CES VOYAGES PER­MET­TRONT D’OB­TE­NIR UN BI­LAN SCIEN­TI­FIQUE CONSI­DÉ­RABLE

Grands Reportages - - Australie -

ui­conque par­court une carte ré­cente de l’Aus­tra­lie se prend tôt ou tard dans ce fil cô­tier qui, de Dar­win à la Tas­ma­nie, conduit à un archipel Bo­na­parte, un cap Cu­vier, une baie du Géo­graphe, mène à une pé­nin­sule Fleu­rieu ou une île Bru­ny. Pour­quoi tant de noms fran­çais dans l’Océa­nie de Sa Gra­cieuse Ma­jes­té ? La ré­ponse à cette ques­tion ouvre sur l’une des plus belles pages de l’His­toire ma­ri­time et scien­ti­fique. Si, en 1770, le ca­pi­taine Cook est le pre­mier Eu­ro­péen à prendre pos­ses­sion d’une par­tie de la terre aus­tra­lienne, ce sont les ex­plo­ra­teurs fran­çais des XVIIIe et XIXe siècles qui ont le plus oeu­vré dans la dé­cou­verte scien­ti­fique de l’île conti­nent.

Ai­man­té par des pa­tro­nymes tels que Frey­ci­net,

Ha­me­lin ou Gui­che­nault cou­vrant la nu­di­té des côtes sau­vages de Shark Bay, je me re­trouve cet après- mi­di d’avril dans le Cess­na quatre places de Mar­ga­ret, porte droite ou­verte, à pho­to­gra­phier du ciel quelques mer­veilles géo­gra­phiques et his­to­riques de l’Aus­tra­lie- Oc­ci­den­tale. Mar­ga­ret, la soixan­taine éner­gique, connaît bien son af­faire. Alors que nous sur­vo­lons le ri­vage ouest de la pé­nin­sule de Pé­ron, j’en­tends sa voix dans le casque qui me pré­dit ré­gu­liè­re­ment et sû­re­ment l’ar­ri­vée des formes et des cou­leurs sous mon ob­jec­tif. Ici, le rouge de l’out­back vient se dis­soudre dans les bleus et les verts de l’océan In­dien. En pas­sion­né, mon pi­lote n’omet pas de me par­ler de ce Fran­çois Pé­ron, in­tré­pide na­tu­ra­liste fran­çais qui a lais­sé son nom à la pé­nin­sule cen­trale de la baie et au Parc na­tio­nal qui en couvre un bon tiers. Il fut l’un des prin­ci­paux ac­teurs du Voyage aux Terres aus­trales de 1800- 1804, la grande ex­pé­di­tion com­man­dée par Ni­co­las

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