L’es­prit de groove

Cas­sius Après dix ans d’ab­sence, les pion­niers de la French Touch ont fait dan­ser toute la pla­nète cette an­née avec leur nou­vel al­bum, Ibi­for­nia. Pour GQ, ils re­viennent sur leurs col­la­bo­ra­tions avec des ar­tistes aus­si pres­ti­gieux que Phar­rell Williams ou

GQ (France) - - La Une -

par­fois « mais je par­viens à les dé­pas­ser ». À l’été 2015, alors qu’il ve­nait d’aban­don­ner ses chro­niques cultu­relles à Ra­dio France, An­toine avait, comme dans un clin d’oeil du des­tin, com­men­cé « des bribes de ro­man ». Puis, il y a eu l’at­taque et le be­soin, « brut », d’af­fron­ter la réa­li­té. Au­jourd’hui, An­toine écrit un deuxième texte (une fic­tion, sur un tout autre su­jet) avec une am­bi­tion mo­deste : sé­duire « ceux qui ont ai­mé la mu­sique de mes mots, donc ce se­ra un cercle plus res­treint ». Mais c’est in­dé­niable : tra­ver­ser ce drame a fait tom­ber des bar­rières qui frei­naient sa dé­marche vers l’écri­ture : « Je ne sais pas pour­quoi, mais quelque chose s’est dé­blo­qué, ex­plique-t-il. Je viens de lire Rien ne s’op­pose à la nuit de Del­phine de Vi­gan : elle y ex­plique que la crise de sa mère l’a ai­dée dans son tra­vail. » Vivre de l’écri­ture et de la ra­dio ( après des études de droit, il a com­men­cé... au stan­dard de RTL) le com­ble­rait, sans nul doute. Des mé­tiers qui peuvent pré­ser­ver l’ano­ny­mat, à l’in­verse de la té­lé­vi­sion. Craint-il, par­fois, cette no­to­rié­té, même si elle fait af­fluer les pro­jets ? « Je ne cherche pas à connaître l’in­ten­tion des gens, si­non je se­rais per­pé­tuel­le­ment mé­fiant. Je veux avant tout être lé­gi­time. » Lu­cide, en­core. Et la prio­ri­té reste Mel­vil, bien­tôt deux ans. Il va bien : « C’est un pe­tit gar­çon comme les autres. » _ FA­BRICE TASSEL

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