LE LIFESTYLE A EN­FIN SON HORS-SÉ­RIE GQ !

GQ (France) - - La Une -

GQ Life, c’est la vie, en mieux ! De la même fa­çon que notre Ma­nuel du style a édic­té les nou­velles lois du look, GQ Life (9,90 €) de­vrait vite faire au­to­ri­té dans le do­maine re­la­ti­ve­ment in­ex­plo­ré du lifestyle : de­si­gn, sport, voyages, ar­chi­tec­ture, au­to­mo­bile, hor­lo­ge­rie, high-tech… Le tout est dé­cryp­té, ex­pli­qué et va­li­dé par notre ré­dac­tion. Ce hors-sé­rie se­ra ven­du à part et dis­po­nible pen­dant trois mois en kiosques dès le 30 no­vembre 2016.

sont tous vio­lents. Mais chez Pa­ter­son, comme chez moi, le pas­sé de sol­dat n’est qu’un as­pect de notre per­son­na­li­té. » Quand nous l’in­ter­ro­geons, sur une ter­rasse en­so­leillée de Cannes, Adam Dri­ver, 1,89 mètre tout en muscles et en épaules, porte une veste en lin, un T-shirt et un jean bleu ma­rine. Aux pieds, des Stan Smith noires. Et au poi­gnet, un élé­gant chro­no­graphe Mont­blanc. Loin de l’image de hips­ter dé­gin­gan­dé qu’a pu lui don­ner la sé­rie Girls, por­trait des mil­len­nials de Brook­lyn. « Je me sens as­sez dé­con­nec­té de ma gé­né­ra­tion, de son rap­port aux ré­seaux so­ciaux par exemple. Tout ça n’a guère de sens pour moi. » Cet hi­ver, il de­vait tour­ner dans L’homme qui tua Don Qui­chotte de Ter­ry Gilliam (Bra­zil, L’ar­mée des 12 singes…). Serpent de mer de­ve­nu culte (voir dans le do­cu­men­taire Lost in La Man­cha), le film mau­dit a été, pour la cin­quième fois consé­cu­tive, re­por­té. Pas grave, dès le dé­but de l’an­née 2017, Adam Dri­ver se­ra à l’af­fiche de Si­lence, un drame en cos­tumes dans le Ja­pon du XVIIE siècle, si­gné Mar­tin Scor­sese. Puis du pro­chain Ste­ven So­der­bergh ( Lo­gan Lu­cky, avec Chan­ning Ta­tum) puis de Star Wars : Épi­sode VIII. Les rôles s’en­chaînent et ce­la semble le gal­va­ni­ser : « Un film, c’est un truc de ma­lades : on paye des mil­lions de dol­lars pour qu’une cen­taine de per­sonnes quittent leur fa­mille et passent des mois avec des étran­gers. Il faut qu’ils se sentent gui­dés par quel­qu’un qui res­sent une ur­gence à dire quelque chose. » Quant à la charge de tra­vail dé­men­tielle, il l’as­sume avec phi­lo­so­phie : « J’ai ten­dance à trop ana­ly­ser les choses et avoir un plan­ning char­gé est un moyen de ne pas sur­in­ter­pré­ter chaque ré­plique, chaque dé­tail. C’est un peu fa­ti­gant, mais j’ai la chance de tra­vailler avec de tel­le­ment bons réa­li­sa­teurs que c’est dif­fi­cile de dire non et de prendre le temps de se re­po­ser. » Phi­lo­so­phie qu’il ap­plique éga­le­ment à son éton­nant par­cours : « Au dé­but, vous êtes prêt à jouer n’im­porte quoi et vous es­pé­rez juste être payé. Puis, quand vous avez la chance de pou­voir être plus sé­lec­tif, vous vous dites que c’est un mé­dium de réa­li­sa­teur donc vous choi­sis­sez en fonc­tion des réa­li­sa­teurs. Je ne re­cherche pas vrai­ment un type de per­son­nage, je joue les per­son­nages qui sont dans leurs films. » Puis il ajoute qu’il « aime Fel­li­ni et Roh­mer au­tant que Die Hard, qui est d’ailleurs si­gné d’un très bon réa­li­sa­teur : John Mc­tier­nan. » Des goûts éclec­tiques qui lui laissent de la marge. Très pré­cis dans son dis­cours et dé­ter­mi­né dans ses choix, Adam Dri­ver reste ce­pen­dant dif­fi­cile à cer­ner. L’avons-nous vrai­ment ren­con­tré ou avons-nous croi­sé la ver­sion « jar­mu­schienne » ? Au­rait-il été un autre si l’in­ter­view avait été liée à Star Wars ou au Scor­sese ? Voi­là une hy­po­thèse que nous ne pour­rons vé­ri­fier puis­qu’il noie le pois­son : « Je ne suis pas aus­si im­pul­sif que Ky­lo Ren dans Star Wars ni aus­si dé­sin­volte qu’adam dans Girls… En fait, je suis juste un ac­teur. »

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