IN­TER­VIEW / REN­CON­TRER

Em­ma Wat­son

GREATER PARIS - - [Contents] Sommaire - By Ivan Es­sin­di

6

THE MAKING OF A BEAUTY

Fo­re­ver sy­no­ny­mous with Her­mione Gran­ger from the Har­ry Pot­ter sa­ga, Em­ma Wat­son has grown in­to a young wo­man whol­ly com­mit­ted to the fe­mi­nist cause. As she makes a dazz­ling co­me­back in the Dis­ney clas­sic, Beauty and the Beast, the 26-year-old ac­tress is full of big plans for new ad­ven­tures.

You’re this spring’s big star fol­lo­wing the re­lease of Dis­ney's clas­sic Beauty and the Beast, in which you play the main role. What promp­ted you to take on such a le­gen­da­ry sto­ry? The ori­gi­nal Dis­ney film is al­most sa­cred to me, it’s so in­ti­ma­te­ly lin­ked to France, where I was born. I li­ved there un­til I was five. When I was lit­tle, it was the on­ly car­toon I wan­ted to watch. My mum says I used to watch cer­tain bits over and over again, so I’m hu­ge­ly proud to be playing Belle to­day, but it’s al­so a lot of pres­sure be­cause she’s a uni­ver­sal fi­gure, eve­ryone knows Belle!

You were born in France, in Pa­ris. Do you still have a connec­tion with our coun­try? My grand­pa­rents still live in France, in Mai­sons-laf­fitte. I don’t see them as of­ten as I’d like, but we’re al­ways in touch. So my me­mo­ries of France are stron­gly lin­ked to my child­hood, the laid-back way of life, the beauty of Pa­ri­sian streets, the ex­ci­te­ment of smel­ling crois­sants. Eve­ry time I come back to Pa­ris I rush in­to the first ba­ke­ry I see to buy pas­tries, it’s a real taste of [my] child­hood.

You’ve got a pas­sion for rea­ding and li­te­ra­ture. How did that start? Do you ma­nage to sa­tis­fy your need to read eve­ry day? Books have al­ways been my way of connec­ting with my dad. My fa­vou­rite child­hood me­mo­ries are hap­py ones of him tel­ling me bed­time sto­ries. I re­mem­ber that he would do the dif­ferent voices of the cha­rac­ters in the book so it see­med more rea­lis­tic. I grew up on film sets and, back then, rea­ding was what connec­ted me to the out­side world, to my friends, school, etc. To­day, li­te­ra­ture has be­come a vi­tal part of my life. A pri­vate space where I can re­charge and re­con­nect with my­self, where I can de­ve­lop a more to­le­rant out­look on the world.

LA BELLE ! NOUS REND MOINS BÊTES

Eter­nelle Her­mione Gran­ger dans la sa­ga Har­ry Pot­ter, la belle Em­ma Wat­son est de­ve­nue une jeune femme aux en­ga­ge­ments fé­mi­nistes as­su­més. Et si elle marque son grand re­tour dans la co­mé­die clas­sique de Dis­ney La Belle et la Bête, l’ac­trice de 26 ans a de beaux rêves d’aven­tures in­édites plein la tête ! Ren­contre.

Vous êtes la star de ce prin­temps avec la sor­tie du clas­sique de Dis­ney La Belle et la Bête dans le­quel vous te­nez le rôle prin­ci­pal. Qu’est-ce qui vous a pous­sé à vous at­ta­quer à un tel mythe ? Le film d’ori­gine de Dis­ney re­vêt un ca­rac­tère presque sa­cré pour moi, il est in­ti­me­ment lié à la France, où je suis née. J’y ai vé­cu jus­qu’à l’âge de 5 ans. Pe­tite, je ne vou­lais voir que ce des­sin ani­mé; ma mère m’a dit que je re­gar­dais cer­tains pas­sages en boucle… Alors jouer le rôle de Belle au­jourd’hui est une très grande fier­té, mais aus­si beau­coup de pres­sion car c’est un per­son­nage uni­ver­sel : tout le monde connait Belle !

Vous êtes née en France, à Pa­ris. Quelle con­nexion gar­dez-vous avec notre pays ? Mes grands-pa­rents ré­sident tou­jours en France, à Mai­sons- Laf­fitte. Je ne les vois pas aus­si sou­vent que je le vou­drais mais le contact reste per­ma­nent ! Mais ce que je garde de la France est for­cé­ment lié à l’en­fance; la dou­ceur de vivre, la beau­té des rues de Pa­ris, l’émer­veille­ment lorsque je sens l’odeur des crois­sants. A chaque fois que je re­viens à Pa­ris, je me pré­ci­pite sur la pre­mière bou­lan­ge­rie ve­nue pour ache­ter des vien­noi­se­ries – le vrai gout de l’en­fance !

Vous avez une vraie pas­sion pour la lec­ture et la lit­té­ra­ture. Comment est-elle née ? Ar­ri­vez­vous à l’as­sou­vir au quo­ti­dien ? Les livres ont tou­jours été un moyen de me connec­ter avec mon père… Mes plus beaux sou­ve­nirs d’en­fance se ré­fèrent à ces mo­ments de joie où mon père me ra­conte une his­toire avant de m’en­dor­mir. Je me sou­viens qu’il pre­nait dif­fé­rentes voix – celles des pro­ta­go­nistes du livre – pour que ce­la pa­raisse plus réa­liste. J’ai gran­di sur les pla­teaux de ci­né­ma, et à l’époque, lire était ce qui me re­liait au monde ex­té­rieur – mes amis, l’école… Au­jourd’hui, la lit­té­ra­ture est de­ve­nue un es­pace vi­tal dans ma vie. Un lieu clos où je peux me res­sour­cer, dia­lo­guer avec moi-même; avoir un re­gard plus to­lé­rant sur le monde.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.