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Qui sont les nou­veaux es­pions fran­çais ?

GQ (France) - - La Une -

RA­NI­MER LES VIEILLES FRAN­CHISES étant de­ve­nu l’en­jeu cru­cial de l’in­dus­trie hol­ly­woo­dienne, on entre dans cette sixième suite de Ro­cky avec une cir­cons­pec­tion un peu go­gue­narde. Ce qui est as­sez ma­lin, c’est que l’équa­tion de Creed est l’exacte in­verse de celle de Ro­cky. Quand l’un ve­nait de nulle part, l’autre est un hé­ri­tier con­dam­né à dé­mon­trer qu’il est au ni­veau de son illustre père. Ce bon vieux Syl­ves­ter Stal­lone au­ra bien­tôt 70 ans, soit l’âge de Mi­ckey, le coach de Ro­cky (cam­pé par Bur­gess Me­re­dith), dans le film ori­gi­nel de 1976. Lo­gi­que­ment, il prend donc en main l’en­traî­ne­ment du fils de son ami dé­funt, Apol­lo Creed. En vieux boxeur ma­lade, Sly, avec sa gueule cas­sée et trop sou­vent ré­pa­rée, par­vient à émou­voir bien plus que lors­qu’il s’éver­tue à en­chaî­ner des scènes d’ac­tion. Va­rie­ty, la Bible d’hol­ly­wood lui pro­met d’ailleurs dé­jà un Os­car… Quant au jeune Mi­chael B. Jor­dan (Les 4 Fan­tas­tiques), en plus de res­sem­bler vrai­ment à Carl Wea­thers, l’apol­lo ori­gi­nal, il fait preuve d’une fi­nesse et d’une re­te­nue bien­ve­nues. Le réa­li­sa­teur Ryan Coo­gler, dont le pre­mier film Fruit­vale Sta­tion a été pri­mé à Sun­dance en 2013, par­vient à par­ler au fan qui est en nous. Re­créant l’am­biance des Ro­cky des an­nées 1970, il al­lie un fil­mage qua­si-documentaire du Phi­la­del­phie po­pu­laire aux com­bats big­ger than life dans les­quels les coups por­tés suf­fi­raient à at­ten­drir un han­gar de car­casses de boeufs. Et même si le film se perd par­fois dans un jeu de ré­fé­rences trop nom­breuses, on est d’ores et dé­jà prêt à si­gner pour la re­vanche. _

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