VAL­LÉE DE TSUM LA BELLE DIS­CRÈTE

Grands Reportages - - Népal -

À L’EST DU MA­NAS­LU, LA VAL­LÉE DE TSUM FAIT PAR­TIE DES BEYUL, CES VAL­LÉES CA­CHÉES PRO­MISES AU BON­HEUR TER­RESTRE PAR MILAREPA LUI-MÊME. À DEUX PAS DU TI­BET, VOYAGE VERS LES CONFINS DE NÉ­PAL, TOUT DE BEAU­TÉ SIMPLE ET D’ISO­LE­MENT LÉ­GER…

On peut se sou­ve­nir pré­ci­sé­ment d’un pre­mier pas vers un lieu long­temps ima­gi­né, rê­vé. Dé­cembre 2015. Cin­quante mètres au-des­sus de l’em­bran­che­ment des eaux de la Bud­hi Gan­da­ki et de la Siyar Kho­la, l’en­vo­lée du sen­tier (un éta­ge­ment de marches raides, aux lauzes ré­gu­lières de près de deux mètres, fuyant droit vers les schistes de la gorge sous des pins im­menses), des­sine tout en­tière la pro­messe at­ten­due de Tsum. Nous sommes au bout de l’iti­né­raire com­mun au tour du Ma­nas­lu, qui signe l’ap­proche de la val­lée de Tsum, re­ti­rée à quelques cen­taines de mètres de dé­ni­ve­lée de notre mo­deste point ac­tuel, un bout de pont sus­pen­du entre Gam­pul et Niak. Comp­ter men­ta­le­ment : Tsum avant Tsum ? Une longue re­mon­tée calme, au fil des gorges de la puis­sante Bud­hi, qui stoppe au jour 4 ou 5 pour bas­cu­ler plein est. Je me sou­viens en­core du pan­neau « lo­ca­tion », et de la pein­ture naïve de son plan simple et clair : la branche amont de la Bud­hi Gan­da­ki file sur le loin­tain Lar­kya La, an­ti­chambre d’al­ti­tude (5 160 m) et clef de la cir­cu­mam­bu­la­tion est-ouest au­tour du Ma­nas­lu. Au-de­là des gorges mas­sives, où nous n’irons donc pas, de mé­moire : la ré­gion fron­ta­lière de la Nu­bri, les vil­lages Bho­tias de Deng, Ra­na, le pla­teau de Prok, Man­rung, Shyu, Lho, Sa­ma­gaon, Sam­do. Les uni­vers des ha­meaux et des gom­pas de la Nu­bri. Les pâ­tu­rages jaunes et ras et des yacks. Les cas­cades d’ar­gent des gla­ciers et des faces dé­me­su­rées. Puis le col, et la des­cente sur Bim­tang. Soit sept à juit jours de marche vers l’al­ti­tude, à pro­gres­ser vers l’ouest de la chaîne au ras du Ti­bet, droit vers le mas­sif sui­vant (les Annapurna), entre sen­tiers et camps de base pleins de mé­moire d’ex­pés, de groupes lea­der gu­rung et de potes dis­pa­rus. Mais aus­si (il existe tou­jours des mon­tagnes de lu­mières in­crus­tées au coeur des mon­tagnes de l’ab­surde) de gom­pas flot­tantes sous le ciel et de ga­mins aux vi­sages de crasse et de sou­rires écla­tants me­nant des yacks par le bout du nez… Reste que les le­vers de so­leil sur les deux py­ra­mides som­mi­tales du Ma­nas­lu, la mon­tagne des Ja­po­nais, le hui­tième som­met de la pla­nète, ne sont pas pour cette fois. La pro­messe de Tsum ne fait que frô­ler le tour du Ma­nas­lu et ses dé­me­sures. Et c’est peut-être son bon­heur sin­gu­lier. Tsum ? Ou cin­quante ki­lo­mètres d’une val­lée que l’on qua­li­fie à juste titre de « secrète », mais pas si fer­mée qu’elle en a l’air : son axe calme est un lien entre deux mondes. Au nord, via deux hauts cols, il y a le Ti­bet (le lac Pai­ku Tso, le Yar­lung Tsam­po (le Brah­ma­poutre) et les bourgs-re­lais de Sa­ga ou Lartse, sur la route re­liant le my­thique mont Kai­lash à Shi­gatse). Au sud, à moins d’une se­maine à pied, la ville de Gor­kha, qui fut la pre­mière ca­pi­tale fé­dé­rant l’ac­tuel Né­pal mo­derne au XVIIIe siècle. À part quelques spé­cia­listes de la culture ti­bé­taine et quelques rares hi­ma­layistes, avant l’ou­ver­ture de la val­lée aux voya­geurs oc­ci­den­taux en 2008, bien peu de trek­keurs n’en avaient même en­ten­du par­ler. De mé­moire oc­ci­den­tale, et dans les chro­niques de nos mondes de l’ouest, c’est pro­ba­ble­ment l’im­mense ex­plo­ra­teur et ma­jor bri­tan­nique Ha­rold William « Bill » Till­man, le com­pa­gnon de route d’Eric Ship­ton, qui en a frô­lé et nom­mé le pre­mier les contours, lors de ses ten­ta­tives d’ap­proche du groupe des Ga­nesh Hi­mal (qui bordent le sud-est de la

Tsum est une fron­tière, qui com­merce avec le Ti­bet et les val­lées né­pa­laises, à l’écart des grands axes tou­ris­tiques

val­lée de Tsum) mais en­core, plus di­rec­te­ment, lors de la toute pre­mière as­cen­sion eu­ro­péenne… du fa­meux Lar­kya La, en 1950. Il existe des sen­tiers aux pré­cé­dents moins pres­ti­gieux ? Après des dé­cen­nies de pure dé­me­sure ex­plo­ra­toire entre Ru­wen­zo­ri et Ti­bet, Eve­rest et Xin­jiang, Af­gha­nis­tan et Nan­da De­vi, Till­man, – l’« homme le plus haut du monde » entre 1936 (as­cen­sion sans oxy­gène de la Nan­da De­vi, 7 816 mètres) et le suc­cès des Fran­çais sur l’Annapurna en 1950), est l’un des pères oc­ci­den­taux pos­sibles de Tsum. Sur un tout autre re­gistre, il en existe au moins un autre. Tsum est une terre boud­dhiste, une val­lée ca­chée (beyul) connue sous le nom de Beyul Kyi­mo­long. Et c’est un im­mense ti­bé­to­logue, bri­tan­nique lui aus­si, Da­vid Snell­grove, com­plice de voyage du fran­çais Cor­neille Jest et ami de Gui­seppe Tuc­chi, qui va le pre­mier par­cou­rir la val­lée, lors de ses tra­vaux de ter­rain dé­diés aux grands pè­le­ri­nages boud­dhistes et aux mo­nas­tères fron­ta­liers du Ti­bet. Du­rant huit mois, lors de son pre­mier grand voyage au Né­pal (1956), il sillonne toutes les terres boud­dhistes du royaume1. Si vous pen­sez que le Dol­po ou Phok­sum­do ne datent que du der­nier ca­ta­logue de votre agence fa­vo­rite, er­reur : « de mars à oc­tobre, nous avons cou­vert à pied les dis­tricts hi­ma­layens du Né­pal oc­ci­den­tal à par­tir de la fron­tière in­dienne jus­qu’au Dol­po. Dans les dis­tricts que nous avons ex­plo­rés, y com­pris Ti­chu-Rong, Phok-Sum­do, Dol­po, la Ka­li Gan­da­ki et Lo, Nye-shang et Nar et Nu­bri et Tsum, nous avons voya­gé avec les por­teurs lo­caux ou avec des yaks, chan­geant d’équi­pages à dif­fé­rents lieux le long des ré­gions que nous tra­ver­sions. La ré­gion la plus im­por­tante avec Tsum se ré­vèle être la terre de Dol­po, qui est res­té in­con­nue to­ta­le­ment des Eu­ro­péens, mais il était bien fort connu au Ti­bet lui-même. » Notre pe­tite équipe n’a pas ces ailes, ni cette en­ver­gure. Et notre re­mon­tée sur la Tsum à quelques mois du « Gor­kha Quake » nous a lais­sé d’étranges mé­moires de vil­lages ra­va­gés par le séisme (voir notre nu­mé­ro de mars 2016). Sous les grands pins, en suant de la rai­deur du ver­rou ro­cheux qui nous rap­proche de notre pre­mière étape « dans la Tsum », le vil­lage de Chum­ling, qui marque en rive droite de la Siyar Kho­la l’en­trée de la basse val­lée, nous sommes rat­tra­pés à vi­tesse grand V par un pe­tit groupe

Soixante ki­lo­mètres, comme sus­pen­dus hors du monde, aux marges des es­paces in­fi­nis du pla­teau ti­bé­tain, tout proche

de Tsum­bas. Une jeune femme, en jupe bleue et ves­ton, en­gage la dis­cus­sion en an­glais. Elle est étu­diante à Kat­man­dou, et re­monte ac­com­pa­gnée de son oncle (tête bu­ri­née et fou­lard léo­pard), au-des­sus de Ch­ho­kang Pa­ro, pour la pre­mière fois de­puis cet été. « Je suis heu­reuse de ren­trer. Le vil­lage a été tou­ché par le séisme. Il y a eu le feu à Rip­chet. Au té­lé­phone, ma mère me dit que la re­cons­truc­tion est en route, mais j’ai vrai­ment be­soin de voir ça par moi-même… » Le sen­tier, pas­sé le ha­meau de Lok­pa, s’en­fonce dans les fo­rêts, au-des­sus de gorges abruptes. Le pont qui saute en rive droite. Nous ar­ri­vons dans le pre­mier gros lodge sous le vil­lage de Chum­ling juste avant la nuit. Douche froide au tuyau et chiens in­do­lents. Une so­lide as­siette de noo­dles épi­cées plus tard, un groupe de ca­ra­va­niers sur­git à la nuit et dé­bâte im­mé­dia­te­ment une tren­taine d’ânes, char­gés de bat­te­ries et de ré­gu­la­teurs… chi­nois. Flot de mé­moire : la scène me re­plonge im­mé­dia­te­ment dans ces am­biances si sin­gu­lières de tous ces croi­se­ments hi­ma­layens avec les « ca­ra­va­niers ». Du Nang­pa La aux mo­nas­tères de Rong­buk, de la plaine de Tin­gri aux contre­forts de l’Amdo, du Chang Tang in­dien au Dol­po, les « gueules » et la pré­sence de ces sei­gneurs bu­ri­nés de crasse et de li­ber­té n’a rien à voir avec celles des in­nom­brables convoyeurs que nous n’avons eu de cesse de croi­ser le long de la Bud­hi Gan­da­ki. Sur la pre­mière bat­te­rie dé­char­gée, les fils sont rac­cor­dés à la pe­tite TV. DVD ? L’écran, tard, pa­pillon­ne­ra de clips de chants ti­bé­tains fil­més dans des Shan­gri-La fé­ro­ce­ment kitchs… Le len­de­main, mi­di. Une pause en ter­rasse d’un pe­tit lodge à Ch­ho­kang Pa­ro. Le vil­lage marque l’en­trée de la Up­per Tsum, la haute Tsum. Une marche éton­nante ? Dans le dé­dale des murs à ma­ni et des ruelles du ha­meau, nous avons fi­ni par nous po­ser droit en face des Churke Hi­mal, qui bordent l’est de la val­lée au re­gard. Six mille mètres tom­bant droit sur l’une des vraies ri­chesses de la Tsum : ses champs plats, in­croya­ble­ment plats. Mu­rets de pierres. Mi­cro-pay­sages de cul­tures de cé­réales, de mou­tarde (dont l’huile s’ar­rache à prix d’or), ponc­tués de mâts à prières, de fu­mées s’échap­pant des toi­tures ou de la trace ra­pide de ca­va­liers fon­çant dans la pous­sière du che­min. Un re­gard d’où nous émer­geons dou­ce­ment ? Plein ouest, le ciel est vide jus­qu’aux gla­ciers du Bud­dha Hi­mal et la pointe de l’Hi­mal Chu­li, qui

Ins­tal­lés de­puis six siècles dans ce havre, les Tsum­bas suivent à la lettre les pré­ceptes de Gu­ru Rin­po­ché…

frôle les 7 900 mètres. Sen­ti­ment d’avoir en­fin pris pied dans l’uni­vers sin­gu­lier de la Tsum. À Domje, l’en­vie de re­mon­ter vers le camp de base des Ga­nesh, ou au moins jus­qu’au mo­nas­tère de Lung­dang et sa mi­nus­cule non­ne­rie per­due dans les val­lées sombres noyées de fo­rêts de pins, a long­temps été dé­bat­tue. Pas cette fois. Le ti­ming est trop juste. Nous al­lons nous conten­ter de cou­rir vers le point haut de notre iti­né­raire : Mu Gom­pa. Mais pa­tience… Le vent et les nuages qui re­montent au soir de la basse val­lée trans­forment notre re­mon­tée tran­quille vers La­ma­gaon en un songe étrange. Der­rière nous, la Lo­wer Tsum a to­ta­le­ment dis­pa­ru au re­gard. De­vant ? L’échelle des pay­sages nous fait pen­ser à un Cha­mo­nix sur­di­men­sion­né, col­lé sous la lu­mière à l’al­ti­tude de l’ai­guille du Peigne, et qui au­rait ef­fa­cé qua­si­ment toute em­prise bâ­tie de son ter­ri­toire. Même sen­ti­ment de fra­gi­li­té de la val­lée sous ses som­mets. Mais par­tout (dif­fé­rence ma­jeure avec la Haute-Sa­voie…) le chant des uni­vers boud­dhistes ac­com­pagne le re­gard. Chör­tens mas­sifs sous les brumes. Mâts à prières cla­quant près d’in­ter­mi­nables murs à ma­ni. Le seul in­dice fé­ro­ce­ment dé­ca­lé de toute la val­lée ? Un énorme bull­do­zer jaune inerte, aux mâ­choires d’acier po­sées au bord de la piste car­ros­sable qui s’étire dans qua­si­ment toute la Tsum dé­sor­mais. Construc­tion mys­tère dans une val­lée sans au­cun vé­hi­cule ? Ou an­ti­ci­pa­tion d’un fu­tur dé­jà écrit ? Sous les grottes de Pi­ren Phu où Milarepa au­rait mé­di­té et consa­cré Tsum « val­lée secrète », dans la nuit de La­ma­gaon, en face de la grande non­ne­rie et du mo­nas­tère de Ra­chen Gom­pa, notre hôte, Tse­ring Phin­ju, soixante-quinze ans, seul maître à bord du lodge fa­mi­lial, dé­sor­mais, a son ex­pli­ca­tion : « Un jour, il va y avoir une route, ici. Elle se­ra chi­noise. Les pistes car­ros­sables au Ti­bet sont à une jour­née seule­ment du Ngu­la Dho­j­hyang Pass. Et il n’est pas im­pen­sable qu’un jour, une route re­monte même de­puis le Né­pal. Nous avons tou­jours com­mer­cé avec nos yacks. Trois jours pour al­ler au Ti­bet. Sept à huit pour des­cendre à Aru­ghat. Pour­quoi est-ce que ce­la de­vrait du­rer toute notre vie ? Mon fils s’est dé­jà ins­tal­lé au Ti­bet. Il pos­sède même un pas­se­port chi­nois. Il est ma­rié à une Ti­bé­taine. Les dé­penses de san­té et d’école de ses en­fants sont prises en charge. Avec sa nou­velle na­tio­na­li­té, les taxes pour em­me­ner nos ca­ra­vanes de part et d’autre de la fron­tière sont ri­di­cules par rap­port à celles de­man­dées par le dis­trict de Gor­kha. » Un der­nier

À deux pas du grand tour du Ma­nas­lu, le « dé­tour » vers la dis­crète Tsum de­meure tou­jours une ex­pé­rience rare

thé brû­lant, sous des pho­tos su­blimes de ca­va­liers lo­caux qui ont tout de leurs cou­sins Kham­pas du nord. Tse­ring fait un der­nier tour dans la pe­tite cour du lodge. Un coup de hache sur la glace d’une bas­sine d’eau prise par le gel. Deux pe­tits yaks ré­veillés sous les étoiles in­nom­brables se confondent avec le noir, heu­reux d’un peu d’eau et d’une ca­resse de leur pa­tron… Un jour plus tard. Ul­time ca­deau de la Tsum : à l’aube, la re­mon­tée à l’ombre des som­mets sur Nile et Chule, les deux der­niers vil­lages de la Up­per Tsum, s’est faite les mains très au chaud dans les poches. Avant que le so­leil ne nous re­joigne, nous avons tra­ver­sé le pont, au bord de la Siyar aux rives fi­gées de gel, et bas­cu­lé plein nord, comme as­pi­ré sur le sen­tier par notre der­nier ob­jec­tif dans la Tsum : le mo­nas­tère de Mu Gom­pa. Re­mon­tée spec­ta­cu­laire d’am­pleur : sentes de yaks. Tor­rents. Éta­ge­ments d’al­pages calmes et de puis­sants som­mets ocres, tout de strates mou­vantes et calmes. Dans la pu­re­té de l’air, l’ex­ci­ta­tion de la fron­tière toute proche nous at­ti­rait sans ef­fort sur le che­min de caillasse et de pous­sière. Les murs du mo­nas­tère per­ché sur une avan­cée. Le par­vis dal­lé. Les dra­gons peints des boi­se­ries et les lauzes en dia­mant des cel­lules mo­nas­tiques. Le site, qui do­mine à la fois les al­pages vers l’est et la piste qui court au nord vers les portes du Ti­bet est dé­sert en ce dé­but d’hi­ver. Un sou­rire de l’un des deux moi­nes­gar­diens de ces so­li­tudes : quelques mi­nutes plus tard, dans la cui­sine noire de suie, entre les pots de bronze et les ga­melles ca­bos­sées, le thé au beurre était prêt, les pa­tates en route sur le poêle ali­men­té à la bouse de yaks… 3 700 mètres, point haut de notre Tsum ? Plus ques­tion au­jourd’hui de conti­nuer plus loin. On peut se sou­ve­nir très pré­ci­sé­ment d’un pre­mier pas re­ve­nant d’un lieu long­temps ima­gi­né, rê­vé ? Face à la pers­pec­tive su­blime de la val­lée en­cais­sée, noyée de so­leil d’hi­ver, entre les traits d’ar­gent des tor­rents qui nous ap­pe­laient vers le re­tour, Tsum n’était plus une ques­tion. Il existe tou­jours, dis­crètes et simples, des val­lées pures, ca­chées sur l’échine des Hi­ma­laya, sous le ciel du monde…

En rive droite de la Shiar Kho­la, face au vil­lage de Ch­hule, le ha­meau de Nile (3 350 m) fait par e des plus pré­ser­vés de toute la val­lée.

Sur le che­min en re­mon­tant vers Ch­hule, de jeunes Tsum­bas cu­rieux et tout sou­rire, aux purs vi­sages de mômes bé­tains…

Dé­tail d’une pein­ture du fron­ton du mo­nas­tère de Mu Gom­pa.

Dans la cour d’un à La­ma­gaon : deux pe ts yaks qui n’ont pas sui­vi leurs pa­rents sur les ca­ra­vanes vers le Ti­bet, sont nour­ris à la main, deux fois par jour.

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