LE FILM DU MOIS: CHAR­LIE’S COUN­TRY |

Grands Reportages - - Actus Ici -

À 17 ans, l’ac­teur abo­ri­gène Da­vid Gul­pi­lil cre­vait dé­jà l’écran à l’oc­ca­sion de son pre­mier film, Wal­ka­bout, réa­li­sé par Ni­co­las Roeg, pré­sen­té au fes­ti­val de Cannes en 1971. Par la suite, l’ac­teur par­ti­ci­pa à une ving­taine de films ( dont Cro­co­dile Dun­dee et Ten Ca­noes). Pour un abo­ri­gène éle­vé dans le bush et se­lon les cou­tumes tra­di­tion­nelles, cette car­rière ci­né­ma­to­gra­phique est unique, ex­cep­tion­nelle, mais elle se­ra per­tur­bée par le dé­mon de l’al­cool qui plon­ge­ra l’ac­teur dans la mar­gi­na­li­té et la pri­son. Ami de Da­vid Gul­pi­lil, le réa­li­sa­teur Rolf de Heer vien­dra lui rendre vi­site dans sa cel­lule puis dans un centre de dés­in­toxi­ca­tion. C’est au fil de ces ren­contres qu’émerge l’idée de réa­li­ser un film, Char­lie’s Coun­try dont Da­vid se­rait le hé­ros prin­ci­pal : un film sur sa vie, même si le scé­na­rio de­meure fic­tion­nel, met­tant en pers­pec­tive les condi­tions de vie d’un abo­ri­gène dans un pays qui, en dé­pit des pro­grès au­jourd’hui réa­li­sés, a tou­te­fois spo­lié les terres du peuple au­toch­tone. Char­lie’s Coun­try, grâce à la per­son­na­li­té, l’élé­gance, la di­gni­té et l’hu­mour de Da­vid Gul­pi­lil ( il a ob­te­nu le prix du meilleur ac­teur au Fes­ti­val de Cannes/ Un cer­tain re­gard), est un film aus­si sub­til que pro­fon­dé­ment hu­main. À dé­cou­vrir de toute ur­gence. Char­lie’s Coun­try, réa­li­sé par Rolf de Heer. Dans les salles à par­tir du 17 décembre.

50 places pour les lec­teurs de Grands Re­por­tages sont à ga­gner sur www. grands- re­por­tages. com/ concours

Au centre, le cha­ris­ma­tique Da­vid Gul­pi­lil, hé­ros de ce film au­then­tique.

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