18 mois plus tard

GQ (France) - - Trip -

Le mys­tère reste en­tier

Un an et de­mi après le dé­but de l’en­quête, les re­cherches pié­tinent. Cer­taines par­ties ci­viles, des proches des membres de l’équi­page, se plaignent de la len­teur et de l’opa­ci­té de la pro­cé­dure. Il au­ra fal­lu un an à la jus­tice fran­çaise, qui a ou­vert une en­quête pour ho­mi­cide in­vo­lon­taire, pour tra­duire les quatre pre­miers tomes is­sus de l’ins­truc­tion russe. Entre-temps, vingt tomes sup­plé­men­taires sont ar­ri­vés de­puis la Rus­sie sur le bu­reau de la juge. Ils at­tendent aus­si leur tra­duc­tion. L’ins­truc­tion russe com­pren­drait un to­tal d’en­vi­ron 100 tomes. « On

de sa vie, elle ac­cepte de se lais­ser gui­der par sa mu­sique. « Louis est un ex­cellent im­pro­vi­sa­teur, ra­conte-t-elle en 2005. Il ne va pas jouer toutes les notes mais en choi­sir une et in­sis­ter des­sus jus­qu’à ce qu’elle prenne vie. » Jean-louis passe par­fois à Saint-cloud. Il a mon­té un groupe avec un an­cien bat­teur de Vince Tay­lor, Ri­chard Ko­lin­ka. Louis, de son cô­té, ac­com­pagne le chan­teur Jacques Hi­ge­lin. C’est la chan­teuse Va­lé­rie La­grange qui le lui a pré­sen­té. Louis a cra­qué pour cette brune aux yeux verts. Bien­tôt, alors que Louis est en tour­née avec Hi­ge­lin, Jean-louis a, à son tour, une his­toire avec elle. C’est la pre­mière femme que se par­ta­ge­ront les frères de gui­tare. Co­rine l’ad­met : « Je ne suis pas la seule qu’ils ont bi­bli­que­ment connue tous les deux ! »

co­rine Ma­rien­neau

la dé­cou­verte du Nou­veau Monde : la mu­sique, le sexe, la drogue. « On fai­sait la manche et c’était plus fa­cile pour moi de chan­ter “Plai­sir d’amour”. C’est lors de ce voyage ini­tia­tique que je me suis trou­vé une iden­ti­té fran­çaise et que j’ai sai­si en ar­ri­vant en Ca­li­for­nie que le rêve de Wood­stock était ré­vo­lu. J’ai com­pris alors que je pou­vais jouer du rock en fran­çais et que j’avais des choses à dire », ex­pli­que­ra plus tard Jean-louis Au­bert (en­tre­tien avec l’au­teur en 1997, ndlr). En quelque sorte, Louis vient d’ou­vrir la voie à son ca­det Jean-louis. Mais les frères de gui­tare pa­tien­te­ront quelques an­nées avant de fon­der un groupe. En at­ten­dant, ils se fré­quentent. Louis, qui ha­bite en­core chez ses pa­rents, s’échappe par­fois dans une com­mu­nau­té si­tuée à Saint-cloud. Au 23, rue du Cal­vaire, cette mai­son en meu­lière donne sur des voies de che­min de fer, ce qui per­met de jouer de la mu­sique toute la nuit. Une jeune dan­seuse y ré­side. En voyant dé­bar­quer le grand brun à l’air lu­naire, Co­rine a un flash. Et même si elle a dé­jà ga­gné son in­dé­pen­dance, elle craque pour le ly­céen. Mais avant de de­ve­nir l’amour Après Jacques Hi­ge­lin, Louis, qui a en­cou­ra­gé Co­rine à prendre la basse, em­barque sa fian­cée dans une nou­velle aven­ture avec le groupe Sha­kin’ Street. Jean-louis, après avoir ac­com­pa­gné Va­lé­rie La­grange à la gui­tare, fait d’autres ren­contres. Olive lui a pré­sen­té un co­pain, Fran­çois Ra­vard. Ce fils de poète de­ve­nu pu­bli­ci­taire ha­bite un grand ap­par­te­ment ave­nue Fré­miet que son père, re­con­ver­ti en an­ti­quaire dans le Pé­ri­gord, lui a prê­té, ain­si qu’une voi­ture. À l’été 1976, Olive, Jean-louis et Fran­çois prennent la ba­gnole pour se rendre à Es Ve­drà, sur le côte sud-ouest d’ibi­za. Le fu­tur ma­na­ger de Té­lé­phone hé­rite du tam­bou­rin et de la cas­quette pour ra­mas­ser la mon­naie aux ter­rasses. Et un jour, alors qu’ils vé­gètent à poil dans une grotte, Jean-louis a une illu­mi­na­tion. Il dé­crète qu’il faut ren­trer à Pa­ris pour mon­ter un groupe. « On l’a tous cru, se sou­vient Fran­çois Ra­vard (en­tre­tien avec l’au­teur en 2008, ndlr). C’est dif­fi­cile à ex­pli­quer, mais dans cette in­sou­ciance propre à la jeu­nesse, on était très sûrs de nous. Sans cal­cul, sans que rien n’existe en­core vrai­ment, on sa­vait que c’était bon. » C’est le mo­ment pour Jean-louis et Louis d’unir leurs ta­lents.

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