Pa­role d’ex­pert

Green Innovation - - Dossier Special - En­tre­tien avec MARC JE­GA­DEN Di­ri­geant de TC Plas­tic Propos recueillis par Sa­my El­laou­zi

Le trai­te­ment des nui­sances ol­fac­tives s’avère es­sen­tiel pour l’ac­cep­ta­tion d’un pro­jet de mé­tha­ni­sa­tion, tant par les ri­ve­rains que les au­to­ri­tés. Marc Je­ga­den, di­ri­geant de TC Plas­tic, nous ap­porte son ex­per­tise sur le su­jet.

Green In­no­va­tion. Dé­cri­vez-nous le pé­ri­mètre d’in­ter­ven­tion de TC Plas­tic.

Marc Je­ga­den. Il y a 15 ans, l’am­bi­tion de TC Plas­tic a été de de­ve­nir le lea­der fran­çais des so­lu­tions de dé­pol­lu­tion ol­fac­tive en France. Pour ce faire, la so­cié­té a mis en oeuvre une stra­té­gie d’or­ga­ni­sa­tion lui per­met­tant dès le dé­but d’in­té­grer l’en­semble des sa­voir-faire clés pour maî­tri­ser en interne tous les maillons de la chaîne de va­leur né­ces­saires à une offre glo­bale et per­for­mante. Ain­si, la so­cié­té TC PLAS­TIC in­ter­vient dès l’amont du pro­jet, sur des sites exis­tants ayant des pro­blèmes d’émis­sions d’odeurs, via des au­dits de per­for­mance avec pré­co­ni­sa­tions tech­niques. Mais aus­si, sur des sites à réa­li­ser avec une aide à la construc­tion de par la dé­fi­ni­tion d’un ca­hier des charges, afin d’op­ti­mi­ser les ob­jec­tifs éco­no­miques et en­vi­ron­ne­men­taux. En­suite, notre bu­reau d’études conçoit l’en­semble de la so­lu­tion sur me­sure, puis nous fa­bri­quons dans notre usine les la­veurs phy­si­co-chi­miques, les bio-filtres à base vé­gé­tale ou mi­né­rale, ou en­core les filtres à char­bons ac­tifs. Bien en­ten­du, nous conce­vons et di­men­sion­nons l’en­semble du ré­seau aé­rau­lique pour as­su­rer la meilleure cap­ta­tion des ef­fluents ga­zeux, avec le di­men­sion­ne­ment adap­té des dé­bits d’airs. Nos équipes in­ternes de mon­tage ins­tallent fi­na­le­ment l’en­semble des équi­pe­ments fa­bri­qués sur chan­tier. Pour ter­mi­ner, nous ac­com­pa­gnons nos clients dans la mise en ser­vice des ins­tal­la­tions, que nous for­mons tout en as­su­rant la main­te­nance pré­ven­tive. Ain­si, nous sommes en me­sure de prendre des en­ga­ge­ments fermes et de ga­ran­tir à nos clients les meilleurs taux d’abat­te­ment d’odeurs, tout en leur as­su­rant un coût d’in­ves­tis­se­ment op­ti­mi­sé et des charges de fonc­tion­ne­ment maî­tri­sées avec des ni­veaux sé­cu­ri­sés de con­som­ma­tion élec­trique, d’eau et autres consom­mables. Nous leur pro­po­sons des op­tions no­va­trices afin de trou­ver un dé­bou­ché aux sous-pro­duits du trai­te­ment.

Green In­no­va­tion. Comment évo­lue le mar­ché de la mé­tha­ni­sa­tion con­cer­nant ces pro­blé­ma­tiques odeur ? Quels sont les risques liés à l’ab­sence de trai­te­ment de ces nui­sances ? Des pro­jets peu­ven­tils être avor­tés ?

Marc Je­ga­den. Le mar­ché de la mé­tha­ni­sa­tion évo­lue ces der­nières an­nées vers une or­ga­ni­sa­tion de plus en plus in­dus­trielle. En ef­fet, nous consta­tons un re­grou­pe­ment des ac­teurs sou­hai­tant consti­tuer des uni­tés de mé­tha­ni­sa­tion plus im­por­tantes et plus per­for­mantes… loin des pe­tites uni­tés de « étha­ni­sa­tion à la ferme ». Dif­fé­rents pro­jets struc­tu­rés se consti­tuent ac­tuel­le­ment. Nous consta­tons ce­pen­dant que ces pro­jets se heurtent ré­gu­liè­re­ment aux ré­ti­cences lé­gi­times des ri­ve­rains si les pro­blé­ma­tiques odeurs et bruits n’ont pas été an­ti­ci­pées en amont. L’ac­cep­ta­bi­li­té d’un pro­jet par les ri­ve­rains est su­bor­don­née prin­ci­pa­le­ment à l’ab­sence de ces nui­sances. En ef­fet, les por­teurs de pro­jet sont tou­jours in­ter­ro­gés sur les moyens qui se­ront mis en oeuvre pour lut­ter contre les odeurs. Sans ré­ponse pré­cise, le pro­jet peut être at­ta­qué lors de l’ins­truc­tion du dos­sier ICPE, ce qui en re­tarde l’au­to­ri­sa­tion. Il est même ar­ri­vé que des ins­tal­la­tions de com­pos­tage soient contraintes de fer­mer en rai­son de leur in­ca­pa­ci­té à trai­ter cette pro­blé­ma­tique. Le fait de ré­flé­chir et de se faire ac­com­pa­gner dès l’amont du pro­jet sur cette pro­blé­ma­tique per­met d’une part d’évi­ter ce risque de blo­cage et d’autre part d’en op­ti­mi­ser la concep­tion, l’ef­fi­ca­ci­té et le coût !

Green In­no­va­tion. Qu’est-ce qui fait le suc­cès d’une uni­té de trai­te­ment ol­fac­tive ?

Marc Je­ga­den. Le suc­cès ne se li­mite pas à la ré­duc­tion dras­tique des nui­sances ol­fac­tives. Nous avons une dé­marche bien plus éla­bo­rée, ba­sée sur le Coût Glo­bal de Pos­ses­sion. Sur ce mar­ché, le sur­di­men­sion­ne­ment est ré­gu­liè­re­ment la ré­ponse consta­tée. Ce­pen­dant, outre son coût d’in­ves­tis­se­ment et de fonc­tion­ne­ment bien plus éle­vé, elle n’est pas se­lon nous la ré­ponse adap­tée. En ef­fet, il convient éga­le­ment de prendre en consi­dé­ra­tion l’en­semble des pro­blé­ma­tiques gé­né­rées y com­pris par celles de l’uni­té de trai­te­ment elle-même. Dans sa stra­té­gie, TC Plas­tic s’est très tôt in­té­res­sée à l’éco­no­mie cir­cu­laire et l’éco­no­mie de la fonc­tion­na­li­té pour ap­por­ter à ses clients une ré­ponse éco­no­mi­que­ment adap­tée et du­rable, pre­nant en consi­dé­ra­tion l’en­semble des ex­ter­na­li­tés. C’est pour­quoi nous n’avons au­cun pro­duit ca­ta­logue. Cette spé­ci­fi­ci­té du sur­me­sure et du clé en main as­so­ciée à une forte culture de l’in­no­va­tion as­sure à nos clients une per­for­mance éco­no­mique et du­rable de ses ins­tal­la­tions.

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