WILLIAM LEBGHIL : “VINCENT EST COMME UN FRÈRE”

GQ (France) - - Culture - PRE­MIÈRE AN­NÉE DE THO­MAS L IL T I, EN SALLES LE 12 SEP­TEMBRE.

Grand pote de Vincent Lacoste, l’ac­teur ré­vé­lé par la sé­rie

So­da par­tage avec lui l’af­fiche de Pre­mière

an­née, de Tho­mas Lil­ti. Il nous ra­conte...

Ils em­pilent les points com­muns : comme Lacoste, William Lebghil est doué de ce co­mique na­tu­rel et sub­ti­le­ment per­ché ; comme lui, il a été ré­vé­lé p ar Riad Sat­touf ; comme lui en­core, ce grand da­dais ( en app arence) de 27 ans mul­ti­plie les sor­ties en 2018 – Ami

Ami ( Vic­tor Saint Ma­ca­ry), Voyez comme on danse ( Mi­chel Blanc). Ces deux grands an­gois­sés de la vie sont à l’af­fiche de Pre­mière

an­née, de Tho­mas Lil­ti, qui conte le rude quo­ti­dien d’étu­diants en mé­de­cine.

QUE VOUS INS­PIRE CE MONDE ULTRA-COMPÉTITIF QUE LE FILM DÉPEINT AVEC BRIO ?

Je l’ai dé­cou­vert en même temps que le per­son­nage de Ben­ja­min, lors du tour­nage à l ’ uni­ver­si­té Des­cartes. Je ne suis pas al­lé à la fac, si ce n’est une de­mi­jour­née en lettres à Cen­sier, pour faire plai­sir à mes pa­rents. Il fal­lait vrai­ment tra­vailler et être au­to­nome, j’ai ra­pi­de­ment eu en­vie de faire autre chose... et j’ai été sou­te­nu par ma fa­mille.

DANS LE FILM, LES INÉGALITÉS SONT SUR­TOUT LIÉES À L’HÉ­RI­TAGE CULTU­REL. QUE PENSEZ-VOUS DU DÉTERMINISME SO­CIAL DÉFENDU PAR PIERRE BOURDIEU ?

En deuxième an­née de mé­de­cine, on voit que la mixi­té so­ciale s’ame­nuise. Je suis is­su de la middle class, j’ai gran­di en Seine- et- Marne, mon ap­par­te­ment n’était pas rem­pli de bou­quins mais j’ai eu une en­fance gé­niale. On peut tou­te­fois réus­sir, l ’ école est là pour at­té­nuer les inégalités.

LE FILM FAIT AUS­SI L’ÉLOGE DE L’AMI­TIÉ. COM­MENT AVEZ-VOUS TRAVAILLÉ LE RÔLE AVEC VINCENT LACOSTE ?

Tho­mas Lil­ti est par­ti de notre ami­tié réelle, c’était donc as­sez na tu­rel. Quand une scène est com­pli­quée, on peut s’ap­puyer sur l’autre et sor tir le meilleur de soi. Tho­mas est éga­le­ment mé­de­cin, et comme on est un peu hy­po­con­driaques, c’était ras­su­rant !

RACONTEZ- NOUS VOTRE PRE­MIÈRE REN­CONTRE...

C’était sur le tour­nage de Jack y au royaume des filles, de Riad Sat­touf. Je de­vais jouer le cou­sin ma­lé­fique et Riad vou­lait que je le gifle! On ne s’est p as quit­tés de - puis. C’est un frère pour moi. Quand ça ne va pas, on dé­guste des pe­tits plats.

COMME LACOSTE, VOUS DEVEZ VOS PRE­MIERS PAS À RIAD SAT­TOUF…

Riad était ve­nu faire un cas­ting dans mon école de théâtre. Son scé­na­rio était gé­nial, je l’ai sui­vi trois sai­sons dans sa web- sé­rie,

Mes­co­locs. J’ai dé­cou­vert la ca­mé­ra et l’am­biance d’un tour­nage. Il m’a don­né en­vie de faire du ci­né­ma.

SOU­HAI­TEZ-VOUS TEN­TER D’AUTRES RE­GISTRES QUE LE CO­MIQUE ?

La co­mé­die, c’est ce que je sais faire. Jouer des rôles tra­giques se­rait moins na - tu­rel, même si je vis des drames, comme cha­cun.

William Lebghil et Vincent Lacoste, beaux gosses.

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