HIS­TOIRES DE FAN­TÔMES

Avec plus de 370 000 ob­jets d’afrique, du Proche-orient, d’asie, d’océa­nie et des Amé­riques, le mu­sée du quai Branly-jacques Chi­rac pos­sède l’une des col­lec­tions les plus vastes par­mi les ins­ti­tu­tions eu­ro­péennes dé­diées aux arts et ci­vi­li­sa­tions no­noc­cid

GREATER PARIS - - [ The Guide] -

Ve­nez dé­cou­vrir le monde des es­prits, des fan­tômes et autres créa­tures fan­tas­tiques, toutes plus ter­ri­fiantes les unes que les autres, au tra­vers de l’ex­po­si­tion « En­fers et fan­tômes d’asie » qui se tient au mu­sée du quai Bran­lyJacques Chi­rac. Une ex­po­si­tion à vous don­ner le fris­son qui ex­plore la re­pré­sen­ta­tion et l’im­por­tance des re­ve­nants dans l’art et la cul­ture asia­tiques. Elle s’at­tache plus pré­ci­sé­ment à faire connaître les his­toires de fan­tômes d’asie de l’est et du Sud-est, du XVIE siècle à nos jours, à tra­vers le ci­né­ma, l’art re­li­gieux, le théâtre, la créa­tion contem­po­raine, les man­gas et les jeux vi­déo.

Des es­tampes du maître ja­po­nais Ho­ku­sai à PacMan, en pas­sant par les pein­tures boud­dhiques ou le culte des es­prits en Thaï­lande, la fi­gure du fan­tôme hante l’ima­gi­naire asia­tique de­puis des siècles. En Chine, en Thaï­lande ou au Ja­pon, trois pays mis en exergue par l’ex­po­si­tion, l’en­goue­ment pour l’épou­vante est bien réel, im­pré­gnant une grande di­ver­si­té des pro­duc­tions cultu­relles. Es­prits er­rants de la fo­rêt, femmes-chats ven­ge­resses, re­ve­nants af­fa­més ou vam­pires sau­teurs : leurs ap­pa­ri­tions sont mul­tiples et se jouent des époques et des sup­ports ar­tis­tiques. L’ex­po­si­tion s’in­té­resse par­ti­cu­liè­re­ment à la fa­çon dont ils sont re­pré­sen­tés dans le théâtre, le ci­né­ma et la bande des­si­née. Car si le boud­dhisme a lar­ge­ment contri­bué à la construc­tion de cet ima­gi­naire, d’où sa pré­sence dans l’art re­li­gieux, c’est bien dans l’art po­pu­laire et pro­fane que la re­pré­sen­ta­tion des spectres s’est sur­tout dé­ve­lop­pée.

Le par­cours de l’ex­po­si­tion offre un dia­logue entre art re­li­gieux an­cien, théâtre, ci­né­ma, jeux vi­déo et BD. Il illustre l’idée que les fan­tômes ne meurent ja­mais et que leurs ma­ni­fes­ta­tions sont im­pré­vi­sibles. La créa­tion contem­po­raine s’in­tègre éga­le­ment dans cette ex­po­si­tion avec no­tam­ment des ins­tal­la­tions re­pro­dui­sant les en­fers des temples thaï­lan­dais, ain­si que de nom­breux ef­fets spé­ciaux sur­pre­nants.

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