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GQ (France) - - La Une -

es chiffres sont cruels. En 2005, au cli­max de son règne sur le pe­tit monde de la glisse, l’in­dus­trie du snow­board écou­lait 100 000 planches sur le mar­ché fran­çais. Une dé­cen­nie plus tard, les ventes at­teignent à peine les 30 000 exem­plaires, signe d’un désa­mour fla­grant pour le cou­sin mon­ta­gnard du skate et du surf. Un dé­clin in­ima­gi­nable au re­gard de L’ADN « co­ol & fun » de la dis­ci­pline. Col­por­té par la scène skate ca­li­for­nienne à la fin des an­nées 1970, le snow­board conquiert pe­tit à pe­tit les som­mets avec ses com­bi­nai­sons fluo, son film culte Apo­ca­lypse Snow (1983) à l’au­ra digne du End­less Sum­mer des sur­feurs, et ses fi­gures de l’ex­trême que ces hé­ros têtes brû­lées ne cessent de (ré-) in­ven­ter. Au dé­but des an­nées 1990, le snow est tel­le­ment « en­va­his­sant » que les te­nants de l’es­ta­blish­ment veulent in­ter­dire l’ac­cès aux pistes à ces jeunes « écer­ve­lés » qui sèment la pa­nique dans les sta­tions et dont la pas­sion gri­gnote celle des autres dis­ci­plines, no­tam­ment le ski. C’est là le pre­mier re­vers de la mé­daille : avec l’ar­ri­vée des pa­ra­bo­liques ins­pi­rés du shape des snow­boards puis équi­pés des mêmes ro­ckers (la cam­brure de la spa­tule), voi­là la go­dille à pa­pa dé­pous­sié­rée et la pou­dreuse hors piste plus fa­cile à do­mi­ner. Le snow­board est-il mort pour au­tant ? GQ ose croire que non. Car pour ses pion­niers, il reste la meilleure fa­çon de des­cendre une mon­tagne. Et la pas­sion de ceux qui ont tou­jours su faire un pas de cô­té.

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