Sept ki­lo­mètres de terre re­tiennent cette pé­nin­sule de mon­tagnes, comme une main ten­due vers le Groen­land

Grands Reportages - - Dossier -

Reykjavík sans s’em­bar­quer pour un vrai dé­tour vers l’une des pé­nin­sules reine de l’Is­lande : Snae­fellsnes. De­puis les fjords du Nord-Ouest, un fer­ry tra­verse Breiðaf­jörður (la baie aux Mille îles), des ins­tal­la­tions de Br­jáns­lae­kur au pe­tit port de pêche de Styk­ki­shól­mur. Puis cap vers l’ouest : pas­sé le som­met sin­gu­lier du Kirk­ju­fell, qui do­mine Grun­daf­jörður, la route longe des champs de lave qui ont conser­vé, de­puis les ré­cits de la saga d’Eyr­bygg­ja, leur part d’his­toire : ses chaos abritent en­core, di­ton, les sen­tiers se­crets par les­quels deux es­claves ve­naient cour­ti­ser la fille de leur maître… avant d’être dé­mas­qués et pro­pre­ment mas­sa­crés.

LA POINTE DE DJÚ­PALÓNS­SAN­DUR

Côte sud, sous les pentes du Snae­fell, la mémoire des pê­cheurs de Djú­palóns­san­dur tient presque tout en­tière, elle, dans quatre ro­chers. Dans un pay­sage de ba­saltes dé­chi­rés, le site, to­ta­le­ment in­ha­bi­té au­jourd’hui, a long­temps abri­té l’un des ports de pêches plus ac­tifs de la pé­nin­sule. Dif­fi­cile au­jourd’hui d’ima­gi­ner la vie de ces ma­rins. Mais il est pos­sible de sai­sir en­core, en par­cou­rant les côtes de Snae­fellsnes, l’âpre­té de leur monde. Si la mer est un tant soit peu for­mée, le brouillard un tant soit peu pré­sent, vous au­rez tout le temps de mé­di­ter sur ce que le mot « havre » veut dire, vu du large, sur les côtes ouest de l’Is­lande…

© Jean­Marc Porte

Ci­des­sus : ba­lade dans le

ord d’Ál a örður, quelques ki­lo­mètres au sud d’Ísa örður, dans la pé­nin­sule de Ves irðir.

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