EN ROUE LIBRE CHEZ LES HEL­VÈTES

Der­nières vé­ri­fi­ca­tions avant le dé­part : un vé­lo, deux bat­te­ries dont une de se­cours, un char­geur, un casque, une gourde et quelques pâtes de fruit… Nous voi­là prêts pour dé­cou­vrir, nez au vent, la na­ture pro­fonde de nos voi­sins suisses. Notre cible : le

Grands Reportages - - Sommaire - TEXTE ÈVE SCHOL­TÈS

Der­nières vé­ri­fi­ca­tions avant le dé­part : un vé­lo, deux bat­te­ries dont une de se­cours, un char­geur, un casque, une gourde et quelques pâtes de fruit… Nous voi­là prêts pour dé­cou­vrir, nez au vent, la na­ture pro­fonde de nos voi­sins suisses. Notre cible : le lac de Neu­châ­tel. Tron­çons choi­sis entre le can­ton de Ju­ra & Trois-Lacs et ce­lui de Fri­bourg.

Et si les Suisses n’étaient pas si… suisses ? L’ac­cent un rien flem­mard, la neu­tra­li­té en ban­dou­lière et une spé­cia­li­té ès hor­loge et cho­co­lat, ils tue­raient éga­le­ment leur patrimoine à grands coups d’ur­ba­nisme chao­tique. Voi­là quelques-unes des images qui en­va­hissent les es­prits à l’évo­ca­tion de nos voi­sins con­fé­dé­rés. Mais que valent-elles ? Nous sommes en selle, ver­sion élec­trique, pour ren­con­trer la vraie Suisse. Le ser­vice pro­po­sé par SwissT­rails est all­round : prise en charge, hé­ber­ge­ment, trans­fert des ba­gages et as­sis­tance com­pris. Pré­ci­sion, ef­fi­ca­ci­té et ré­gu­la­ri­té : les cli­chés ont la vie dure. Ou sont-ce nos a

prio­ri ? Car la Suisse n’est pas seule­ment un autre pays du fro­mage, elle est aus­si ce­lui du vé­lo. La Con­fé­dé­ra­tion dé­ve­loppe de­puis 2008 plu­sieurs modes de dé­pla­ce­ment doux : le vé­lo, avec 8 500 ki­lo­mètres de pistes, la ran­don­née pé­destre, le VTT ou le rol­ler. Elle est le seul pays au monde à pro­po­ser une norme qui règle de ma­nière uni­forme la si­gna­li­sa­tion pour la mo­bi­li­té douce : pour nous, des pan­neaux rouges dé­co­rés d’un vé­lo blanc et de car­rés bleus…

JOUR 1. Yver­don-les-Bains : ville et na­ture, entre les deux c’est la co­exis­tence pacifique

217 ki­lo­mètres car­rés d’eau douce nous contemplent. Yver­don-les-Bains est le point de dé­part de notre road­mo­vie à deux roues, et l’en­trée sud du lac de Neu­châ­tel. L’an­cienne co­lo­nie celte, for­ti­fiée par les Ro­mains qui pro­fitent de la dé­cou­verte de sources sul­fu­reuses chaudes pour construire les pre­miers thermes, tourne néan­moins le dos à son lac. Quelques ca­naux et bases nau­tiques font illu­sion, mais la re­la­tion du couple est à sec de­puis que l’eau, qui lé­chait au­tre­fois les pieds du châ­teau, s’est re­ti­rée. Stig­mate de ce pas­sé : les fon­da­tions de l’im­po­sant édi­fice mé­dié­val, exemple par­fait de car­ré sa­voyard flan­qué de quatre tours rondes, re­posent sur un som­mier de pi­lo­tis plan­tés dans des ter­rains al­lu­viaux. Tan­dis que la ville vante ses atouts ci­vi­li­sés et pié­ton­niers entre culture, architecture et bien-être, le lac dé­fend une sau­va­ge­rie toute re­la­tive, amé­na­gée pour ac­cueillir une faune hé­té­ro­clite : ama­teurs de nau­tisme, pê­cheurs, gla­neurs, ani­maux plus ou moins sau­vages… Au nord la ré­serve de la Grande Ca­ri­çaie dresse ses vi­sages de Ca­margue en di­rec­tion d’Es­ta­vayerle-Lac. Au sud les mo­bile homes et les ca­ba­nons ri­va­lisent de cus­to­mi­sa­tions in­so­lites. La cir­cu­la­tion d’un uni­vers à l’autre s’ac­com­plit ai­sé­ment : le cy­clo­tou­riste, en Suisse, est le roi de la route…

JOUR 2. Yver­don-les-Bains/Tra­vers : les Suisses ont les pieds sur terre et le ventre plein

La terre, c’est un peu l’as­su­rance-vie des Suisses : 60 % des ali­ments consom­més sont pro­duits dans le pays. La piste qui conduit à Orbe et aux mo­saïques gal­lo-ro­maines de Bos­céaz confirme la sta­tis­tique : des champs de tourbe à perte de vue, pi­qués de plants de lé­gumes et de blés on­doyants. L’agri­cul­ture suisse est aus­si vi­vrière. Yver­don-les-

Bains n’a ces­sé d’agran­dir sa sur­face agri­cole de­puis le mi­lieu du XIXe siècle, no­tam­ment en as­sé­chant les ma­rais alen­tours, et loue de­puis les an­nées 1940 quelque 350 jar­dins fa­mi­liaux. Dans un lo­tis­se­ment de ca­ba­nons amé­na­gés, flan­qués d’au­tant de dra­peaux que le siège de l’ONU à New York, nous croi­sons Phi­lippe Per­re­noud. Ce sexa­gé­naire globe-trot­ter cultive en fa­mille et concourt

chaque an­née au pal­ma­rès du plus beau jar­din, ré­com­pen­sé par six bou­teilles de vin vau­dois : « Lo­caux ou mi­grants, ici tout le monde a sa chance. Les par­celles nese trans­mettent pas, il faut s’ins­crire sur une liste d’at­tente. C’est un­peul’in­té­gra

tion par le jar­di­nage! » Mais notre pro­chaine es­cale nous at­tend. La route est longue et l’ascension rude jus­qu’à Tra­vers, 735 mètres d’al­ti­tude.

MON­TAGNE OU RI­VIE­RA, SA­PI­NIÈRES OU PRAI­RIES : LES PAY­SAGES DÉ­FILENT, CHANGEANTS ET PAI­SIBLES

Grâce à l’as­sis­tance élec­trique, aux che­mins de fer suisses aus­si, les ki­lo­mètres et les dé­ni­ve­lés dé­filent. La route cô­tière qui mène à Neu­châ­tel dé­ploie des pay­sages va­riés. Si ce n’est la sil­houette du mas­sif du Ju­ra, la com­po­si­tion évoque les bords de mer. Mais les alpages nous ra­mènent en Suisse…

JOUR 3. Dis­trict du Val-de-Tra­vers : que la mon­tagne est belle…

Sa­pi­nières, abruptes for­ma­tions cal­caires for­mées par les re­liefs du Ju­ra, ré­serves na­tu­relles et prai­ries où paissent des vaches dont le lait ali­mente la fro­ma­ge­rie de gruyère AOC et la viande l’abat­toir ré­gio­nal aux Ponts-des-Mar­tel… Le cir­cuit du jour longe l’Areuse. La ri­vière ra­conte une na­ture ty­pique qu’une po­li­tique vo­lon­ta­riste de la Con­fé­dé­ra­tion contri­bue à pré­ser­ver : le main­tien des pe­tites ex­ploi­ta­tions ru­rales fa­mi­liales. Les pay­sans ouvrent vo­lon­tiers leur porte pour par­ta­ger des tra­di­tions res­pec­tueuses de la na­ture. Cer­tains, comme les Beck, in­vitent tou­ristes et éco­liers à vivre une « Aven­ture sur la Paille », comme les 200 agri­cul­teurs hel­vètes af­fi­liés à l’as­so­cia­tion Agri­tou­risme Suisse. Le pas­sé du dis­trict dé­file : les mines d’as­phalte à Tra­vers ; l’hor­lo­ge­rie, l’Art nou­veau et Le Cor­bu­sier à La Chaux-de-Fonds ; l’ab­sinthe dite « fée verte » dont le ber­ceau his­to­rique se si­tue à Cou­vet… Il faut bien l’ascension (très) dif­fi­cile jus­qu’au Creux-duVan pour me­su­rer et as­si­mi­ler la va­leur de ce patrimoine. Le cirque ro­cheux dé­ploie ses fa­laises ver­ti­gi­neuses au-des­sus d’un vide ma­gné­tique. Le Grand Ca­nyon n’est pas loin, rangers com­pris, sans la cou­leur rouge. Mais le pié­ti­ne­ment consu­mé­riste des abon­dants vi­si­teurs nuit trop en­core aux ef­forts de pré­ser­va­tion et de ré­in­tro­duc­tion d’es­pèces pour per­mettre à la ré­serve na­tu­relle suisse d’éga­ler son illustre cou­sine d’Amé­rique.

JOUR 4. Tra­vers/Neu­châ­tel : ri­ra bien sur la ri­vie­ra ?

Le Val-de-Tra­vers nous laisse sur la paille. Nos or­ga­nismes di­gèrent mal l’ex­cès de dé­ni­ve­lé. Nous avons dû re­cu­ler de­vant l’ef­fort par­fois, mal­gré des bat­te­ries bien char­gées, pous­sant nos lourdes

« POUR L’AGRI­CUL­TURE COMME POUR LE RESTE, IL FAUT FAIRE LES CHOSES AVEC LE COEUR.»

mon­tures à hue et à dia… Nos hôtes, Isa­belle et Fran­çois Beck, nous ré­galent une der­nière fois avant la des­cente vers le lac : « Pour l’agri­cul­ture, comme pour le reste, il faut faire les choses avec le coeur. » Nous dé­va­lons la route gou­dron­née, l’es­prit lé­ger et du vent dans les mol­lets. L’avant-gar­disme des Suisses en ma­tière d’éner­gie re­nou­ve­lable prend corps : l’Areuse chan­gée en gorge abrite à Combe-Ga­rot une usine hy­dro­élec­trique du XIXe siècle en­core en fonc­tion. Leur douce fo­lie aus­si, jus­qu’au comble : à Noi­raigue, un ar­chi­tecte pay­sa­giste à la re­traite passe son temps les mains dans le cam­bouis de voi­tures an­ciennes alors qu’il a pas­sé sa vie à les plon­ger dans la terre. Tout comme leur ci­visme, pré­coce : deux ga­mins en­filent leur gi­let de pa­trouilleurs pour sur­veiller et en­ca­drer la sor­tie de l’école à Bou­dry, juste pour ai­der et être utile. Mais la pa­ren­thèse en­chan­tée se re­ferme brus­que­ment. Le bruit et la fu­reur de la ville nous at­tendent au coin du bois, une fois pas­sée l’orée de la fo­rêt com­mu­nale… La piste cy­clable longe l’en­fer d’une route à grande vi­tesse. Nous lou­voyons dans un dé­dale de lo­caux com­mer­ciaux en ex­pan­sion, d’usines aux re­jets nau­séa­bonds, de sièges so­ciaux ru­ti­lants et de cam­pings char­gés avant de ral­lier, as­phyxiés et son­nés, la rive et son am­biance de Ri­vie­ra mé­di­ter­ra­néenne. L’an­cien port la­custre de­ve­nu sta­tion bal­néaire est une in­vi­ta­tion au far­niente. Nous l’ac­cep­tons…

JOUR 5. Neu­châ­tel/Mo­rat : Voir Neuch’ et puis par­tir

« Neuch’ », c’est Neu­châ­tel pour les quelque 4 400 étu­diants de la qua­trième ville suisse-ro­mande. Mais dif­fi­cile d’éva­luer le ni­veau uni­ver­si­taire hel­vète : le so­leil est au zé­nith, l’an­née se ter­mine. Les étu­diants migrent vers les plages de Jeunes Rives, avant de ral­lier le quai Os­ter­vald au centre. « La ville cou­pée dans une plaque de beurre » – les fa­çades af­fichent une teinte bou­ton-d’or plu­tôt lai­tière – jouit d’une at­mo­sphère mé­ri­dio­nale pro­pice à l’er­rance cultu­relle, très fran­çaise au re­gard des ar­chi­tec­tures mo­nu­men­tales et pay­sa­gères, ou aqua­tique : les pieds ma­rins choi­si­ront la croi­sière

qui re­lie les lacs de Neu­châ­tel et de Mo­rat via le ca­nal de la Broye, les autres le pé­da­lo pour contem­pler la ville de­puis des eaux bleu vert belles, mais peu re­com­man­dées aux bai­gneurs. Suivre la piste reste de loin pré­fé­rable pour flâ­ner alen­tour, no­tam­ment en di­rec­tion du port de Saint-Blaise où trône la ma­gis­trale sculp­ture de Ma­rio Bot­ta ins­tal­lée à l’oc­ca­sion des cé­lé­bra­tions du ju­bi­lé du vil­lage. Mais une sur­prise sur­git au ca­nal de Thielle si­tué à l’in­ter­sec­tion des lacs de Neu­châ­tel et de Bienne, au car­re­four des can­tons de Ju­ra & Trois-Lacs, Berne et Fri­bourg : nous pas­sons en zone ger­ma­no­phone et il faut s’adap­ter à la langue. Ou pas, car la tra­ver­sée du Grand-Ma­rais laisse sans voix. Le plus vaste jar­din ma­raî­cher du pays donne le tour­nis tant il s’étend à l’in­fi­ni. Sans re­père, nous

VI­GNOBLES DE QUA­LI­TÉ, FRO­MAGE D’AL­PAGE SA­VOU­REUX : AU­TANT DE PLAI­SIRS GUS­TA­TIFS À DÉ­COU­VRIR

par­cou­rons le vi­gnoble de Vul­ly. La plus pe­tite AOC suisse sur­plombe le lac de Mo­rat de ses par­chets plan­tés es­sen­tiel­le­ment de chas­se­las. Le vi­gnoble est en pleine re­con­quis­ta grâce au grain de fo­lie d’une nou­velle gé­né­ra­tion de vi­gne­rons dont la ba­taille oe­no­lo­gique est en passe d’être ga­gnée. Comme la nôtre lorsque nous ar­ri­vons à Mo­rat à la nuit tom­bée à force d’éga­re­ment, de détours aléa­toires et de che­mins de tra­verse…

JOUR 6. Mo­rat/Fri­bourg : vive les dif­fé­rences !

La nuit porte con­seil. Le pe­tit-dé­jeu­ner aus­si, sur­tout dans la ver­sion très « Frühstück » al­le­mand, ser­vi ce ma­tin-là : des pains va­riés, de la char­cu­te­rie, du fro­mage, des oeufs et des sau­cisses ac­com­pagnent les jus de fruits, confi­tures, cé­réales et lai­tages plus cou­ram­ment consom­més sous nos la­ti­tudes. Mo­rat, nous voi­là ! La bour­gade ba­roque, fon­dée au XVe siècle, a conser­vé ses charmes d’an­tan jus­qu’aux murs de dé­fense et aux douze tours qui cein­turent la ville. Trop peut-être tant elle ap­pa­raît comme une ville musée à la pro­pre­té his­to­rique presque né­vro­tique. Notre in­té­rêt s’éteint. Nous ral­lions Fri­bourg par le train pour re­trou­ver un es­prit libre. Hu­bert Au­driaz, vi­si­teur éphé­mère du Mont­martre des an­nées 1950 et ani­ma­teur dé­voué à sa Basse-Ville, est une fi­gure em­blé­ma­tique de la cité mé­dié­vale. Seul Fri­bour­geois au­to­ri­sé à cir­cu­ler sans casque sur son « bo­guet » (vé­lo­mo­teur en langue « bolze »), l’ar­tiste-peintre s’éver­tue à pré­ser­ver l’âme et la fo­lie douce de ce quar­tier po­pu­laire où il naît en 1940 au sein d’une fa­mille de onze en­fants. « Icion s’oc­cupe plus des gens que des fa­çades. On reste des en fants libres, un trait de ca­rac­tère qui ef­frai et ou jours un peu les­gensd’en-haut. Mais, sans pas­sé et sans mé­moire, on n’a pas d’âme… » Lui met la sienne, as­sis­té par une cen­taine d’en­fants, à créer chaque an­née un par­cours ma­gique thé­ma­tique, peu­plé de créa­tures en pa­pier mâ­ché et d’ins­tal­la­tions éphé­mères, dans les jar­dins du Gra­ben­saal. Mais Fri­bourg pré­sente d’autres charmes, dis­sé­mi­nés à chaque coin de rue. La ca­tho­lique bi­lingue est une ville à deux vi­sages : mo­derne et ro­mande en haut, ty­pique et alé­ma­nique en bas. Ces deux mondes, re­liés par une his­toire com­mune et unis par les ponts qui en­jambent la ri­vière Sa­rine, se cô­toient et se ré­pondent grâce à un cos­mo­po­li­tisme de bon aloi.

JOUR 7. Fri­bourg/Ge­nève : épi­logue

Le tra­jet re­tour vers la France est l’oc­ca­sion de dres­ser le bi­lan de cette aven­ture. Notre sé­jour en roue libre chez les Hel­vètes re­mue pas mal de choses. Nos or­ga­nismes d’abord, après les ef­forts four­nis pen­dant cette se­maine cy­cliste. Nos es­prits en­suite qui, pé­tris d’a prio­ri et de vé­ri­tés qu’ils vou­laient suisses, rentrent élar­gis et ra­fraî­chis par une évi­dence neuve : les Suisses ne sont pas si suisses, en fait… Si l’hor­lo­ge­rie et le cho­co­lat font bel et bien par­tie de la carte pos­tale, le trous­seau « ma­dein can­ton hel­vé­tique » mé­rite mieux, si­non autre chose. Quelques coups de pé­dale suf­fisent à le dé­cou­vrir : tous à vos selles !

- PHO­TOS GUILLAUME RI­VIÈRE

Éti­rée entre le mas­sif du Ju­ra et le lac de Neu­châ­tel, au dé­part d’Yver­don-les-Bains, la plaine de l’Orbe ouvre une pers­pec­tive in­édite, si­non in­con­nue, sur la Suisse. La pa­trie des banques fait aus­si dans l’ali­men­taire grâce à un sol nour­ri­cier et des terres fer­tiles.

Au concours de la plus belle ter­rasse du lac de Neu­châ­tel, Sé­bas­tien, Louane et Ju­lie Bauen (de gauche à droite) cultivent leur dif­fé­rence :

des lé­gumes plu­tôt que des fleurs viennent dé­co­rer le cam­ping-res­tau­rant familial

Les Pins, à Grand­son.

1 400 mètres de large pour

200 mètres de hau­teur… Si le som­met du Creux-du-Van,

dans le Val-de-Tra­vers, se mé­rite, le pa­no­ra­ma qu’offre ce cirque est à cou­per le souffle.

La Con­fé­dé­ra­tion est à ce jour, et de­puis 2008, le seul pays du monde à pro­po­ser une si­gna­li­sa­tion propre aux modes de dé­pla­ce­ment doux : vé­lo bien sûr, mais aus­si ran­don­nées à pied, à VTT et à rol­ler. Le lac de Neu­châ­tel ne vole pas son ap­pel­la­tion de Ri­vie­ra suisse. L’au­then­ti­ci­té de son pay­sage et de son architecture, son cli­mat et son art de vivre ri­va­lisent sans pro­blème avec sa cou­sine mé­di­ter­ra­néenne.

Les vins du Vul­ly signent le re­nou­veau d’un ter­roir de 150 hec­tares culti­vé prin­ci­pa­le­ment

en chas­se­las et pi­not noir par des ar­ti­sans qui bous­culent le style et l’image de la

pro­duc­tion lo­cale. Idéale pour un sé­jour en fa­mille ou pour une es­ca­pade ro­man­tique, Neu­châ­tel sé­duit au­tant pour son cadre très na­ture que

pour sa vie ci­ta­dine.

À Bou­dry, des « pa­trouilleurs », éco­liers vo­lon­taires, veillent à la sé­cu­ri­té des en­fants et règlent eux-mêmes la cir­cu­la­tion à la sor­tie des classes.

Hu­bert Au­driaz est res­té l’en­fant libre du quar­tier de l’Auge, à Fri­bourg, qui l’a vu naître en 1940. Fi­gure de la Basse-Ville, ar­tiste et ex-ho­ckeyeur, il conti­nue de ba­la­der son es­prit bo­hème et sa gouaille « bolze » che­veux aux vents.

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