Le Che­min de l’Inca est le seul par­cours qui offre la pos­si­bi­li­té d’ar­ri­ver à pied di­rec­te­ment sur le Machu Picchu

Grands Reportages - - Dossier -

aque­ducs et fon­taines ; Phuyu­pa­ta­mar­ca (« la ville au-des­sus des nuages »), ac­cro­chée à flanc de fa­laise et sur­plom­bant la Vallée sa­crée ; et en­fin Wiñay Way­na, à cinq ki­lo­mètres du Machu Picchu, une im­mense ci­tée agri­cole avec son tor­reón (tour de guet). La ma­çon­ne­rie inca du che­min est tout aus­si re­mar­quable. S’en­chaînent es­ca­liers em­pier­rés, tun­nels, ponts, tout au long du sen­tier, dont la chaus­sée res­tau­rée se trouve, la plu­part du temps, en ex­cellent état de conser­va­tion. En­fin, et c’est presque une rai­son en soi de par­cou­rir ce Che­min de l’Inca, il s’agit du seul par­cours qui offre la pos­si­bi­li­té d’ar­ri­ver à pied di­rec­te­ment sur le Machu Picchu. Là où tous les autres ac­cès s’ef­fec­tuent par le bas de la vallée, avec pour pas­sage obli­gé le vil­lage de Machu Picchu Pue­blo (an­cien­ne­ment Aguas Ca­lientes), au charme, di­rons-nous… li­mi­té.

POINT D’ORGUE OU MISE EN JAMBES…

En le com­pa­rant avec ces autres iti­né­raires, les dé­ni­ve­lées et temps de marche, sont aus­si très rai­son­nables pour un randonneur aver­ti. Seul le se­cond jour pré­sente une dé­ni­ve­lée po­si­tive de plus de 1 200 mètres. Les autres jour­nées sont beau­coup plus douces. Les étapes ont été pen­sées pour rendre le par­cours ac­ces­sible au plus grand nombre. Les al­ti­tudes sont aus­si re­la­ti­ve­ment mo­destes pour ce­lui qui au­ra pris le soin, en amont, de s’ac­cli­ma­ter pro­gres­si­ve­ment à l’al­ti­tude. Le plus haut col, War­mi­wañus­ka, ne dé­passe pas les 4 200 mètres. En seule­ment trois jours et de­mi, il est donc dif­fi­cile de trou­ver un pro­gramme de ran­don­née plus al­lé­chant, qui pour­ra, se­lon son ex­pé­rience et ses ca­pa­ci­tés phy­siques, être à la fois le point d’orgue d’un sé­jour au Pérou, ou une simple ac­cli­ma­ta­tion ou une « mise en jambes » avant de s’en­ga­ger sur un iti­né­raire plus exi­geant. Le seul désa­gré­ment res­te­ra dé­sor­mais sa fré­quen­ta­tion, as­sez éle­vée entre mai et oc­tobre. Mais si on ar­rive à en faire abs­trac­tion, le Che­min de l’Inca ne dé­mé­rite pas son suc­cès. Et de­meure une ex­pé­rience d’ex­cep­tion pour ap­pré­hen­der la cor­dillère des Andes au plus près, son his­toire, sa géo­gra­phie tour­men­tée, ses pay­sages de toute beau­té.

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