Se­le­na Go­mez, la fin de l’in­no­cence

INSTAGIRL L’ex-prin­cesse de Dis­ney est de­ve­nue la femme la plus scru­tée d’ins­ta­gram (76 mil­lions de fol­lo­wers). Se­le­na Go­mez, 23 ans est bien dé­ci­dée à chan­ger son image. En at­ten­dant un grand rôle au ci­né­ma, elle fait un car­ton avec A$AP Ro­cky. Li­bé­rée,

GQ (France) - - Intelligence -

VOUS NE SA­VEZ PAS qui est Se­le­na Go­mez ? Vous n’êtes pas le seul. Même le rap­peur P. Did­dy l’a prise pour la fille du ves­tiaire dans une fête, ra­con­tait-elle ré­cem­ment au GQ amé­ri­cain. Il n’avait pas iden­ti­fié la it-girl aux 76 mil­lions de fol­lo­wers sur Ins­ta­gram. Ja­dis star de Dis­ney Chan­nel, Se­le­na Go­mez, 23 ans, est scru­tée par la presse people de­puis qu’elle a été la pe­tite amie du chan­teur ca­na­dien Jus­tin Bie­ber de 2011 à 2014. « Les stars en­fants sont des cibles fa­ciles, com­mente-t-elle au­jourd’hui. C’est com­pli­qué de de­ve­nir adulte sous les re­gards. » Elle a bien gran­di de­puis Les Sor­ciers de Wa­ver­ly Place, la sé­rie pour en­fants qui l’a ren­due cé­lèbre. « Je suis jeune et j’ai l’air en­core plus jeune. Je peux tou­jours jouer une fille de 16 ans. Mais ça ne cadre pas vrai­ment avec ce que je veux faire », af­firme-t-elle avant d’ajou­ter que Fight Club est son film pré­fé­ré et qu’elle rêve de tour­ner avec son réa­li­sa­teur Da­vid Fin­cher. Ou avec Da­vid O. Rus­sell, ce­lui qui a fait de Jen­ni­fer La­wrence, la star de Hun­ger Games, une ac­trice os­ca­ri­sée pour Hap­pi­ness The­ra­py. Se­le­na a dé­jà com­men­cé sa mue en jouant dans le très trash Spring Brea­kers d’har­mo­ny Ko­rine (2012)… Et cet au­tomne, elle a sor­ti Re­vi­val, son cin­quième al­bum, qui lorgne plus vers Ri­han­na et consorts que vers les ren­gaines de ses jeunes an­nées. Le rap­peur new-yor­kais A$AP Ro­cky, qui chante avec elle le single « Good For You », dé­clare à GQ : « Je crois qu’elle n’est pas en­core tout à fait mûre. Jus­tin Bie­ber est pro­ba­ble­ment le seul mec avec qui elle ait bai­sé. Mais fran- che­ment, je ne crois pas qu’elle ait vou­lu faire un hit avec notre mor­ceau. Elle a sur­tout vou­lu s’ex­com­mu­nier de son image et c’est cou­ra­geux de sa part. » Pas spé­cia­le­ment cho­quée par les pro­pos du rap­peur, elle ajoute : « Mon la­bel ne vou­lait pas que ce soit le pre­mier single, A$AP ne croyait même pas que je le sor­ti­rais. Quand je lui ai en­voyé la chan­son, il m’a ré­pon­du : “Au moins tu l’as fait. C’est co­ol…” » Ré­sul­tat, « Good For You » est le pre­mier mor­ceau de Go­mez, comme de Ro­cky, à en­trer dans le Top 5 amé­ri­cain : il s’est ven­du à plus de 2,5 mil­lions d’exem­plaires. Pour­tant, dans Spring Brea­kers, Se­le­na est « l’in­no­cente » qui repart vers son Texas na­tal avant que ses co­pines ne se perdent dans une or­gie de drogue, de sexe et de vio­lence. Sur la po­chette de son der­nier al­bum, le pre­mier chez In­ter­scope, le la­bel d’emi­nem et de La­dy Ga­ga, elle semble nue mais, à y re­gar­der de plus près, elle porte... une cu­lotte gaine. Bref, Se­le­na est bien dé­ci­dée à cas­ser son image de prin­cesse Dis­ney sans pour au­tant bas­cu­ler dans le trash et le grand gui­gnol comme Brit­ney Spears ou Mi­ley Cy­rus avant elle. Sa mé­thode re­lève plus du dé­ra­page contrô­lé : un pied sur l’ac­cé­lé­ra­teur, une main sur le frein… Elle a ré­cem­ment fait une cure dans une cli­nique de dés­in­toxi­ca­tion mais pas « pour un abus de sub­stance » d’après sa pu­bli­ciste. Ce pa­ra­doxe hol­ly­woo­dien ré­sume as­sez bien le par­cours de cette star en de­ve­nir. Elle sa­lit son image im­ma­cu­lée par pe­tites touches, sans « abus ». Et c’est sû­re­ment pour ça qu’elle ira loin…

phy­siques à l’époque. Elles étaient lourdes, sans as­sis­tance de freins ou de di­rec­tion et il n’y avait pas de pa­lette au vo­lant, c’était rude. Sans ou­blier que nous cou­rions par équipe de deux alors que main­te­nant les pi­lotes se re­layent à trois. Le Mans est de­ve­nu un sprint, de la pre­mière à la der­nière se­conde. Avant, il fal­lait pré­ser­ver sa ma­chine et faire quelques pointes de vi­tesse. Main­te­nant, c’est un Grand Prix de vingt-quatre heures ! » Au­jourd’hui, les voi­tures en­ga­gées en ca­té­go­rie GT, proches des spor­tives du com­merce, ne visent plus la vic­toire au gé­né­ral, de­puis long­temps ré­ser­vée aux pro­to­types hy­brides (LMP 1 et 2) beau­coup plus ra­pides. Alors pour­quoi re­ve­nir ? Parce que la ges­tion de la consom­ma­tion du car­bu­rant a tou­jours eu un rôle cru­cial en course d’en­du­rance, ce qui en fait ac­tuel­le­ment la dis­ci­pline la plus proche des at­tentes des consom­ma­teurs, au point d’être consi­dé­rée par Ford comme un « Grand Prix d’ef­fi­cience ». L’oc­ca­sion idéale pour pro­mou­voir les nou­veaux mo­teurs Eco­boost du construc­teur amé­ri­cain : le « pe­tit » mo­teur V6 3,5 l de la Ford GT dé­ve­loppe plus de 600 che­vaux. Raj Nair, le vice-pré­sident de Ford ex­plique sans am­bages : « Dès le dé­part, nous avons dé­ve­lop­pé la voi­ture en nous as­su­rant qu’elle per­mette à Ford de re­ve­nir au som­met de la ca­té­go­rie GT. » Son an­cêtre, la GT40, a elle aus­si été conçue pour la com­pé­ti­tion, même si le but pre­mier était : la ven­geance. La saga de la GT40 dé­bute en 1963, et elle épouse le mythe des 24 Heures. À l’époque, Ford dé­cide de ra­che­ter Fer­ra­ri. Le deal est bien par­ti, quelques mil­lions de dol­lars d’au­dit sont dé­pen­sés, quand sou­dain En­zo Fer­ra­ri se ré­tracte. Fu­rieux, Hen­ry Ford II dé­cide d’hu­mi­lier l’ita­lien sur son ter­rain : la com­pé- ti­tion et les 24 Heures du Mans, que les bo­lides rouges do­minent ou­tra­geu­se­ment (6 vic­toires suc­ces­sives de 1960 à 1965). Ford de­mande au construc­teur an­glais Lo­la de lui conce­voir ra­pi­de­ment une voi­ture dé­ri­vée de ses propres pro­duc­tions. À peine un an plus tard, la toute nou­velle GT40 est en­ga­gée aux 24 Heures du Mans 1964. Très ra­pides, les Ford manquent cruel­le­ment de fia­bi­li­té et ne fi­nissent pas la course. L’an­née sui­vante, Car­roll Shel­by – par­te­naire de Ford, père des AC Co­bra et ac­ces­soi­re­ment en­ne­mi ju­ré d’en­zo Fer­ra­ri – est ap­pe­lé à la res­cousse pour amé­lio­rer le mo­dèle. La GT40 Mk II prend le dé­part en 1965 sans que per­sonne ne connaisse sa consom­ma­tion d’essence. En­core ra­té : les ra­vi­taille­ments lui font perdre la course, pour la der­nière fois. En 1966, l’avance des Ford est telle que le construc­teur dé­cide de faire pas­ser aux deux pre­mières voi­tures la ligne d’ar­ri­vée en même temps, pour la beau­té de la pho­to. Mau­vaise blague, la voi­ture qui passe (d’un che­veu) en pre­mier sous le dra­peau à da­mier n’est pas dé­cla­rée ga­gnante : par­tie huit mètres plus loin sur la grille de dé­part, la se­conde GT40 a cou-

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