­gu­liè­re­ment au té­lé­phone. Les deux hommes ont la Cor­rèze en com­mun, même si Sé­bas­tien af­firme être ten­té par un vote Jup­pé en 2017. À TF1, Ar­thur (49 ans), ce­lui vers qui la chaîne se tourne tou­jours pour al­ler au feu face à Patrick Sé­bas­tien, va fê­ter ses vingt-cinq ans de car­rière. La concur­rence n’em­pêche tou­te­fois pas les deux hommes de s’ap­pré­cier, Sé­bas­tien ayant, par le pas­sé, sou­te­nu Ar­thur lors d’un pas­sage à vide pro­fes­sion­nel. Le suc­cès d’ar­thur a pris une am­pleur in­édite avec « Les En­fants de la té­lé », créé en 1994 sur France 2 et trans­fé­ré sur TF1 en 1996. À la ma­noeuvre à l’époque, son as­so­cié Stéphane Cour­bit, ex-homme à tout faire dans la so­cié­té de Ch­ris­tophe Dechavanne. Pour la pre­mière chaîne d’eu­rope, Ar­thur reste une va­leur sûre et garde toute la confiance du PDG Nonce Pao­li­ni, avec qui il traite di­rec­te­ment. Pro­duc­teur d’une quin­zaine de for­mats, prin­ci­pa­le­ment pour TF1 et TMC, via Sa­tis­fac­tion

« On m’a écar­té de la pré­sen­ta­tion des Vic­toires de la mu­sique, on a sup­pri­mé “Ta­ra­ta­ta”, on m’a prié de lais­ser la place à So­phia Aram puis à Ru­quier en ac­cess avant de me faire re­ve­nir… »

The Te­le­vi­sion Agen­cy (la fi­liale pro­grammes de flux de son groupe Ar­thur World Par­ti­ci­pa­tion), Ar­thur est aus­si un re­dou­table chas­seur de têtes sur le mer­ca­to : à la veille de si­gner avec D8 pour l’ani­ma­tion d’une quo­ti­dienne à 18 heures pro­duite par Cy­ril Ha­nou­na, Ales­san­dra Su­blet a re­çu in ex­tre­mis l’offre d’ar­thur pour TF1. « Elle était vrai­ment par­tante, on était très près de si­gner », ra­conte Ara Apri­kian, l’ex‑pa­tron de la chaîne.

Les qua­dras en em­bus­cade Marc-oli­vier Fo­giel (46 ans), qui conti­nue « RTL Soir » entre 18 et 20 heures, re­vien­dra en jan­vier sur France 3 pour vingt nou­veaux nu­mé­ros du « Di­van ». Son retour à la té­lé­vi­sion a été or­ches­tré par deux femmes: Da­na Has­tier, la pa­tronne de France 3, et la pro­duc­trice Ra­chel Kahn, celle qui avait dé­jà par­ti­ci­pé à faire ve­nir « Marc‑o. » sur la troi­sième chaîne en 2000 pour­créer « On ne peut pas plaire à tout le monde». « Il re­vient chez moi l’en­vie de dé­ni­cher des ta­lents, de re­cons­ti­tuer des équipes à l’an­tenne et hors an­tenne, mais je n’ai pas de pro­jets pré­cis », avouait‑il avant l’été au Monde. Ce­lui qui a été le pre­mier à confier une chronique té­lé à Jean‑michel Apha­tie, Guy Car­lier, Ariane Mas­se­net, etc. a dé­jà di­ri­gé une so­cié­té, PAF Pro­duc­tions, avec son com­plice Ni­co­las Plis­son, avant de quit­ter ses ac­ti­vi­tés té­lé en 2008 pour prendre les rênes de la ma­ti­nale d’eu­rope 1. Last but not least, à Canal+, où ça a bou­gé voire beau­coup tan­gué, tous les re­gards sont bra­qués sur Maï­te­na Bi­ra­ben (48 ans). Celle qui a ta­pé dans l’oeil de Vincent Bol­lo­ré s’est ins­tal­lée dans le pres­ti­gieux cré­neau de l’ac­cess avec « Le Grand Jour­nal », rem­pla­çant Antoine de Caunes. L’émis­sion étant dé­sor­mais pro­duite par Flab, fi­liale de Vi­ven­di qui pos­sède Canal, Bi­ra­ben et Laurent Bon (le pro­duc­teur du « Sup­plé­ment » et as­so­cié de Yann Bar­thès), qu’elle qua­li­fie de « meilleur pro­duc­teur de Paris » ont dû se sé­pa­rer. Maï­te­na a su faire son trou. C’est face à elle que la mi­nistre de la Culture, Fleur Pel­le­rin, a confes­sé ne pas avoir lu de livre de­puis deux ans. C’est sur­tout dans son émis­sion que Fran­çois Hol­lande a choi­si de dres­ser, fin avril, son bi­lan de mi‑man­dat. Un « coup » amor­cé au cu­lot, Maï­te­na Bi­ra­ben ayant in­vi­té le chef de l’état à dî­ner à son do­mi­cile… par tex­to : « Si vous vou­lez voir des Fran­çais, il y en a chez moi ! ». Non seule­ment Hol­lande s’est re­trou­vé à par­ta­ger une soupe thaïe au lait de co­co en com­pa­gnie d’une ORL ou d’un chef d’en­tre­prise, mais il a en­suite re­tour­né l’in­vi­ta­tion. C’est après ces dî­ner que l’in­ter­view dans « Le Sup­plé­ment » a été né­go­ciée avec l’ély­sée.

C’est dans « Le Sup­plé­ment » que Fran­çois Hol­lande a dres­sé son bi­lan de mi-man­dat, fin avril. Un « coup » amor­cé au cu­lot, Maï­te­na Bi­ra­ben ayant in­vi­té le chef de l’état à dî­ner à son do­mi­cile… par tex­to.

Une pe­tite di­zaine d’ani­ma­teurs tient le haut du PAF.

Du chiffre d’af­faires réa­li­sé par la so­cié­té de Cy­ril Ha­nou­na dé­pend des com­mandes de D8.

Patrick Sé­bas­tien, Laurent Ru­quier et Thier­ry Ar­dis­son sont tous à l’écran de­puis au moins vingt-cinq ans.

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