L’hé­ri­tage d’un géant

Grands Reportages - - Week-end Espagne -

Pro­fon­dé­ment at­ta­ché à Barcelone, sa ville na­tale, en­ga­gé dans la lutte contre le fran­quisme, An­to­ni Tà­pies (1923-2012) res­te­ra pro­ba­ble­ment comme le plus grand ar­tiste es­pa­gnol de la fin XXe siècle. Il ré­vo­lu­tion­na la pein­ture par un nou­veau lan­gage, un style qua­li­fié par­fois d’in­for­mel, brut et pauvre. Son oeuvre est mar­quée par une vio­lence de l’ex­pres­sion et de la ma­tière. Les couleurs ternes (noir, blanc, bistre) contrastent par­fois avec un rouge san­gui­nolent. En 1984, la Fon­da­tion Tà­pies a vu le jour. Elle loge dans un édi­fice mo­der­niste (1881) de l’Eixample, oeuvre de l’ar­chi­tecte Do­mè­nech i Montaner. La façade, d’ins­pi­ra­tion mau­resque, est sur­mon­tée d’une sculp­ture géante en fil d’alu­mi­nium. La fon­da­tion ex­pose par rou­le­ment près de 300 ta­bleaux, sculp­tures, des­sins et gra­vures lé­gués par l’ar­tiste, mais aus­si le travail d’ar­tistes contem­po­rains es­pa­gnols ou étran­gers peu conven­tion­nels. www.fun­da­cio­ta­pies.org

La bi­blio­thèque de la Fon­da­tion Ta­piès pos­sède un très riche fonds sur l’art du XXe siècle et les arts orien­taux

qui ont in­fluen­cé son oeuvre.

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