À LA DÉ­COU­VERTE DES SYM­BO­LISTES

GREATER PARIS - - [ The Guide] -

La Ferme Or­née et l’oran­ge­rie de la Pro­prié­té Caillebotte ac­cueillent une ex­po­si­tion in­ti­tu­lée « La porte des rêves - Un re­gard sym­bo­liste ». Vé­ri­table porte ou­verte, en ef­fet, cette ex­po­si­tion met en lu­mière quelque 163 oeuvres du mou­ve­ment sym­bo­liste à tra­vers dif­fé­rentes formes d’art (pein­tures, sculp­tures, pas­tels, des­sins, li­tho­gra­phies et émaux).

Les oeuvres pré­sen­tées émanent d’une même col­lec­tion pri­vée fran­çaise. La plu­part de ces oeuvres ont dé­jà été ex­po­sées à l’époque de leur créa­tion, par­ti­ci­pant ain­si à la re­con­nais­sance des sym­bo­listes. Cette col­lec­tion a voya­gé dans 11 pays, au sein de 17 mu­sées, mais elle n’a pas fait l’ob­jet d’une ex­po­si­tion en France de­puis 2000. « La porte des rêves » est une in­vi­ta­tion unique à dé­cou­vrir les oeuvres d’une cin­quan­taine d’ar­tistes fran­çais et étran­gers. Deux gé­né­ra­tions de sym­bo­listes eu­ro­péens, ayant tra­vaillé entre 1890 et 1914, sont pré­sen­tés. Hen­ry de Groux, Charles La­coste et George Des­val­lières sont quelques-uns des ar­tistes ex­po­sés.

Le par­cours s’ouvre sur des oeuvres ré­vé­lant l’in­cli­na­tion des sym­bo­listes pour des thé­ma­tiques tra­di­tion­nelles du Moyen Âge et de la Re­nais­sance, comme les lé­gendes. Dans un uni­vers idéa­li­sé, des per­son­nages à l’al­lure féé­rique sont re­pré­sen­tés au mi­lieu de pay­sages idyl­liques et de fo­rêts mys­té­rieuses. Viennent en­suite les oeuvres consa­crées aux grands mythes, avec les muses dé­peintes par les ar­tistes, des dé­cors oni­riques et le monde du si­lence. Un es­pace est éga­le­ment dé­dié aux pay­sages mys­tiques de Charles-ma­rie Du­lac. Le cô­té obs­cur du mou­ve­ment se dé­voile en­suite, avec des oeuvres sur la des­cente aux en­fers. Le par­cours se ter­mine sur le thème de l’idéal. In 1860, the Caillebotte fa­mi­ly mo­ved to Yerres. Gus­tave Caillebotte would spend 19 years there, a per­iod du­ring which he would pro­duce 89 pain­tings, in­clu­ding some of his most si­gni­fi­cant works bet­ween 1875 and 1879. To­day, the fa­mi­ly's park and home are once again open to vi­si­tors. The house has been re­tur­ned to its 19th cen­tu­ry splen­dour, fur­ni­shed as it would have been du­ring the pain­ter's life. Su­perb vis­tas and view­points can be seen from the pro­per­ty's ma­gni­ficent 11-hec­tare park.

En 1860, la fa­mille Caillebotte s’ins­talle à Yerres. Gus­tave Caillebotte y pas­se­ra 19 ans, pé­riode pen­dant la­quelle il pein­dra 89 toiles et entre 1875 et 1879, y réa­li­se­ra plu­sieurs de ses ta­bleaux les plus im­por­tants. Au­jourd’hui, le parc et la de­meure fa­mi­liale sont à nou­veau ou­verts aux vi­si­teurs, après une res­tau­ra­tion qui au­ra du­ré vingt ans. La Mai­son a re­trou­vé toute sa splen­deur du XIXE siècle, re­meu­blée comme à l’époque du peintre. C’est un dé­cor splen­dide et un su­perbe pa­no­ra­ma qui s’offrent aux pro­me­neurs sur les 11 hec­tares du do­maine.

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