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Ujourd’hui, c’est un peu fri­day wear toute la se­maine. À moins que vous ne tra­vailliez dans une banque (et en­core), per­sonne ne vous en vou­dra si vous ne por­tez pas de cra­vate ou de cos­tume. Bien choi­sis, cer­tains es­sen­tiels s’adap­te­ront à toutes les circ

GQ (France) - - Sommaire -

as­sem­blé dans la ré­gion his­to­rique de Bu­gat­ti en Al­sace, où fut construite la Type 35 aux 2 000 vic­toires en course. Ques­tion sport, Wolf­gang Dü­rhei­mer, pa­tron de la marque, ex­pli­quait à GQ : « Nous es­pé­rons pou­voir battre très bien­tôt notre propre re­cord de vi­tesse pour une voi­ture de sé­rie et dé­pas­ser les 431 km/h ». Ce qui ren­drait la Chi­ron plus ex­cep­tion­nelle en­core que la Vey­ron (20052015) de 1 200 che­vaux, sans comp­ter son prix de vente exor­bi­tant de 2,4 mil­lions d’eu­ros (hors taxes) pour une pro­duc­tion li­mi­tée à 500 exem­plaires (dont un bon tiers a dé­jà été com­man­dé). Bu­gat­ti reste ain­si, pour les ama­teurs d’au­to­mo­biles, ce que le mo­no­gramme Louis Vuit­ton ex­prime dans l’uni­vers du sac à main ou le Concorde dans l’avia­tion ci­vile : un must ab­so­lu in­dé­pas­sable, la forme la plus abou­tie du gé­nie fran­çais. Oui Ma­dame !

CAR NE L’OU­BLIONS PAS, c’est bien la France qui a in­ven­té la com­pé­ti­tion au­to­mo­bile, en juin 1895, avec la course Pa­ris-bor­deauxPa­ris (1 178 km), rem­por­tée en cin­quan­te­neuf heures et qua­rante-huit mi­nutes par une Peu­geot. Au­jourd’hui en­core, les 24 Heures du Mans fi­gurent dans le trio des courses les plus my­thiques du monde – avec les 500 miles d’in­dia­na­po­lis et le Grand Prix de Mo­na­co. La France tient donc son rang par­mi les grandes na­tions du sport au­to, grâce aus­si au pres­ti­gieux ral­lye de Monte-car­lo dont les spé­ciales par­courent la Pro­vence. Ce sont d’ailleurs deux noms illustres du ral­lye mo­né­gasque qui res­sur­gissent ce prin­temps : Al­pine et DS, au mo­ment même où Re­nault se re­lance en For­mule 1 pour la sai­son 2016. Dé­ci­dé­ment ! C’est donc à Mo­na­co, où l’al­pine A110 a ga­gné deux fois en 1971 et en 1973, que le construc­teur, de­ve­nu fi­liale de Re­nault, a dé­voi­lé mi-fé­vrier la nou­velle ber­li­nette en ver­sion presque dé­fi­ni­tive : la Vi­sion. En re­lan­çant cette griffe axée « pre­mium-sport », après vingt ans de pro­fond som­meil, Re­nault sou­haite pro­fi­ter d’un mar­ché es­ti­mé à 200 000 vé­hi­cules par an, consti­tué « de voi­tures dé­diées au plai­sir, qui comptent pour l’image de marque et concentrent le sa­voir­faire le plus poin­tu pour une clien­tèle aver­tie », pro­clame Car­los Ghosn, le pa­tron du groupe fran­çais. Le pe­tit cou­pé Vi­sion, très (trop) clas­sique dans son des­sin, de­vrait prendre le nom d’a120, en hom­mage à sa de­van­cière. Comme elle, la nou­velle bom­bi­nette dis­po­se­ra d’un mo­teur cen­tral ar­rière afin de mieux ré­par­tir les masses : il s’agi­rait d’un pe­tit 4 cy­lindres tur­bo d’ori­gine Re­nault/ Nis­san. La seule don­née tech­nique of­fi­cielle concerne l’ac­cé­lé­ra­tion de 0 à 100 km/h en 4,5 se­condes, ce qui pla­ce­rait l’al­pine dans la four­chette des spor­tives lé­gères de type Porsche 718 Boxs­ter ou Lo­tus Elise S. Des chiffres à vé­ri­fier lors de la com­mer­cia­li­sa­tion du bo­lide, pour en­vi­ron 50 000 eu­ros, au cours de l’an­née 2017.

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